Ses caractéristiques générales

Sa carte de visite
L’origine, le groupe, les mensurations, le pelage, la robe et le caractère attendu sont fixés par le standard FCI n°296, dans sa version en vigueur depuis le 27 juillet 2021.
| Critères | Observations |
| Origine | Grande-Bretagne |
| Groupe FCI | FCI n°296, groupe 1 (chiens de berger et de bouvier), section 1, sans épreuve de travail |
| Taille | Mâle de 56 à 61 cm au garrot, femelle de 51 à 56 cm |
| Poids | Mâle de 20,5 à 29,5 kg, femelle de 18 à 25 kg |
| Pelage | Poil de couverture court, plat et dur, sur un sous-poil très dense |
| Robe | Zibeline et blanc, tricolore ou bleu merle, avec les marques blanches habituelles |
| Caractère | Amical, sans nervosité ni agressivité |
| Entretien | Brossage hebdomadaire hors mue |
| Espérance de vie | 12 à 14 ans |
| Prix | 1 000 à 1 800 € pour un chiot inscrit au LOF |
Le prix d’un colley à poil court
Le prix d’un chiot colley inscrit au LOF se situe le plus souvent entre 1 000 et 1 800 €. Avec Comme les portées sont peu nombreuses en France, le prix peut varier sensiblement d’un élevage à l’autre. Il dépend notamment de la lignée, des dépistages réalisés et d’une éventuelle importation.
Le chiot doit être identifié avant sa cession. Chez un éleveur, le prix comprend généralement les premiers soins, la primo-vaccination, les vermifuges et les démarches d’inscription au LOF. À prix proche, privilégiez une portée dont les deux parents ont passé les dépistages recommandés pour la race.
| Qualité | Prix |
| Chiot inscrit au LOF, parents testés | 1 000 à 1 800 € |
| Chiot importé | Prix de l’éleveur auquel s’ajoutent le transport et les éventuelles formalités sanitaires |
| Adulte replacé par un élevage | Tarif très variable selon l’âge et les conditions de placement |
| Chiot non inscrit au LOF | Filiation moins traçable ; il ne peut pas être vendu comme chien de race |
L’inscription au LOF certifie les origines du chiot, mais elle ne garantit ni sa santé ni les conditions dans lesquelles il a grandi : demandez les résultats de dépistage dans tous les cas.
Ses particularités physiques

Le standard décrit un chien intelligent et actif, à l’attitude pleine de dignité, dont toute l’expression vient de l’équilibre entre le crâne et le museau.
Une silhouette de berger, plus légère qu’il n’y paraît
Le corps est un peu plus long que haut, le dos droit, les reins légèrement montés. La poitrine est profonde et assez large derrière les épaules, avec des côtes bien cintrées. Sa construction reste athlétique, puissante sans être lourde. Les mâles mesurent de 56 à 61 cm au garrot pour 20,5 à 29,5 kg, les femelles de 51 à 56 cm pour 18 à 25 kg. La queue est longue, atteint au moins le jarret et se porte bas au repos, la pointe légèrement relevée.
Une tête étroite, en forme de coin
De profil, le crâne et le museau forment deux lignes parallèles de même longueur, séparées par un stop léger mais perceptible. La truffe est toujours noire. Les yeux, moyens et en amande, sont brun foncé. Chez les chiens bleu merle, un œil bleu ou partiellement bleu est admis. Au repos, les oreilles restent portées en arrière. Lorsqu’il est attentif, elles se portent semi-dressées, avec environ les deux tiers dressés et le tiers supérieur incliné vers l’avant. Chez le chiot, le port des oreilles peut encore varier pendant la croissance.
Ras dessus, dense dessous
Le poil de couverture est court, plat et dur sous les doigts. Son sous-poil très dense le protège bien des intempéries, mais augmente aussi la quantité de poils retrouvés à la maison. Le standard précise que le poil ne doit être ni tondu ni raccourci.
Trois robes au standard, dont le bleu merle
Trois robes seulement sont admises. La zibeline et blanc va du doré clair à l’acajou intense. La tricolore présente un noir dominant, avec des marques feu vives aux membres et à la tête. La robe bleu merle présente un fond bleu argenté clair, marbré et éclaboussé de noir. Dans les trois cas, les marques blanches habituelles sont acceptées : collier, plastron, membres et bout de la queue. Il ne faut pas accoupler deux chiens merles, en raison du risque accru de troubles de la vue et de l’audition chez les chiots.
Ses compatibilités
Les mouvements rapides peuvent réveiller son instinct de berger : certains chiens essaient alors de suivre ou de regrouper les enfants qui courent. Ce comportement doit être encadré.
| Compatibilité avec | Notes | Observations |
| Les chats | 3/5 | La cohabitation est plus simple lorsqu’elle débute tôt ; sa tendance à suivre les mouvements reste à surveiller. |
| Les autres chiens | 4/5 | Il s’entend bien avec les autres chiens s’il a été habitué tôt à les côtoyer. |
| Les enfants | 4/5 | Doux avec les enfants, mais les interactions doivent rester sous la surveillance d’un adulte. |
| Les personnes âgées | 3/5 | Facile à vivre à la maison ; les sorties quotidiennes restent indispensables. |
| Les inconnus | 4/5 | Il peut se montrer réservé au premier contact, sans être naturellement agressif. |
Son style de vie

Chez l’adulte, comptez environ une heure d’activité par jour, à adapter à son âge, à sa santé et à son tempérament. Actif dehors, il sait aussi se poser à la maison lorsque ses besoins sont satisfaits.
| Mode de vie | Notes | Observations |
| Activité physique | 4/5 | Marche, jeux de rapport ou exercices éducatifs, tous les jours. |
| Vie en appartement | 3/5 | Possible avec des sorties suffisantes. |
| Mobilité | 4/5 | Il peut voyager sans difficulté particulière s’il y est habitué jeune, mais son gabarit de 18 à près de 30 kg doit être anticipé. |
| Solitude | 2/5 | Les longues journées passées seul lui conviennent mal. |
Son caractère
Le standard décrit un chien amical, sans nervosité ni agressivité. Au quotidien, c’est un chien plutôt facile à vivre, mais très attentif à son environnement et à ce que fait sa famille.
Un chien attaché, qui veut participer
Très proche de sa famille, il aime rester près de ses maîtres et participer à la vie de la maison. Apprenez-lui donc à rester seul dès les premiers jours, en commençant par quelques minutes.
Sensible au ton et à l’ambiance de la maison
Il répond mieux à une éducation calme et cohérente qu’aux corrections brusques ou aux méthodes coercitives.
Un chien qui donne de la voix
Un bruit, une arrivée ou un moment d’excitation suffit souvent à déclencher ses aboiements. L’ennui et l’excitation peuvent aussi les accentuer.
Son éducation

Il apprend vite, mais a besoin de règles stables. Travaillez tôt le rappel et apprenez-lui à ne pas partir derrière tout ce qui bouge.
Des séances courtes, dès l’arrivée du chiot
Privilégiez des séances de quelques minutes, idéalement tous les jours. Arrêtez la séance avant que le chiot ne perde son attention. Mieux vaut varier les exercices que répéter longtemps le même. Profitez de ces premiers mois pour lui faire rencontrer d’autres chiens, des enfants, la ville, les transports et le vétérinaire.
Le rappel et le contrôle de la poursuite
Son instinct de berger peut l’inciter à suivre ce qui bouge : joggeur, cycliste ou autre chien. Travaillez le rappel très tôt, d’abord dans un espace clos, puis en longe dans un espace ouvert. Récompensez généreusement chaque retour, même quand il met du temps à venir. Tant que le rappel n’est pas fiable, gardez la longe dans les zones ouvertes.
Apprendre à interrompre les aboiements
Apprenez-lui un signal de retour au calme et récompensez le silence. Évitez de crier, ce qui risque surtout d’ajouter de l’excitation. Des sorties suffisantes et des occupations régulières peuvent limiter les aboiements liés à l’ennui.
Son alimentation recommandée
Le Colley à poil court entre généralement dans la catégorie des chiens de taille moyenne pour l’alimentation. Il n’a pas besoin d’une recette spécifique à sa race : une nourriture complète et équilibrée suffit, à condition de choisir une densité énergétique adaptée et de bien ajuster la quantité servie.
Quelles croquettes choisir ?
Au moment de choisir les croquettes de votre Colley, regardez à la fois la qualité des protéines animales et la densité énergétique de la recette. Les kcal pour 100 g sont particulièrement utiles pour comparer 2 aliments et ajuster la ration aux besoins réels du chien. Une source d’oméga-3, comme l’huile de poisson, est également intéressante. Une formule sans céréales n’est pas indispensable : la qualité globale de la recette compte davantage que leur simple présence. Pour un chiot, choisissez uniquement un aliment complet formulé pour la croissance.
Ultra Premium Direct – Croquettes Super Premium pour chien de taille moyenne

Ultra Premium Direct propose plusieurs recettes selon le gabarit et les besoins du chien. Cette formule est destinée aux adultes de taille moyenne, ce qui correspond bien au Colley à poil court.
Le produit
Ces croquettes conviennent aux chiens adultes de 10 à 30 kg. Elles contiennent 31 % de protéines de poulet déshydratées et affichent 28 % de protéines, 15 % de matières grasses et 3 % de fibres.
La recette apporte aussi 1,5 % d’huile de saumon, source d’oméga-3, ainsi que 1,5 % de calcium et 1 % de phosphore, soit un rapport calcium/phosphore de 1,5.
Elle fournit 376,5 kcal/100 g. Les croquettes mesurent 14 mm, un calibre adapté à un chien de ce gabarit.
Le prix
Le sac de 12 kg coûte 46,90 €, soit 3,91 €/kg. Avec l’abonnement, le prix descend à 42,21 €, soit 3,52 €/kg.
Notre avis
C’est un bon choix pour un Colley à poil court adulte au poids de forme. La recette apporte un niveau correct de protéines, une vraie source d’oméga-3 et reste sous les 4 €/kg en achat ponctuel. Son apport de 376,5 kcal/100 g demande simplement un peu de rigueur sur les quantités. Si le chien prend du poids, mieux vaut réduire la ration plutôt que changer immédiatement de croquettes.

Son entretien

Le poil ras du colley ne demande ni toilettage professionnel, ni démêlage, ni matériel coûteux. En revanche, il perd, et beaucoup.
Le brossage courant
Hors période de mue, un brossage hebdomadaire avec une brosse ou un gant adapté au poil court suffit. La boue sèche se retire facilement au brossage. Donnez-lui un bain lorsqu’il est réellement sale, avec un shampoing adapté au chien. Après un bain, vérifiez que le sous-poil dense sèche correctement.
Les mues de l’année
Les mues sont plus marquées au printemps et à l’automne. Passez alors au brossage quotidien, si possible dehors. Le reste de l’année, la perte est plus diffuse mais continue : ces poils courts et raides s’accrochent facilement aux tissus d’ameublement et aux vêtements.
Yeux, oreilles, dents et griffes
Vérifiez régulièrement l’état des oreilles et nettoyez-les seulement lorsqu’elles sont sales, avec un produit adapté. Surveillez les yeux et consultez sans tarder en cas de rougeur, de larmoiement ou d’œil qui se ferme. Brossez idéalement les dents chaque jour ; à défaut, plusieurs fois par semaine. Coupez les griffes dès qu’elles touchent le sol.
Ses maladies fréquentes
Les principaux points de vigilance concernent les yeux et la sensibilité médicamenteuse liée au MDR1.
La sensibilité médicamenteuse liée au gène MDR1
Une mutation du gène MDR1, aussi appelé ABCB1, altère une protéine chargée de limiter le passage de certaines molécules vers le système nerveux central. Chez les colleys, cette mutation est très fréquente. Un chien qui possède une seule copie de la mutation peut déjà être sensible à certains médicaments.
L’anomalie de l’œil du colley
Cette anomalie oculaire se caractérise notamment par un développement insuffisant de la choroïde, la couche située sous la rétine. Elle est liée au gène NHEJ1 et se transmet sur un mode récessif. Dans sa forme légère, elle passe inaperçue toute la vie du chien ; dans ses formes sévères, elle s’accompagne d’un colobome ou d’un décollement de rétine, avec un risque de cécité.
L’atrophie progressive de la rétine
Le colley peut être atteint de PRA-rcd2, une forme précoce de dégénérescence rétinienne liée au gène RD3 et transmise sur un mode autosomique récessif. Elle touche aussi bien le colley à poil court que le colley à poil long.
La dermatomyosite
Cette maladie de la peau et des muscles se manifeste par des lésions du visage, du bout des oreilles et des extrémités, parfois accompagnées d’une faiblesse musculaire. Elle est surtout documentée chez le colley et le berger des Shetland, et fait intervenir plusieurs gènes, ce qui rend sa transmission difficile à prévoir.
Les articulations
La dysplasie de la hanche est moins mise en avant que les maladies oculaires ou le MDR1, mais son dépistage reste recommandé chez les reproducteurs.
Les accessoires utiles

Un couchage au calme et de quoi s’occuper
Prévoyez un couchage assez grand pour qu’il puisse s’étendre, installé dans un endroit calme tout en restant proche de la vie familiale. Pour l’occuper, alternez jouets à mâcher, tapis de fouille et jeux de rapport.
Un harnais et une longe pour le rappel
Vérifiez soigneusement l’ajustement du collier ou du harnais : sa tête fine peut passer à travers un collier trop lâche s’il recule brusquement. Une laisse d’environ 1,5 m convient au quotidien. Pour travailler le rappel, une longe de 5 à 10 m est plus pratique. Vérifiez les réglages au fil de la croissance du chiot.
Le nécessaire de soin
Pour l’entretien courant, prévoyez une brosse ou un gant pour poil court, un coupe-griffes et une brosse à dents.
L’historique de la race
Avant d’être un chien de famille, le colley a passé des générations à conduire des moutons sur les collines du nord des îles Britanniques. Les deux types de colleys y ont vécu côte à côte avant d’être reconnus séparément.
Des chiens de berger du nord des îles Britanniques
Les colleys descendent de chiens de troupeau britanniques, notamment écossais, employés à conduire les moutons. Selon le Royal Kennel Club, du sang de lévrier aurait été introduit au XIXe siècle pour affiner le type.
Deux types de colleys, deux destins
La reine Victoria a largement contribué à populariser les colleys. Son chien favori, Sharp, était un colley à poil court ; il est enterré à Windsor Park. Le succès populaire s’est pourtant porté sur le colley à poil long, que le cinéma puis la télévision ont rendu mondialement célèbre. La FCI a reconnu le colley à poil long à titre définitif en 1955 sous le n°156, puis le colley à poil court, n°296, le 18 décembre 1974. Jusqu’en 1994, le Kennel Club britannique autorisait encore les croisements entre les deux : des chiots des deux types pouvaient naître dans la même portée.
Le colley à poil court aujourd’hui
La race figure sur la liste britannique des races locales vulnérables, et cette faible population rend le suivi génétique des reproducteurs particulièrement important. Le Club des Amis du Colley est le club de race français du colley à poil long et du colley à poil court.
Notre avis sur la race

Pour un foyer présent qui aime marcher et partager ses activités avec son chien, le colley à poil court est un très bon choix : proche de sa famille, réceptif à l’éducation et peu exigeant en entretien.
Il donne facilement de la voix, et c’est le point que l’on sous-estime le plus avant d’adopter. Ce n’est donc pas le bon choix pour quelqu’un de souvent absent, ni pour un foyer qui cherche le calme. Ne vous fiez pas non plus à son poil court : les mues peuvent être abondantes.
Avec si peu de portées, mieux vaut attendre des reproducteurs correctement testés que choisir un chiot simplement parce qu’il est disponible. Si l’attente vous rebute, d’autres chiens de berger de gabarit comparable sont beaucoup plus faciles à trouver en France.
FAQ
D’où vient le colley à poil court ?
De Grande-Bretagne, où il descend des chiens de troupeau du nord de l’Angleterre et d’Écosse. La FCI l’a reconnu à titre définitif le 18 décembre 1974.
Quelle taille et quel poids fait-il ?
De 56 à 61 cm au garrot et de 20,5 à 29,5 kg pour les mâles, de 51 à 56 cm et de 18 à 25 kg pour les femelles, selon le standard FCI.
Combien coûte un chiot ?
Comptez le plus souvent 1 000 à 1 800 € pour un chiot inscrit au LOF issu de parents testés, davantage en cas d’importation.
Quelle est son espérance de vie ?
Le plus souvent 12 à 14 ans.
Peut-il vivre en appartement ?
Oui, à condition d’être suffisamment sorti chaque jour. Ses aboiements sont à travailler tôt, c’est le vrai sujet en habitat collectif.
Est-il facile à éduquer ?
Plutôt oui : il apprend vite. Le rappel en présence de mouvement et le contrôle des aboiements demandent en revanche du travail dans la durée.
Perd-il beaucoup ses poils ?
Oui, toute l’année, avec des mues plus marquées au printemps et à l’automne. Son poil est court et raide, et il s’accroche facilement aux tissus.
A-t-il besoin de beaucoup d’exercice ?
Environ une heure d’activité par jour chez l’adulte, avec un peu de travail éducatif ou de jeu de recherche pour l’occuper mentalement.