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Le caractère du berger blanc suisse : tempérament et comportement au quotidien

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Berger blanc suisse

Le berger blanc suisse est un chien proche du berger allemand au caractère vif et équilibré. Très proche de son maître, il est attentif, docile et généralement facile à éduquer. Sociable, il reste souvent discret dans ses contacts, sans être peureux ni agressif. Actif et attaché à sa famille, il a besoin de présence, de sorties quotidiennes et de rencontres variées dès les premiers mois.

Un chien réceptif, mais qui demande de la disponibilité

Le berger blanc est un chien intelligent qui apprécie particulièrement les interactions avec sa famille. Vous devrez donc être un maître présent et lui donner l’occasion d’être stimulé, à la fois physiquement et mentalement. Selon votre situation en tant que maître, voici comment vous pouvez agir pour que tout se passe au mieux.

Votre situationSon comportementCe qu’il faut prévoir
Famille avec enfantsUn chien qui suit volontiers les activités du foyer et cherche le contactDes règles de jeu simples et un couchage au calme où il peut se reposer sans être dérangé
Premier chienUn chien réceptif aux apprentissages et généralement facile à éduquerDes cours collectifs pour travailler en présence d’autres chiens
Absences en journéeUn chien souvent très demandeur de présenceUn apprentissage progressif des départs dès les premiers jours
Vie en appartementUn chien qui peut réagir aux bruits et aux passages autour du logementPlusieurs sorties par jour et un apprentissage du calme face aux bruits du palier
Foyer avec un chatUne tendance à poursuivre ce qui bouge chez certains individusDes présentations courtes et répétées, et une pièce refuge pour le chat
Recherche d’un chien de gardeIl peut alerter à l’arrivée d’un inconnu, mais la protection ne fait pas partie des utilisations retenues par son standardSe tourner vers une race sélectionnée pour la garde

Un chien de compagnie et de famille, sans épreuve de travail

La race est classée parmi les chiens de berger et n’est soumise à aucune épreuve de travail. Cela signifie que le berger blanc suisse est avant tout un chien de famille avant d’être un chien de travail, à la différence du berger allemand. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’est pas capable de travailler. C’est au contraire un chien qui a besoin de stimulation, et qui aime apprendre au cours d’activités éducatives.

Vif, joyeux et facile à conduire

La FCI le décrit « vif et équilibré », attentif, « facile à conduire », « joyeux et docile », avec une « forte aisance sociale ». Ces mots décrivent un objectif d’élevage, et l’appartenance à une race ne pèse qu’environ 9 % dans les différences de comportement observées d’un individu à l’autre, même si la plupart des traits comportementaux ont une part héréditaire. Connaître sa race permet donc assez mal de prévoir le comportement d’un chien en particulier.

Un chien fortement timide ou agressif ne peut pas être confirmé

La confirmation se passe devant un juge, à partir de 12 mois chez cette race. Le juge écarte le chien « agressif ou fortement timide », le chien « anxieux, fortement peureux » et celui qui montre de l’agressivité par peur. Sans confirmation, un chien ne reçoit pas son pedigree définitif et sa descendance ne peut pas être inscrite au LOF. Cet examen évalue le chien à un moment donné, dans un contexte inhabituel. Il ne remplace pas ce que vous verrez chez l’éleveur.

Le berger allemand a été sélectionné pour un autre métier

La garde et la protection ne figurent pas parmi les utilisations retenues pour le berger blanc suisse. Le berger allemand est, lui, soumis à une épreuve de travail, et son standard demande courage, endurance et confiance en lui afin qu’il puisse remplir des fonctions d’accompagnement, de garde et de protection. Le berger blanc suisse est toutefois un chien de travail et de sport, avec un potentiel de polyvalence à l’entraînement.

Un contact discret avec les inconnus, sans peur ni agressivité

race Berger Blanc Suisse

Sa disposition au contact est « de préférence aimable et discrète ». La discrétion attendue envers les inconnus ne doit pas se transformer en peur ou en agressivité.

Un chiot qui observe avant d’approcher

Un chiot peut prendre quelques instants avant d’approcher une personne qu’il ne connaît pas. Ce temps d’observation n’est pas forcément inquiétant s’il se détend ensuite et finit par aller vers elle. Un chiot qui se cache et refuse durablement le contact mérite davantage d’attention. Signalez-le à l’éleveur, qui peut le comparer au reste de la portée.

Un chien à l’aise avec les inconnus mais peu démonstratif

Une fois adulte, le berger blanc suisse bien socialisé accepte parfaitement les inconnus ; il reste calme et se laisse approcher, mais il ne recherche pas forcément le contact ou les caresses. C’est un chien serein, sans réaction excessive.

Un chien rarement agressif

Ces réactions peuvent traduire de la peur ou un fort inconfort. Demandez rapidement conseil à un vétérinaire ou à un comportementaliste canin. Attendre simplement que « ça passe avec l’âge » risque de laisser le problème s’installer.

La poursuite en promenade et le travail du rappel

Le berger blanc suisse est un chien de berger. Le fait de suivre ou de poursuivre quelqu’un ou quelque chose qui bouge est lié à son instinct de contrôle et de conduite. La poursuite n’est pas systématique, mais elle complique les promenades sans laisse : mieux vaut la prévenir.

Travaillez le rappel avec une longe avant de le lâcher

Commencez dans un endroit calme, puis ajoutez des distractions, avec une longe de plusieurs mètres pour garder le contrôle à distance. Récompensez chaque retour, même tardif. Si chaque rappel signifie la fin de la promenade, il devient moins intéressant pour lui. Variez la récompense : friandise, jeu ou remise en liberté.

Présentez le chat progressivement, au rythme des deux animaux

Préparez la cohabitation entre un chien et un chat par des présentations courtes, avec une barrière au début et un accès en hauteur réservé au chat. Une cohabitation commencée tôt peut être plus simple, mais elle ne dispense pas de présentations progressives. Interrompez les poursuites dès les premières fois, avant qu’elles ne deviennent un jeu.

Ce qui court déclenche parfois la poursuite

Vélos, joggeurs, enfants ou animaux qui courent peuvent déclencher une poursuite chez certains chiens. Détournez l’attention du vôtre avant qu’il ne se focalise sur le vélo, le coureur ou l’animal. Une fois la poursuite engagée, le rappel devient beaucoup plus difficile. Anticipez dès que vous voyez arriver un coureur ou un cycliste.

Ses besoins d’activité et les effets de l’ennui

berger blanc suisse

Un manque d’activité peut favoriser les destructions, l’agitation ou les demandes répétées d’attention. Les jeux de flair et les exercices d’apprentissage complètent les sorties, y compris par mauvais temps. Le fait de le laisser seul est également à prendre en compte.

Comment se manifeste l’ennui chez un berger blanc suisse ?

Un chien qui manque d’occupation se reconnaît à son comportement. Puisqu’il s’ennuie, il va chercher à s’occuper par lui-même. Il est susceptible de mordiller et même de détruire des objets, de creuser dans le jardin, de tourner en rond sans trouver le calme, et même d’aboyer. L’important est de lui donner une occupation qui lui correspond.

Comment bien l’occuper ?

Pour un berger blanc suisse, on compte environ 1h30 à 2h d’activité en dehors de la maison. Il devra, bien sûr, se promener dans la nature, courir et faire des jeux. Mais il faut aussi l’occuper mentalement avec des séances de jeux de flair, de recherche d’objets ou des exercices d’obéissance.

Soyez vigilant pendant son adolescence

Pendant l’adolescence, un jeune chien peut devenir plus distrait et répondre moins régulièrement à ce qu’il a appris. Des séances courtes et fréquentes aident à maintenir les acquis. Si vous espacez trop les exercices, une partie de ce qui a été appris peut se perdre.

Habituez-le à rester seul dès son arrivée.

Commencez par des départs de quelques minutes, sans cérémonie au moment de partir ni au retour, puis allongez progressivement la durée. Un chien qui hurle, détruit ou salit dès que la porte se ferme peut présenter un trouble lié à la séparation, qui demande un accompagnement et non une punition.

Sa place et son entente au sein de la famille

Un berger blanc suisse est un chien d’un certain gabarit qui pèse entre 30 et 40 kg. Il faut donc faire attention à son comportement avec chaque membre de la famille, surtout s’il évolue dans un petit espace. Il sera toujours affectueux et attentif, mais une bonne socialisation dès son plus jeune âge est requise.

Comportement avecNotesObservations
Les enfants★★★★☆Doux et protecteur, il s’entend très bien avec les enfants ; attention toutefois à son gabarit avec les plus petits.
Les chats★★★☆☆Il accepte les chats si l’habituation a été bien faite, mais attention à son instinct de poursuite.
Les autres chiens★★★★☆L’entente avec d’autres chiens est bonne, même s’il peut être réservé ou méfiant devant des chiens un peu brusques.
Les seniors★★★☆☆Affectueux et attentif, c’est un chien agréable pour une personne âgée, sauf si celle-ci est fragile et peu mobile.

Le bon comportement à adopter face aux maladresses du jeune chien

Un chiot ou un adolescent berger blanc suisse peut avoir des comportements inappropriés ou maladroits, tant que l’éducation n’est pas terminée. La première erreur à éviter est de lui crier dessus. C’est un chien sensible et une telle réaction risque de lui faire perdre sa confiance et de le rendre méfiant. Voici six comportements possibles et la bonne réaction à adopter.

Ce que vous observezCauses possiblesLe premier geste
Il recule ou se fige devant un inconnuManque de rencontres précoces, mauvaise expérience, sensibilité propre au chienDemander à l’inconnu d’ignorer le chien et lui laisser le temps d’approcher seul
Il aboie dès qu’on sonneAlerte, excitation, ou habitude entretenue par l’attention reçueÉloigner le chien de la porte ou lui demander un comportement connu, puis récompenser le retour au calme
Il saute sur les visiteurs qui entrentExcitation, accueil qui récompense les sautsÉviter de récompenser les sauts par de l’attention, puis le saluer lorsqu’il garde les quatre pattes au sol
Il fixe et poursuit un chat ou un véloPoursuite, excitation ou forte distractionReprendre la longe et rappeler dès qu’il repère le chat, le vélo ou le coureur
Il détruit ou hurle en votre absenceEnnui, difficulté à rester seul ou trouble lié à la séparationFilmer une courte absence pour voir ce qui se passe, puis consulter si le problème se répète
Le chiot mordille les mains et les molletsJeu, dents qui poussent, excitation de fin de journéeRemplacer la main par un jouet et arrêter le jeu quand il s’excite trop

Évaluer le caractère des parents grâce au TAN

La cotation d’un reproducteur va de 1 à 6. Selon le niveau, elle prend en compte sa conformité au standard, sa santé, son caractère et, pour les cotations les plus élevées, les résultats de sa descendance.

Le TAN est obligatoire pour les cotations 2, 3 et 4

Le club de race indique que le test d’aptitudes naturelles est exigé pour ces trois cotations, pour la confirmation à titre initial et pour l’homologation des titres de champion. Le test porte sur la sociabilité, la non-émotivité, le passage en foule et la mise en évidence de l’instinct de proie, et se présente à partir de 12 mois révolus. La cotation 4 demande en plus le test d’aptitudes au travail, avec une épreuve de non-émotivité et une épreuve de courage. Le même club propose un baby-test aux chiots de 4 à 6 mois.

L’absence de cotation élevée ne suffit pas à juger un élevage

Au-delà de la confirmation, l’éleveur fait coter ses reproducteurs plus haut s’il le souhaite. Un reproducteur sans cotation supérieure peut néanmoins avoir passé un TAN ou d’autres tests : demandez à voir les résultats.

Pour vous faire une idée du tempérament, demandez à voir la mère

Observez son comportement en votre présence, puis renseignez-vous sur les endroits où les chiots ont grandi et les personnes qu’ils ont déjà croisées.

Notre avis et nos recommandations

Le berger blanc suisse est un excellent chien de famille, mais pas toujours facile, et qui ne convient pas à tout le monde. Ce grand loulou est surtout fait pour un foyer actif, qui a du temps à lui consacrer chaque jour.

Un chien qui aime partager les activités du foyer

Il apprend généralement vite et recherche volontiers le contact. Il gagne à être associé à la vie de la maison et à s’exercer régulièrement. On le retrouve aussi en agility, en obéissance et en pistage, des disciplines courantes chez les chiens sportifs. Il est moins adapté si vous cherchez avant tout un chien de garde dissuasif, ou si vous devez le laisser seul toute la journée.

Soyez un maître impliqué

Il nécessite des sorties et des jeux, mais aussi d’être en interaction avec vous. Les promenades sont importantes, mais il a besoin que vous partagiez avec lui une certaine complicité, des regards, un compliment, une caresse. Participez à ses jeux, apprenez-lui de nouveaux comportements, ou restez simplement avec lui pour un moment de calme partagé.

Pensez à l’éducation en groupe

Une école du chiot ou des cours bien encadrés peuvent être utiles dès les premiers mois, pour apprendre à travailler en présence d’autres chiens et de personnes.

FAQ

Le berger blanc suisse est-il un chien agressif ?

La race n’a pas été sélectionnée pour l’agressivité. Un chien « agressif ou fortement timide » est écarté à la confirmation. Un comportement agressif ne s’explique pas par la race seule : l’histoire du chien, ses apprentissages, son tempérament et le contexte comptent aussi.

Est-il catégorisé en France ?

Non. Le berger blanc suisse ne figure pas dans la liste des chiens de 1re ou de 2e catégorie fixée par l’arrêté du 27 avril 1999.

Aboie-t-il beaucoup ?

Il peut aboyer quand un visiteur arrive ou qu’il entend certains bruits, mais la fréquence diffère beaucoup d’un chien à l’autre. Les aboiements de demande peuvent aussi être renforcés sans le vouloir, si le chien obtient systématiquement de l’attention.

Peut-il rester seul toute la journée ?

Une journée entière est longue pour un chien aussi attaché à ses maîtres. Prévoyez un passage à la mi-journée, une garde ou un aménagement d’horaires.

Est-il fait pour un premier chien ?

C’est possible, à condition d’être disponible et de se faire accompagner si nécessaire, car sa taille adulte et son besoin d’activité le rendent exigeant.

Quelle différence de caractère avec le berger allemand ?

Le berger allemand, lui, est un chien d’utilité et de service, avec une épreuve de travail et des aptitudes à la garde et à la protection prévues à son standard. Le berger blanc suisse relève de la compagnie et de la famille.

S’entend-il avec les chats ?

Une cohabitation est possible, surtout si les présentations se font progressivement et si le chat dispose d’un refuge inaccessible au chien. Le résultat dépend aussi du chien lui-même.

À quel âge son caractère est-il fixé ?

Il n’existe pas d’âge auquel son caractère devient définitivement figé. Les grandes tendances apparaissent tôt, mais son comportement continue d’évoluer avec l’âge, les expériences et les apprentissages.

Supporte-t-il la vie en appartement ?

Oui, avec plusieurs sorties quotidiennes et suffisamment d’activité.

Est-il têtu ?

Pas particulièrement : on attend de lui qu’il soit « facile à conduire ». Ce qui ressemble à de l’entêtement peut simplement venir d’une distraction trop forte, d’un apprentissage encore fragile ou de l’adolescence.

A-t-il un instinct de troupeau ?

Son classement dans le groupe des chiens de berger ne suffit pas à lui attribuer un fort instinct de conduite du troupeau.

Un mâle et une femelle ont-ils le même caractère ?

Le standard ne décrit pas de différence de tempérament entre mâles et femelles. Pour choisir un chiot, son comportement individuel et les conditions dans lesquelles il a grandi sont plus utiles que son sexe seul.

Que faire si mon chiot a peur de tout ?

Consultez rapidement un vétérinaire ou un comportementaliste. Les peurs installées demandent un travail progressif. Forcer le chiot à affronter ce qui l’effraie risque d’aggraver la situation.

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