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Tout savoir sur le Grand épagneul de Münster

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grand épagneul de Münster

Le Grand épagneul de Münster est un grand chien d’arrêt allemand, blanc à plages et mouchetures noires ou à poil grisonné, avec la tête noire. Le standard fixe 60 à 65 cm au garrot chez le mâle, 58 à 63 cm chez la femelle, pour un poids d’environ 30 kg. Docile et très attaché à sa famille, il est également décrit comme très bon avec les enfants par le club allemand. Ce bon tempérament familial ne doit toutefois pas faire oublier qu’il reste avant tout un chien de chasse. Le Royal Kennel Club indique un besoin de plus de 2 heures d’exercice par jour, et son puissant instinct de quête rend le travail du rappel indispensable dès les premiers mois. En France, la race reste rare, avec seulement 30 inscriptions au LOF en 2025.

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Ses caractéristiques générales

grand épagneul de Münster
Affectueux
5 / 5
Il recherche beaucoup la proximité avec les membres de son foyer et peut se montrer très présent au quotidien.
Sociable
4 / 5
Vigilant à l’arrivée d’un visiteur, il se montre le plus souvent curieux plutôt que méfiant. Le standard classe l’agressivité et la peur parmi les défauts entraînant l’exclusion.
Indépendant
2 / 5
Il peut s’éloigner de son conducteur pendant la quête, mais reste très attaché à son foyer et peut être sensible aux absences prolongées.
Joueur
4 / 5
Le jeu et la recherche d’objets restent d’excellents moyens de le motiver, chez le chiot comme chez l’adulte.
Instinct de chasse
5 / 5
L’arrêt, la quête et le rapport font partie des aptitudes recherchées dans la sélection. Cet instinct structure une grande partie de son éducation.
Aboyeur
4 / 5
La sélection allemande accorde une place importante à la voix sur le gibier. Cette note concerne son comportement à la chasse, pas une tendance particulière à aboyer dans la maison.
Sportif
5 / 5
Sélectionné pour l’endurance, il peut travailler plusieurs heures sur le terrain lorsqu’il est entraîné. À la maison, il peut se montrer calme, à condition d’avoir été suffisamment dépensé.

Sa carte de visite

CritèresObservations
OrigineAllemagne (région du Münsterland, en Westphalie)
Classification FCIFCI n° 118, groupe 7 (chiens d’arrêt)
Section 1.2 (chiens d’arrêt continentaux, type épagneul), avec épreuve de travail
Taille60 à 65 cm au garrot chez le mâle
58 à 63 cm chez la femelle
PoidsEnviron 30 kg selon le standard
PelagePoil long et dense et lisse
RobeBlanc à plages et mouchetures noires, ou poil grisonné, avec la tête noire, parfois marquée d’une petite tache ou d’une liste blanche
EntretienModéré
CaractèreDocile, très attaché aux siens, vigilant sans agressivité, avec un fort instinct de chasse
Espérance de vieSupérieure à 10 ans
Prix moyenEnviron 800 à 1 000 €

Le prix d’un Grand épagneul de Münster

Les portées sont trop rares pour dégager un prix moyen fiable. Les derniers tarifs français que nous avons retrouvés se situaient entre 800 et 1 000 €, mais certains ne sont plus trop récents. Faute de portées régulières, il serait trompeur d’en déduire une fourchette actuelle plus précise.

Le tarif dépend notamment des dépistages réalisés sur les parents, de leurs résultats en épreuves de travail et du travail de socialisation mené auprès des chiots. Un prix anormalement bas doit conduire à examiner l’identification du chiot, son certificat de naissance, les résultats de santé des parents et ses conditions d’élevage. Comme les portées françaises sont rares, beaucoup d’acquéreurs élargissent leur recherche à la Belgique, aux Pays-Bas ou à l’Allemagne. Le chiot doit alors être identifié, vacciné contre la rage et accompagné d’un passeport européen. Comme la primo-vaccination antirabique ne peut être réalisée avant 12 semaines et ne devient valable que 21 jours plus tard, un chiot provenant d’un autre pays de l’Union européenne ne peut entrer en France qu’à partir de 16 semaines.

QualitéPrix moyens
Chiot avec certificat de naissance LOFAutour de 800 à 1 000 € d’après les derniers tarifs français retrouvés, dont certains ne sont plus récents
Chiot de parents cotés et titrés en travailAucun tarif distinct suffisamment documenté pour cette race
Chiot non inscrit au LOFIl ne peut pas être vendu comme un chien de race. L’annonce doit préciser qu’il n’appartient pas à une race, même s’il présente l’apparence morphologique du Grand épagneul de Münster
Adulte replacé par un élevageTarif très variable selon l’âge, la santé, l’éducation et les raisons du replacement

Ses particularités physiques

Grand épagneul de Münster

Le standard décrit un chien puissant et bien musclé, aux lignes pures, dont la longueur du corps est presque égale à la hauteur au garrot.

Une silhouette aussi longue que haute

La longueur du corps correspond approximativement à la hauteur au garrot et peut la dépasser d’environ 2 cm. La silhouette est donc presque carrée, parfois légèrement plus longue que haute. Le dos est court et ferme, le rein bien marqué, la croupe longue et large. La poitrine est large et bien descendue, tandis que la ligne du ventre remonte légèrement vers l’arrière. Malgré son grand gabarit, l’ensemble doit rester élégant et harmonieux, sans paraître lourd. Le standard demande un pas et un trot élastiques, de grande amplitude. Sa construction favorise l’endurance et une allure ample, adaptée à la recherche du gibier sur de grandes surfaces.

Une tête noire et un regard foncé

La tête est allongée, la musculature des mâchoires bien développée, le stop peu marqué. Les yeux doivent être aussi foncés que possible, avec des paupières bien jointives. Un œil clair compte parmi les défauts, au même titre qu’un museau trop court ou qu’une lèvre pendante. La tête noire contraste nettement avec le corps clair et constitue l’un des traits les plus reconnaissables de la race.

Des oreilles larges et longuement frangées

Attachées assez haut, larges et arrondies au bout, elles tombent bien à plat contre le crâne. Le standard précise que leurs franges doivent dépasser le bord inférieur de l’oreille de façon symétrique des deux côtés, une oreille dégarnie étant considérée comme un défaut. Les oreilles doivent être inspectées au retour des sorties, car leurs longues franges retiennent facilement l’humidité, les débris végétaux et les épillets.

Un poil long, lisse, jamais bouclé

Le poil est long, dense et lisse, sans être bouclé ni décollé du corps. Le standard précise qu’il ne doit pas gêner le chien pendant la chasse. Les franges sont fournies à l’arrière des antérieurs et des postérieurs. Sur la tête, le poil reste court et bien couché. Ce pelage protège le chien du froid, de l’humidité et d’une partie des frottements rencontrés dans la végétation.

Blanc moucheté de noir, ou grisonné

Le standard admet le blanc à plages et mouchetures noires, ainsi que le poil grisonné, qui donne un fond gris beaucoup plus dense. La tête reste noire dans les deux cas. Chez les chiots destinés à devenir grisonnés, les mouchetures peuvent devenir plus visibles au cours des premières semaines. La densité du grisonnement ne se juge donc pas toujours dès la naissance. Toute autre couleur constitue un motif d’exclusion lors de la confirmation.

Une queue portée dans le prolongement du dos

La queue prolonge la ligne du dessus, portée à l’horizontale ou légèrement au-dessus. Les franges les plus longues se trouvent au milieu de la queue.

Ses compatibilités

Son tempérament familial est généralement apprécié, mais son gabarit exige une surveillance auprès des jeunes enfants. Avec les petits animaux, son instinct de chasse demande davantage de précautions.

Compatibilité avecNotesObservations
Les chats3/5Une cohabitation peut réussir lorsque le chien a été socialisé jeune auprès du chat de la maison. Les chats rencontrés dehors restent en revanche exposés à la poursuite, ce qui demande de la prudence en promenade.
Les autres chiens4/5Il peut bien vivre avec ses congénères lorsqu’il a bénéficié d’une socialisation précoce et d’expériences positives.
Les enfants5/5Le club allemand le décrit comme très bon avec les enfants. Son gabarit demande simplement de surveiller les débuts, un jeune chien de 30 kg pouvant bousculer sans intention.
Les séniors2/5Ses besoins d’activité et sa force en laisse conviennent mal à une personne peu mobile, sauf si un autre membre du foyer assure les sorties.
Les étrangers4/5Vigilant, il peut signaler l’arrivée d’un visiteur sans être naturellement agressif envers les inconnus.

Son style de vie

grand épagneul de Münster

C’est un chien qui a besoin de passer beaucoup de temps dehors, mais qui vit au contact de sa famille. Quelques sorties rapides autour du domicile ne suffisent pas à couvrir ses besoins physiques et mentaux.

Mode de vieNotesObservations
Activité physique5/5Le Royal Kennel Club indique un besoin de plus de 2 heures d’exercice par jour. Mieux vaut répartir cette activité sur plusieurs sorties et y associer du travail de flair.
Vie en appartement2/5Son gabarit et son besoin de longues sorties rendent la vie en appartement contraignante. Elle reste envisageable pour un foyer particulièrement disponible, mais ce n’est pas le cadre le plus simple.
Mobilité3/5Il peut bien voyager s’il y est habitué jeune, mais son gabarit exige suffisamment d’espace et un système de retenue adapté.
Solitude2/5Les enquêtes britanniques signalent des cas d’anxiété de séparation. Habituez le chiot très progressivement à de courtes absences.

Son caractère

Le standard résume son tempérament en trois qualités : la docilité, la faculté d’assimilation et une utilité éprouvée pour la chasse. Il décrit aussi un chien vif, sans nervosité.

Un chien de chasse avant tout

L’arrêt et la quête sont au cœur de ses aptitudes. Lorsqu’il repère une piste, il peut s’éloigner pour suivre les odeurs portées par le vent et sortir de votre champ de vision au cours d’une promenade ordinaire. Ce comportement vient en grande partie de sa sélection pour la chasse, mais il doit tout de même apprendre à rester sous le contrôle de son maître.

Une voix qui sert sur le terrain

La sélection allemande accorde une place importante à la voix sur le gibier. Dans un accouplement, au moins l’un des reproducteurs doit notamment avoir démontré sa capacité à donner de la voix lorsqu’il voit le gibier ou lorsqu’il suit sa piste olfactive. Cette aptitude ne permet pas, à elle seule, de prévoir la fréquence de ses aboiements à la maison. La race n’est pas particulièrement décrite comme aboyeuse, même si l’ennui ou l’anxiété peuvent favoriser les vocalises chez certains individus.

Très attaché à son foyer

Les clubs de race le décrivent comme un chien amical, posé et très attaché à sa famille. Il peut également se montrer vigilant autour de son lieu de vie. Bien dépensé, il se montre calme et affectueux en intérieur, ce que ses besoins d’activité font souvent oublier aux acquéreurs.

Vigilant, sans agressivité

Dans les fermes du Münsterland, ces chiens servaient à la fois à la garde et à la chasse. Il en reste une vigilance nette. Il peut se montrer attentif face à une situation inhabituelle, sans avoir le tempérament d’un chien d’attaque.

Docile, mais pas sans caractère

Les clubs néerlandais et belge décrivent un chien docile, mais doté d’un caractère affirmé. Il a besoin de règles claires et constantes, particulièrement pendant l’adolescence.

Son éducation

Éduquer un chien d’arrêt consiste à canaliser son instinct de chasse tout en gardant le contrôle de ses déplacements.

Commencer dès l’arrivée du chiot

Chez cette race, deux apprentissages ne peuvent pas attendre. La marche en laisse sans traction d’abord, parce qu’un adulte de 30 kg qui se lance brusquement sur une piste peut devenir difficile à retenir. Les absences courtes ensuite, puisque l’anxiété de séparation revient régulièrement dans les enquêtes de santé britanniques. Habituez par ailleurs le chiot à des milieux variés : ville, circulation, personnes inconnues, campagne, bois et bords d’eau.

Le rappel avant tout le reste

C’est l’apprentissage décisif de cette race. Travaillez-le d’abord dans un espace clos, puis en longe de 10 à 15 mètres dans des milieux variés, en récompensant chaque retour les premiers mois. Récompensez-le même lorsqu’il revient tard. Le réprimander à son retour risquerait au contraire de le rendre moins enclin à revenir la fois suivante. Un chien qui prend l’habitude de chasser pour son propre compte devient ensuite très difficile à rappeler. Le club de race britannique insiste particulièrement sur ce risque auprès des nouveaux propriétaires.

Passer l’adolescence sans céder de terrain

À l’adolescence, son intérêt pour le gibier s’intensifie et peut fragiliser un rappel qui semblait acquis. Revenez temporairement à la longe plutôt que d’attendre que la période passe. Les méthodes brutales abîment la relation sans régler le problème, alors que le standard souligne au contraire sa facilité d’assimilation.

Occuper sa tête autant que ses pattes

Le pistage, la recherche d’objets et le rapport sont ses activités naturelles. Une courte piste tracée avec quelques friandises ou un jouet mobilise davantage son flair qu’une succession de lancers de balle. Ces exercices complètent les sorties, mais ne les remplacent pas. Si vous ne chassez pas, un club canin ou un éducateur habitué aux chiens d’arrêt vous aidera à canaliser cette quête plutôt qu’à la subir. Le club français organise par ailleurs des tests d’aptitudes naturelles ouverts aux chiens de la race. Ces épreuves donnent un objectif concret au travail mené avec un jeune chien.

Son alimentation recommandée

Les besoins énergétiques d’un chien qui chasse ou travaille plusieurs heures par semaine peuvent être supérieurs à ceux d’un chien peu actif du même gabarit. Sa ration doit être adaptée à son niveau réel d’activité, qui varie beaucoup entre la saison de chasse et le reste de l’année.
Répartissez la ration quotidienne en deux repas, matin et soir, avec de l’eau fraîche à disposition. Chez un chien de ce gabarit à poitrine profonde, évitez de surélever systématiquement la gamelle sans avis vétérinaire, et évitez surtout un repas copieux juste avant ou juste après un effort intense. Le moment et la quantité des repas doivent être adaptés aux horaires de travail et aux habitudes du chien. Une gamelle anti-glouton peut aider s’il avale trop vite. Pensez enfin à déduire de sa ration les friandises utilisées à l’entraînement, dont les calories montent vite chez un chien qu’on récompense beaucoup.

Quelles croquettes choisir ?

Choisissez un aliment complet pour chien adulte de grande race, avec des sources de protéines animales clairement identifiées et une taille de croquette adaptée à son gabarit et à sa façon de manger. Un apport adapté en acides gras essentiels, dont les oméga-3, contribue au maintien d’une peau et d’un pelage en bon état. Certaines gammes destinées aux chiens de chasse sont plus riches en énergie. Elles ne présentent un intérêt que si le chien se dépense réellement davantage. Ajustez ensuite la quantité selon la période. Un chien qui sort trois matinées par semaine en octobre n’a pas les mêmes besoins qu’en juillet.

Franklin – Saumon, Truite, Persil

La recette Saumon, Truite, Persil de Franklin est un aliment complet pour chien adulte. Elle contient 70 % d’ingrédients issus du poisson, 34 % de protéines brutes et 0,5 % d’oméga-3. Avec 16,5 % de matières grasses, cette recette peut convenir à un chien actif, mais la quantité doit être adaptée lorsque son activité diminue. Elle doit de toute façon être ajustée à son poids, à sa stérilisation et à son niveau de dépense.

Son entretien

Le poil long de cette race demande moins de travail qu’il n’y paraît. En revanche, un chien qui court dans les broussailles ou la végétation dense doit être inspecté au retour. Quelques minutes suffisent pour repérer les tiques, les épillets, les petites plaies et les débris coincés dans le poil.

2 brossages par semaine, davantage en saison

Le Royal Kennel Club indique qu’il doit être brossé plus d’une fois par semaine. En pratique, prévoyez 2 brossages hebdomadaires, davantage pendant les mues et la saison de chasse. Passez surtout un peigne dans les franges des membres, de la queue et des oreilles, où les nœuds se forment en premier. Son poil n’a pas besoin d’être tondu, puisqu’il joue un rôle de protection.

Les oreilles, à contrôler après chaque sortie

Ses oreilles tombantes couvrent l’entrée du conduit et limitent son aération. Les enquêtes de santé britanniques placent les otites parmi les problèmes de santé les plus souvent signalés par les propriétaires. Regardez l’intérieur du pavillon après chaque baignade et après chaque sortie dans la végétation dense, et séchez les franges. Nettoyez uniquement lorsque le pavillon ou l’entrée du conduit sont sales, avec un produit auriculaire adapté, sans introduire de coton-tige dans l’oreille. Un chien qui secoue la tête de façon répétée doit être examiné par un vétérinaire.

Le retour de terrain

Passez les mains sur tout le chien au retour, en insistant entre les doigts, sous les aisselles, dans les aines et autour des oreilles. Ce sont les zones où se logent le plus facilement les épillets, des fragments de graminées qui peuvent pénétrer sous la peau du printemps à la fin de l’été. Un débris végétal simplement accroché au poil peut être retiré délicatement. En revanche, si un épillet semble avoir pénétré la peau ou si le chien se lèche et boite, une consultation vétérinaire s’impose. Rincez enfin à l’eau claire après une sortie dans l’eau stagnante.

Griffes, coussinets et contour des yeux

Les griffes s’usent souvent chez un chien actif, mais leur longueur doit tout de même être contrôlée régulièrement. Vérifiez aussi les coussinets après chaque longue sortie, en particulier sur terrain caillouteux ou gelé. Après une sortie dans la végétation dense, essuyez le contour des yeux, que les graminées et les branches basses irritent facilement chez un chien qui quête tête baissée. Brossez enfin les dents régulièrement pour limiter le tartre.

Ses maladies fréquentes

Grand épagneul de Münster

Les données sanitaires restent limitées en raison des faibles effectifs de la race. Elles ne permettent pas d’estimer précisément la fréquence des différentes maladies dans l’ensemble de la population. Plusieurs points doivent être abordés avec l’éleveur : les hanches, les coudes, les yeux, l’hyperuricosurie et les antécédents familiaux.

L’hyperuricosurie, une maladie génétique à dépister

L’hyperuricosurie est la maladie génétique pour laquelle un test ADN est actuellement utilisé dans les programmes d’élevage de la race. Elle est liée à une mutation du gène SLC2A9 et se transmet sur un mode récessif, un chien n’étant atteint que s’il reçoit la version modifiée de ses deux parents. L’acide urique est alors mal éliminé, ce qui favorise la formation de calculs d’urate dans les voies urinaires. Le risque d’obstruction est particulièrement préoccupant chez le mâle. Un test ADN classe les chiens en indemnes, porteurs et atteints.

La cataracte héréditaire

La cataracte héréditaire est l’affection oculaire spécifiquement suivie chez la race par le programme britannique. Elle se traduit par une opacification du cristallin et peut apparaître à différents âges. Dans les enquêtes britanniques, l’âge médian déclaré lors de l’apparition d’une affection oculaire était de 4 ans en 2022 et de 8 ans en 2025. Ces résultats portent sur l’ensemble des troubles oculaires recensés, pas uniquement sur la cataracte. Aucun test ADN n’existe pour cette forme, si bien que des parents aux yeux sains ne garantissent pas le statut du chiot.

Les hanches

La dysplasie de la hanche peut provoquer une démarche modifiée, une baisse d’activité ou des difficultés à se relever après le repos. Dans l’échantillon américain cité, environ 9 % des 184 chiens radiographiés ont été classés dysplasiques. Ce résultat ne mesure pas la fréquence de la dysplasie dans l’ensemble de la race.

La dysplasie du coude et les atteintes de l’épaule

Les enquêtes britanniques font régulièrement apparaître des problèmes de coude parmi les troubles articulaires déclarés par les propriétaires, avec des premiers signes déclarés autour de 2 ans. Des atteintes de l’épaule sont également prises en compte à l’étranger, notamment la nécrose aseptique de la tête humérale dans le règlement d’élevage allemand.

D’autres affections écartées de la reproduction en Allemagne

Le règlement d’élevage allemand exclut plusieurs affections qu’il considère comme héréditaires dans la race, sans qu’aucune prévalence ne soit publiée. On y trouve l’épilepsie, la rupture spontanée du ligament croisé, la cryptorchidie et les anomalies des paupières. Selon les éditions, l’épilepsie concernait entre 1 % et 3,5 % des chiens représentés dans les enquêtes britanniques. Ces chiffres proviennent de questionnaires remplis par des propriétaires et donnent un ordre d’idée, pas une prévalence mesurée.

Le risque de dilatation-torsion de l’estomac

Comme d’autres grands chiens à poitrine profonde, il peut être exposé à la dilatation-torsion de l’estomac, même si aucune fréquence propre à la race n’est établie. Des cas sont rapportés dans les enquêtes de santé de la race. Certaines études observationnelles menées sur les grandes races ont associé le risque à l’âge, à un antécédent chez un parent proche, à une ingestion rapide et à l’usage d’une gamelle surélevée. Un abdomen qui se tend, des tentatives de vomissement improductives et une agitation inhabituelle sont des signes d’alerte : appelez alors un vétérinaire immédiatement.

Ses accessoires essentiels

Le matériel le plus utile sert à garder le contrôle d’un chien qui quête à distance et à l’inspecter après les sorties.

Une longe et un harnais adaptés

Une longe de 10 à 15 mètres est l’outil central des premiers mois. Elle laisse le chien quêter tout en gardant la possibilité de le rappeler. Une longe attachée au harnais limite le choc sur le cou lorsque le chien accélère brusquement ou atteint son extrémité.

Un collier de repérage

Un collier GPS facilite la localisation d’un chien qui s’éloigne en forêt ou dans les marais. Il ne remplace toutefois ni le rappel ni le travail en longe. Vérifiez l’autonomie et, selon la technologie utilisée, la portée radio ou la couverture du réseau mobile dans vos zones de sortie.

Le matériel d’entretien après les sorties

Un peigne métallique à dents espacées pour les franges, une brosse pour le corps et un tire-tique suffisent au quotidien. Ajoutez une serviette en microfibre pour sécher les oreilles et le poitrail après une sortie dans l’eau.

L’historique de la race

L’histoire du Grand épagneul de Münster commence par une exclusion. Elle explique pourquoi la race porte le nom d’une région allemande, et pourquoi elle n’a rien d’une version agrandie du Petit épagneul de Münster.

Un chien écarté du chien d’arrêt allemand à poil long

À la fin du XIXe siècle, les chiens d’arrêt allemands à poil long sont regroupés sous un même standard. Les chiens blanc et noir y sont d’abord tolérés, puis définitivement écartés du standard en 1909 selon la FCI, tandis que le club allemand situe cette décision en 1908. On considérait alors que leur couleur révélait un croisement avec des races étrangères, une hypothèse que le club allemand présente aujourd’hui comme réfutée. Ces chiens ne disparaissent pas pour autant. Les chasseurs de Westphalie continuent de les faire travailler dans les fermes du Münsterland, où ils étaient utilisés aussi bien pour la garde que pour la chasse.

La fondation du club en 1919 et les 83 chiens d’origine

Un club dédié à l’élevage en race pure du grand chien d’arrêt à poil long, blanc et noir, du Münsterland est créé en 1919. Le recensement initial de la race compte 83 chiens. Le livre des origines ouvre en 1922, année où la race est reconnue comme distincte en Allemagne. Après une scission d’après-guerre qui a fait coexister deux clubs pendant plus de 20 ans, la fusion de 1969 a donné le Verband Große Münsterländer, qui encadre aujourd’hui l’élevage de la race en Allemagne.

La diffusion hors d’Allemagne

La reconnaissance internationale intervient le 20 décembre 1954. Les premiers chiens arrivent au Royaume-Uni en 1971, l’année de leur reconnaissance par le Kennel Club britannique, et un club national y voit le jour deux ans plus tard. Les Pays-Bas suivent avec un club fondé en 1975, la même année que le club français, qui couvre à la fois le Grand, le Petit et le chien d’arrêt allemand à poil long. La race est aujourd’hui présente dans plusieurs pays européens, mais elle y reste très inégalement diffusée.

Notre avis sur la race

Le Grand épagneul de Münster est un excellent chien de chasse et un bon compagnon pour un foyer très actif, à condition de respecter ses instincts. Le principal écueil consiste à l’adopter pour son allure et sa réputation de chien de famille, en sous-estimant les comportements qu’un siècle de sélection pour la chasse a profondément ancrés dans la race.

Polyvalent à la chasse, agréable à la maison

Pour un chasseur, c’est un compagnon polyvalent qui travaille au champ, au bois et à l’eau, avec une spécialité marquée pour le rapport après le coup de feu. Il convient aussi à un foyer qui ne chasse pas, à condition de lui offrir de longues sorties quotidiennes et un véritable travail de flair. Lorsqu’il est suffisamment dépensé, il peut se montrer calme et affectueux avec les siens à la maison.

Le rappel, sa limite principale

Sa quête fait sa valeur sur le terrain, mais complique les promenades en liberté. Si vous n’avez ni le temps ni l’envie d’entretenir ce rappel pendant toute l’adolescence et au-delà, cette race n’est pas le bon choix.

Pour qui ? Pas pour qui ?

Ce chien convient bien :

  • aux chasseurs qui cherchent un chien polyvalent, particulièrement doué pour le rapport ;
  • aux foyers très actifs, capables de tenir ce rythme en janvier comme en juillet ;
  • aux familles actives avec enfants, capables de surveiller les interactions avec ce grand chien énergique ;
  • à ceux qui veulent un chien vigilant sans chercher un chien de garde.

Il convient moins :

  • aux personnes absentes toute la journée, en raison de son fort attachement à sa famille ;
  • à ceux qui cherchent un chien d’intérieur, satisfait de courtes sorties ;
  • aux maîtres qui veulent pouvoir lâcher leur chien sans avoir travaillé le rappel ;
  • aux foyers qui possèdent de petits animaux et ne peuvent pas organiser une présentation progressive, une séparation sécurisée ou une surveillance adaptée.

Une race à chercher auprès d’éleveurs sérieux

Trouver un chiot demande de la patience. Pour annoncer une portée, le club français demande normalement que les deux parents atteignent au moins la cotation 2/6, avec des dérogations propres au Grand épagneul de Münster et au Langhaar. Certains éleveurs allemands, belges ou britanniques réalisent davantage de dépistages que ce qui est demandé en France. Ce sont toutefois les résultats propres aux parents qu’il faut examiner, et non le seul pays de naissance du chiot. Quel que soit le pays de l’élevage, demandez les résultats des hanches et des yeux, le statut génétique pour l’hyperuricosurie et les radiographies des coudes lorsqu’elles ont été réalisées. Sur le plan légal, un chiot ne peut pas vous être cédé avant l’âge de 8 semaines. Le chiot doit être identifié et remis avec une attestation de cession, un certificat vétérinaire et un document présentant ses caractéristiques et ses besoins. Vous devez avoir signé le certificat d’engagement et de connaissance, qui doit vous avoir été délivré au moins 7 jours avant la cession.

FAQ

D’où vient le Grand épagneul de Münster ?

D’Allemagne, plus précisément du Münsterland, en Westphalie. La race a été constituée à partir des chiens blanc et noir écartés du standard du chien d’arrêt allemand à poil long.

Quelle taille et quel poids fait-il ?

Le standard fixe 60 à 65 cm au garrot chez le mâle et 58 à 63 cm chez la femelle, avec une tolérance de +2 cm, pour un poids d’environ 30 kg.

Combien coûte un chiot ?

Les derniers tarifs français retrouvés se situaient autour de 800 à 1 000 €, mais certains datent de plusieurs années. Les portées sont trop rares pour établir un prix moyen fiable.

Quelle est son espérance de vie ?

Généralement supérieure à 10 ans. Les données britanniques disponibles situent l’âge médian au décès autour de 11 ans.

Peut-il vivre en appartement ?

L’appartement n’est pas le cadre le plus simple pour lui. Il peut toutefois s’y adapter si son maître lui consacre chaque jour de longues sorties, du travail de flair et suffisamment de présence.

Est-il facile à éduquer ?

Il apprend vite et cherche à coopérer, ce que le standard résume par sa docilité. La difficulté ne vient pas de l’apprentissage, mais du maintien du rappel face au gibier.

Aboie-t-il beaucoup ?

La race n’est pas particulièrement décrite comme aboyeuse à la maison. La voix mise en avant par la sélection allemande est celle que le chien donne sur le gibier.

A-t-il besoin de beaucoup d’exercice ?

Le Royal Kennel Club indique un besoin de plus de 2 heures d’exercice par jour, en combinant marche, course libre en zone sécurisée et travail de nez.

Quelle différence avec le Petit épagneul de Münster ?

Ce sont deux races distinctes, pas deux tailles d’une même race. Le Petit est nettement plus petit et porte une robe brune et blanche, quand le Grand est blanc à plages et mouchetures noires, ou grisonné, avec la tête noire. Les deux races ont été constituées séparément, à partir de populations fondatrices distinctes.

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