Ce qu’il faut savoir sur l’insuffisance rénale chez le chien
C’est une maladie grave qui se déclare lorsque les reins de l’animal ne parviennent pas à assumer leur rôle de filtres de l’organisme de manière normale. (Il faut savoir que les) reins sont responsables du maintien de l’équilibre des électrolytes et des fluides ; de plus, ils aident le corps à se débarrasser de ses déchets métaboliques.
Notez que l’insuffisance rénale canine peut être aiguë ou chronique.
L’insuffisance rénale aiguë
L’insuffisance rénale aiguë se distingue par sa violence foudroyante. Elle se manifeste en quelques heures à quelques jours, souvent à la suite d’un événement soudain, comme une intoxication, une infection ou une obstruction des voies urinaires. Elle est grave parce qu’elle peut rapidement mettre la vie du chien en danger si elle n’est pas prise en charge immédiatement.
Retenez que cette forme peut, dans certains cas, être réversible. En effet, si la cause est identifiée et traitée très vite, le rein peut retrouver une partie ou la totalité de sa fonction. Toutefois, la récupération dépend du degré des lésions : plus elles sont importantes, plus le risque de séquelles est élevé.
Sachez que l’insuffisance rénale aiguë demande une hospitalisation urgente. Le canidé est placé sous perfusion pour rétablir la circulation sanguine rénale et éliminer les toxines accumulées. Le suivi intensif des paramètres vitaux et biochimiques est indispensable, car la situation peut évoluer rapidement.
L’insuffisance rénale chronique
L’insuffisance rénale chronique est totalement différente. Elle ne survient pas brutalement, mais progresse lentement et silencieusement. Dans les premiers temps, l’animal semble en bonne santé, ce qui explique pourquoi la maladie est souvent détectée à un stade avancé. C’est une affection irréversible, car les cellules rénales détruites ne se régénèrent pas.
Sachez que cette maladie demande une prise en charge à vie. L’objectif n’est pas de guérir, mais de ralentir la dégradation et d’assurer au chien la meilleure qualité de vie possible. Un suivi vétérinaire régulier est ainsi indispensable, avec des contrôles sanguins et urinaires pour ajuster les soins.
Contrairement à la forme aiguë, celle-ci touche plus souvent les chiens âgés ou certaines races prédisposées. Elle s’inscrit dans le temps et demande une adaptation quotidienne, notamment via l’alimentation, la gestion de l’hydratation et des médicaments spécifiques selon son évolution.
Les races les plus concernées
Certaines races de chiens présentent une prédisposition génétique ou morphologique qui les rend plus sensibles aux pathologies rénales. Cela ne veut pas dire que tous les individus seront atteints, mais la vigilance doit être renforcée pour ces toutous.
Parmi elles, vous retrouvez le Beagle, le Westie, le Bull Terrier, le Cairn Terrier, le Shar-Peï, le Caniche, le Cocker, le Pinscher, le Shih Tzu et le Lhassa Apso.
Notez que même si ces races sont statistiquement plus exposées, tous les chiens peuvent être touchés par l’insuffisance rénale, en particulier avec l’âge. C’est pourquoi il est important de savoir reconnaître les signes et de surveiller votre compagnon, quelle que soit sa race.
Son espérance de vie
La durée de vie d’un chien atteint d’insuffisance rénale dépend de l’origine de la maladie et du stade auquel elle est diagnostiquée. Comme la réactivité de l’organisme varie d’un chien à l’autre, il est difficile d’établir des statistiques précises. On peut, cependant, dégager quelques tendances :
Si le diagnostic est précoce
Lorsqu’elle est détectée tôt et rapidement prise en charge par le vétérinaire, la maladie peut être stabilisée. Dans ce cas, le chien a de grandes chances de bénéficier d’une durée de vie presque normale.
À un stade modéré
Si la maladie est déjà avancée au moment du diagnostic, les chances de survie diminuent, même avec un traitement adapté. L’évolution dépend alors de la capacité des reins à compenser leurs pertes de fonction.
En phase terminale
Lorsque l’insuffisance rénale atteint un stade très avancé, l’organisme du chien est trop affaibli. Les reins ne parviennent plus à assurer leurs fonctions vitales, ce qui limite fortement l’espérance de vie malgré les soins.
Les signes d’une insuffisance rénale canine
Un chien atteint d’insuffisance rénale peut manifester plusieurs symptômes :
Une soif excessive et des urines plus abondantes
Le chien boit davantage et urine plus fréquemment. Chez certains individus, surtout les plus âgés, des difficultés à uriner peuvent apparaître si des calculs obstruent partiellement l’urètre.
Des nausées et vomissements répétés
La maladie entraîne souvent des nausées et des vomissements. Aux stades avancés, ceux-ci peuvent contenir de la bile, voire un peu de sang.
Une perte d’appétit et un amaigrissement
Un manque d’envie de manger ou un refus de s’alimenter se traduisent par une perte de poids progressive et une faiblesse générale.
Un poil terne et une mauvaise haleine
L’aspect du chien change : son pelage devient moins brillant et son haleine dégage une odeur désagréable. Des lésions ou une inflammation buccale peuvent également apparaître.
Une fatigue et un abattement
Le canidé semble moins vif, parfois nerveux ou irritable. Il peut aussi paraître abattu, faible et sans énergie.
Une démarche difficile
Des difficultés à se lever, à marcher ou une raideur inhabituelle peuvent témoigner d’un organisme affaibli par l’insuffisance rénale.
Des crises de convulsions
Dans les cas les plus graves, le canidé peut présenter des convulsions, liées à l’accumulation de toxines dans son organisme.
Des problèmes oculaires
Un décollement de la rétine ou de petites hémorragies dans les yeux (rougeurs visibles dans le blanc de l’œil) peuvent aussi se manifester.
Comment savoir si mon chien est atteint d’insuffisance rénale ?
Si vous observez chez votre chien un ou plusieurs signes évoquant un problème rénal, il est indispensable de consulter rapidement un vétérinaire. Seuls des examens et des analyses spécifiques permettent de poser un diagnostic fiable et de savoir si les reins sont touchés :
Une analyse sanguine pour mesurer les substances filtrées par les reins
Un simple prélèvement sanguin permet de vérifier le taux d’urée, de créatinine, de phosphates et de potassium. Lorsque ces valeurs sont trop élevées, cela signifie que les reins ne filtrent plus correctement les déchets de l’organisme. Plus la créatinine est haute, plus l’insuffisance rénale est avancée. Cette analyse donne aussi des indications sur d’éventuels déséquilibres comme une baisse du calcium ou une acidose.
Une analyse d’urine pour détecter des anomalies et une infection urinaire
L’examen des urines complète le bilan sanguin. Il permet de repérer une augmentation anormale des cellules sanguines, des protéines ou du glucose, mais aussi la présence de cristaux. L’analyse peut également révéler une infection urinaire en identifiant certaines bactéries.
Une biopsie rénale pour évaluer la gravité des lésions
Dans certains cas, le vétérinaire peut proposer une biopsie rénale. Cet examen consiste à prélever un petit fragment du rein afin d’analyser la nature et l’étendue des lésions. Cela aide à préciser la gravité de l’insuffisance rénale et à adapter le traitement.
De l’imagerie médicale et des examens complémentaires
L’échographie abdominale est très utile pour observer la taille, la structure et le volume des reins. Elle permet de vérifier la présence éventuelle d’une tumeur, de calculs rénaux, de kystes ou d’une obstruction des voies urinaires.
Selon la situation, d’autres examens peuvent être pratiqués : radiographie, examen de fond d’œil, culture urinaire ou encore mesure de la pression artérielle. Un électrocardiogramme peut aussi être réalisé pour contrôler l’impact du taux de potassium sur le cœur.
Une fois tous ces résultats réunis, le vétérinaire est en mesure d’établir un diagnostic précis et de proposer le traitement le mieux adapté à votre compagnon poilu.
Quelles en sont les différentes causes ?
L’insuffisance rénale peut apparaître brutalement (forme aiguë) ou s’installer progressivement au fil des mois et des années (forme chronique). Ses origines sont multiples :
L’âge et l’usure naturelle des reins
Avec le temps, les reins d’un chien s’abîment progressivement. Les cellules rénales se renouvellent moins bien, ce qui réduit leur capacité à filtrer les déchets. C’est la cause la plus fréquente d’insuffisance rénale chronique.
Vous savez aussi que certains canidés sont aussi génétiquement plus prédisposés à développer des problèmes rénaux en vieillissant. Par exemple, le Cavalier King Charles et le Golden Retriever présentent un risque accru. On remarque souvent que les premiers signes apparaissent vers l’âge de 7 à 8 ans et qu’ils s’accentuent avec l’avancée en âge.
Les infections urinaires et maladies rénales
Une simple cystite non traitée peut remonter vers les reins et se transformer en pyélonéphrite, une infection qui attaque directement le tissu rénal.
La leptospirose, une maladie bactérienne transmise par l’urine de rongeurs, est particulièrement redoutable : elle peut provoquer une insuffisance rénale aiguë sévère, souvent associée à des vomissements et une forte fièvre.
D’autres maladies inflammatoires chroniques, comme la glomérulonéphrite (atteinte des filtres des reins), fragilisent petit à petit l’organe et conduisent à une perte irréversible de sa fonction.
Les calculs, kystes et malformations congénitales
Certains chiens développent des calculs rénaux, qui obstruent partiellement ou totalement les voies urinaires. Cette obstruction empêche l’urine de s’écouler normalement, ce qui provoque une accumulation de pression et détériore les reins.
Des kystes rénaux (sacs remplis de liquide) peuvent aussi perturber la structure du rein. Chez certains chiens, la maladie polykystique rénale, d’origine génétique, entraîne la formation de multiples kystes qui finissent par détruire le tissu rénal.
Enfin, il existe des malformations congénitales du système urinaire qui compromettent le bon travail des reins dès la naissance, même si les symptômes ne se manifestent parfois que plus tard dans la vie.
Les intoxications et produits toxiques
Le rein est un organe filtre. Lorsqu’un chien ingère une substance toxique, ce sont souvent les reins qui en subissent les plus gros dégâts.
Parmi les toxiques les plus dangereux, vous trouvez le raisin et les raisins secs (capables de provoquer une insuffisance rénale aiguë, même en petite quantité), certains médicaments humains (comme les anti-inflammatoires [ibuprofène, aspirine, paracétamol]), des plantes (comme le lys, extrêmement toxique pour les reins), l’antigel (l’éthylène glycol attire parfois les chiens à cause de son goût sucré mais il détruit les reins en quelques heures).
Les intoxications font partie des causes les plus urgentes : plus le chien est pris en charge tôt, plus ses chances de récupération augmentent.
Les troubles cardiovasculaires et métaboliques
Les reins ont besoin d’une bonne circulation sanguine pour fonctionner correctement. Lorsque le cœur est affaibli ou que la pression artérielle est trop basse, les reins ne sont plus suffisamment irrigués. À l’inverse, une hypertension artérielle (pression trop élevée) endommage petit à petit les vaisseaux sanguins du rein et favorise la perte de fonction.
Certaines maladies métaboliques jouent aussi un rôle majeur : le diabète, par exemple, surcharge les reins et accélère leur vieillissement. L’hypercalcémie (excès de calcium dans le sang), qu’elle soit due à un trouble hormonal ou à une tumeur, peut également être toxique pour les reins.
Les causes accidentelles et traumatiques
Un accident de la voie publique, une chute violente ou une hémorragie importante peuvent réduire brutalement l’apport sanguin aux reins. Dans ce cas, l’insuffisance rénale est dite « aiguë » : elle apparaît soudainement, avec des symptômes graves (abattement, vomissements, arrêt de la production d’urine). Ces situations nécessitent une hospitalisation rapide, car la survie du chien dépend d’une réhydratation et d’un traitement intensif.
Comment évolue la maladie ?
Il faut savoir que l’insuffisance rénale, selon son stade, n’évolue pas de la même façon. Lorsqu’elle est aiguë, elle évolue rapidement alors qu’une fois qu’elle est chronique, cette évolution se manifeste par paliers. Seules des analyses de la créatinine et de l’urée permettent d’identifier à quel stade se trouve une insuffisance rénale canine. Quand leurs taux commencent à baisser, le chien entre dans le processus de guérison.
L’IRIS (International Renal Interest Society) définit quatre stades d’évolution de cette maladie rénale :
Le stade 1 : la phase précoce ou compensée
À ce stade, les reins commencent à perdre leur efficacité, mais le corps compense encore bien cette perte. Les lésions sont présentes, mais les fonctions vitales sont maintenues.
Le chien ne présente généralement aucun signe clinique visible. Les analyses sanguines peuvent montrer une légère augmentation de la créatinine ou une protéinurie discrète.
Il est recommandé d’instaurer une surveillance régulière avec des bilans sanguins et urinaires. Une alimentation adaptée, pauvre en phosphore et en protéines, peut être introduite à titre préventif. Le contrôle de la pression artérielle est également conseillé.
Le stade 2 : l’insuffisance rénale légère à modérée
La capacité de filtration des reins diminue davantage, ce qui entraîne une accumulation progressive de toxines dans le sang.
Le chien commence à boire et uriner plus que d’habitude (polyurie / polydipsie). Il peut montrer une fatigue légère, une perte d’appétit occasionnelle et un pelage moins brillant.
Une diète rénale spécifique devient essentielle. Des suppléments, tels que les acides gras oméga-3 ou les antioxydants, peuvent aider à ralentir la progression. Des médicaments pour réguler la tension artérielle et limiter l’absorption du phosphore sont souvent prescrits.
Le stade 3 : l’insuffisance rénale modérée à avancée
La fonction rénale est significativement altérée. Les toxines s’accumulent dans le sang, affectant plusieurs organes.
Les signes cliniques deviennent plus marqués : vomissements, perte de poids, mauvaise haleine (due à l’urémie), ulcères buccaux et déshydratation. Le canidé peut aussi devenir plus apathique.
Une fluidothérapie (perfusion ou administration de liquides sous-cutanés) est souvent nécessaire pour soutenir l’hydratation. Des médicaments anti-nauséeux, des chélateurs de phosphates et des traitements pour l’anémie peuvent être ajoutés. Le suivi vétérinaire doit être rapproché.
Le stade 4 : l’insuffisance rénale terminale
Les reins ne remplissent plus leur rôle. Le taux de toxines dans le sang est très élevé, mettant en danger la vie de l’animal.
Le chien peut refuser de s’alimenter, présenter des ulcères buccaux et des vomissements répétés, une perte de poids extrême, des troubles neurologiques (désorientation, convulsions), et sombrer dans un état de léthargie profonde, voire de coma.
À ce stade, les soins sont essentiellement palliatifs. L’hospitalisation peut être envisagée pour soulager les symptômes. Si la souffrance devient trop importante et irréversible, une euthanasie peut être discutée avec le vétérinaire praticien, dans le respect du bien-être de l’animal.
Quels sont les traitements ?
Le vétérinaire, après examen et tests, pourra diagnostiquer à quel stade d’insuffisance rénale se trouve votre chien. Différents traitements pourront être prescrits :
Des médicaments symptomatiques
Ces traitements ne guérissent pas les reins, mais soulagent les effets secondaires. Il s’agit d’anti-nauséeux (comme le Maropitant) qui vont calmer les vomissements et améliorer l’appétit. Sont également recommandés des anti-acides (Oméprazole par exemple) en cas d’ulcères gastriques ou de reflux. Le professionnel de santé animale peut aussi prescrire des protecteurs de la muqueuse intestinale (exemple : Sucralfate) pour limiter les irritations digestives.
Des perfusions et une réhydratation
Elles sont indispensables en cas de crise aiguë ou de déshydratation sévère. Le vétérinaire recommande généralement du sérum physiologique (ou du Ringer lactate) pour rétablir l’équilibre hydrique. Des perfusions sous-cutanées à domicile peuvent parfois être proposées lors d’une insuffisance rénale chronique, pour maintenir l’hydratation. Sachez que le médecin animalier peut enseigner aux propriétaires comment administrer les perfusions à la maison, si nécessaire.
Des antibiotiques en cas d’infection associée
Les reins peuvent être affectés par des infections urinaires ou rénales. Dans ces cas, il est alors prescrit une antibiothérapie ciblée (après analyse d’urine et antibiogramme), une surveillance stricte (car certains antibiotiques sont néphrotoxiques, c’est-à-dire toxiques pour les reins). Nous vous mettons en garde de ne jamais pratiquer d’automédication, car un antibiotique mal choisi peut aggraver la situation.
Des diurétiques, à utiliser avec prudence
Les diurétiques sont utilisés dans des cas très spécifiques. Par exemple, le Furosémide sert à éliminer l’excès de liquide en cas d’œdème ou d’insuffisance cardiaque associée. Il est contre-indiqué en cas de déshydratation, car il peut aggraver la perte d’eau et de minéraux.
Des médicaments pour la pression artérielle
L’hypertension est fréquente chez les chiens atteints d’insuffisance rénale. Le vétérinaire leur fournit alors des inhibiteurs de l’enzyme de conversion (exemple : Bénazépril) pour protéger les reins et réguler la tension. Il recommande aussi un suivi régulier, car une tension trop basse peut aussi poser problème.
Un traitement contre l’anémie
Quand les reins ne produisent plus assez d’érythropoïétine (Epo), le chien doit prendre des suppléments de fer (si une carence est identifiée) ou de l’érythropoïétine recombinante (dans certains cas avancés, sous contrôle médical strict).
Une régulation des minéraux
Les déséquilibres électrolytiques (phosphocalciques) sont fréquents. Le vétérinaire prescrit alors des chélateurs de phosphate (comme l’Hydroxyde d’aluminium) pour limiter l’absorption intestinale, des suppléments de potassium (en cas d’hypokaliémie, c’est-à-dire si le taux de potassium est trop bas) et parfois de la vitamine D active (pour réguler le métabolisme osseux).
Des soins complémentaires
En soutien au traitement principal, l’animal devra bénéficier d’acides gras oméga-3 (pour leurs effets anti-inflammatoires), de probiotiques rénaux (pour aider à éliminer les toxines via le système digestif) et de phytothérapie (certaines plantes peuvent soutenir la fonction rénale, mais toujours validées par le vétérinaire).
Comment prévenir l’insuffisance rénale canine ?
Les meilleures mesures de prévention de l’insuffisance rénale chez le chien sont les suivantes :
Adoptez une alimentation équilibrée et adaptée
Ce que vous mettez dans la gamelle de votre toutou a un impact direct sur ses reins. Vous devez ainsi éviter les excès de protéines et de phosphore, surtout chez les chiens âgés ou sensibles. Veillez à favoriser des aliments riches en antioxydants et oméga-3 pour protéger les tissus rénaux. Prenez soin aussi de proposer une hydratation constante à votre animal ; privilégiez ainsi les aliments humides ou ajouter de l’eau aux croquettes.
Pour plus d’informations, rendez-vous à notre paragraphe ci-après spécialement dédié à l’alimentation du chien en insuffisance rénale.
Assurez un suivi vétérinaire régulier
La prévention passe par l’anticipation. Faites pratiquer des bilans sanguins et urinaires annuels (dès l’âge de 7 ans ou plus tôt pour les races à risque), un contrôle de la tension artérielle (car l’hypertension abîme les reins silencieusement) et une analyse d’urine (pour détecter précocement des protéines ou des infections).
Évitez les substances néphrotoxiques
Certains produits sont de vrais poisons pour les reins. Éloignez votre compagnon à quatre pattes des médicaments humains (tels que l’Ibuprofène ou le Paracétamol), des plantes toxiques (lys, Dieffenbachia, aloé véra et autres), des produits ménagers et de l’antigel. En cas d’ingestion suspecte, rendez-vous chez le médecin animalier sans attendre.
Veillez à une bonne hygiène urinaire
Vous vous doutez qu’un système urinaire sain, c’est la garantie de reins protégés. Pour cela, organisez des sorties régulières avec votre animal (pour éviter la rétention d’urine). Surveillez ses mictions (fréquence, couleur, douleur éventuelle) et adoptez un toilettage adéquat autour des parties génitales (surtout chez les chiens à poils longs).
Gardez un mode de vie sain et un environnement serein
Le stress chronique peut affecter la santé globale d’un animal, y compris les reins. Faites pratiquer à votre toutou une activité physique régulière, adaptée à son âge et à sa race. Gardez-lui un environnement calme, en évitant les sources de stress prolongé. Surveillez aussi son poids, car l’obésité est un facteur aggravant.
Quelle alimentation pour un chien atteint d’insuffisance rénale ?
L’insuffisance rénale chronique du chien exige un réajustement nutritionnel rigoureux et complet. Sa prise en charge par l’alimentation est, par ailleurs, aussi importante que le traitement médical.
L’objectif est tout simplement de limiter la progression des lésions rénales, de réduire la formation des toxines tout en préservant la qualité de vie globale de l’animal. Le choix entre croquettes, pâtée ou alimentation maison dépendra dès lors du stade de la maladie, du niveau de gourmandise du chien, de ses préférences en termes de texture et bien sûr, des recommandations de votre vétérinaire.
Les croquettes recommandées
Les croquettes rénales peuvent combler leur manque d’hydratation par une faible teneur en phosphore, des protéines de haute qualité bien que souvent en quantité plus faible que dans l’alimentation humide, et un taux élevé d’oméga-3 pour limiter l’inflammation et l’hypertension rénale).
Les chiens touchés par la pathologie ont aussi tendance à perdre leur appétit, sachant que l’alimentation sèche n’est pas non plus connue pour être la plus attrayante en raison du manque d’humidité. De ce fait, elles devront aussi contenir des ingrédients et superingrédients qui renforcent l’appétence.
Ultra Premium Direct – Croquettes Sans Céréales Chien Digestion Sensible Toutes Tailles

Sans gluten, ces croquettes Ultra Premium Direct contiennent de l’agneau, du riz, de la levure de bière, de l’huile de saumon et du thym. Ces croquettes conviennent aux chiens de toutes tailles.
Une ration : 15 grammes de croquettes par kilo de poids du chien.
Le prix :
À partir de 28,90 euros.
Notre avis :
Ce produit offert sous forme de croquettes est non seulement de grande qualité mais, selon nous, il répond adéquatement aux exigences du système digestif sensible d’un chien qui présente de l’insuffisance rénale. De plus, son contenu bénéficie à son système urinaire et à son système immunitaire.

La pâtée
Lorsqu’il est question d’insuffisance rénale, on préconise très fréquemment la nourriture humide. Étant donné que la ration ménagère est moins répandue que les options industrielles, c’est la pâtée qui est alors synonyme de solution alimentaire la plus optée. Elle présente l’avantage de bénéficier d’une haute teneur en humidité, ce qui est idéal pour favoriser l’hydratation et diluer les toxines.
Elle est aussi souvent mieux tolérée par les chiens qui ont un petit appétit grâce à sa texture et son odeur plus intense. Comme les croquettes, la pâtée rénale est formulée avec moins de minéraux, des protéines légères et des oméga. Son coût est toutefois plus élevé que celui de l’alimentation sèche.
L’alimentation maison
Si l’alimentation humide semble convenir à votre chien, mais que les options industrielles ne lui laissent guère le choix requis, la nutrition maison peut être une excellente alternative pour un chien en insuffisance rénale. Celle-ci permet un contrôle précis des ingrédients, tout comme la possibilité de choisir entre une huile de poisson et une huile végétale ultra-équilibrée comme l’huile de colza. Vous aurez aussi la possibilité de choisir le mode de cuisson, par exemple, en privilégiant les légumes cuits à la vapeur pour garder saveurs et hydratation optimale. La possibilité de choisir les ingrédients peut aussi vous amener à sélectionner les glucides les plus digestes comme le quinoa ou le riz brun.
Elle est souvent mieux adaptée aux chiens difficiles ou allergiques. Cependant, elle demande l’accompagnement d’un vétérinaire nutritionniste au risque d’éviter les carences en vitamines et en minéraux ou encore garantir l’équilibre du régime. Elle demande aussi plus de temps de préparation et une plus grande rigueur, car, cette fois-ci, vous serez amené à tout sélectionner un à un par vous-même.
Idée recette : Poulet au riz brun
Cette recette assez simple et qui plaît à la plupart des canins privilégie des protéines maigres et hautement digestibles à l’instar du poulet, un apport réduit en phosphore et des glucides durables faciles à assimiler avec le riz brun.
Les légumes sont pauvres en oxalates et riches en fibres, tandis qu’on y ajoute une source d’acides gras oméga 3 pour mieux gérer l’inflammation. N’oubliez pas qu’il s’agit d’une recette maison que l’ajout d’un complément minéralo-vitaminique adapté est indispensable pour combler les carences naturelles des ingrédients.
Ingrédients
- 120 g de filets de poulet cuit, de préférence sans peau ou toute autre viande faible en phosphore ;
- 80 g de riz brun longuement cuit ;
- 60 g de courgettes cuites à la vapeur ;
- 20 g de carottes cuites à la vapeur ;
- 7 ml d’huile de colza ou de saumon, selon les préférences ;
- 1 complément minéralo-vitaminique adapté à l’animal.
Préparation
- Cuire le filet de poulet à la vapeur ou à l’eau, puis le couper en petits morceaux pour faciliter son absorption.
- Dans le même temps, faire cuire le riz brun deux fois plus longtemps qu’habituellement.
- Cuire la courgette et la carotte à la vapeur, puis les couper en petits dés également.
- Dans un grand récipient et après avoir laissé un peu refroidir, mélanger le poulet, le riz, les légumes avec l’huile et le complément minéralo-vitaminique.
- Pour plus d’appétence et d’hydratation, vous pouvez aussi agrémenter de 50 ml de bouillon de poulet maison sans assaisonnement. Auquel cas, l’ajouter tiède de préférence.
- Laisser refroidir à température ambiante, puis servir.
Les rations ménagères par les traiteurs
Certains produits sont préparés par des traiteurs et les recettes sont définies par des vétérinaires certifiés.
Les rations ménagères sont savoureuses, contiennent des protéines saines (poulet, poisson, bœuf, porc ou canard) brutes et peu de matières grasses (15 à 20%). Leur haut pourcentage d’humidité (70 à 75%) garantit une hydratation optimale, ce qui bénéficie au système rénal et urinaire de votre chien.
Dog Chef

40 grammes par kilo (chien adulte)
Leurs prix :
1,50 euro par jour en moyenne
Notre avis :
Nous avons testé la marque Dog Chef et nous recommandons particulièrement le Plan Frais préparés par des traiteurs professionnels. Ce produit répond parfaitement aux critères recherchés (protéines saines, fibres, bon gras, acides aminés, vitamines et minéraux). Les repas sont présentés sous forme de rations ménagères, et les aliments sont cuits à basse température. De plus, ce produit est approuvé par des vétérinaires certifiés.

Les friandises
Il ne s’agit toutefois pas de n’importe quelles friandises. En associant des snacks spécifiques à une alimentation 100 % adaptée, qu’elle soit sèche, humide ou ménagère, on maximise d’emblée les chances de rémission et de stabilité pour le chien en insuffisance rénale. Ces extras diététiques pro-rénaux seront formulés pour limiter les toxines et soutenir la fonction affaiblie, contribuant pleinement à tout un panel de solutions disponibles pour prévenir les crises aiguës et améliorer la santé de manière durable.
Notre avis et nos recommandations
L’insuffisance rénale canine est une pathologie grave qui nécessite une prise en charge rapide pour ralentir l’évolution de la maladie et préserver la qualité de vie du canidé.
Voici nos principales recommandations à son sujet :
Consultez un vétérinaire
Au moindre signe (soif excessive, vomissements, perte d’appétit), consultez un professionnel de santé animale pour établir un diagnostic précis et un suivi adéquat.
Adoptez une alimentation adaptée
Offrez une nourriture spécifique pour insuffisance rénale à votre compagnon poilu, afin de réduire la charge sur ses reins et limiter l’accumulation de toxines.
Maintenez une hydratation optimale
Assurez-vous que votre toutou ait un accès permanent à l’eau. Dans certains cas, des perfusions sous-cutanées peuvent être nécessaires.
Surveillez les infections
Les chiens atteints de troubles rénaux sont plus sensibles aux maladies infectieuses et aux infections urinaires. Surveillez votre compagnon de près et veillez à le traiter rapidement le cas échéant.
Assurez un suivi régulier chez le vétérinaire
Effectuez des contrôles médicaux périodiques pour ajuster l’alimentation et le traitement, selon l’évolution de la maladie.
FAQ
Est-ce qu’un chien peut vivre avec une insuffisance rénale ?
L’espérance de vie d’un chien aux prises avec ce problème de santé dépend de plusieurs critères : son âge, sa race, son état de santé général, la sévérité de l’insuffisance rénale, la qualité de son alimentation et des soins qui lui sont prodigués. Au stade 1, sa durée de vie est quasi normale ; au stade 2 son espérance de vie est un peu plus courte. Au stade 3, sa durée de vie est compromise ; il ne vivra pas plusieurs années. Au stade 4, il est en phase terminale ; sa durée de vie se compte en jours ou quelques mois. Évidemment, chez les chiens âgés, la détérioration rénale est plus rapide dans les derniers stades.
Est-ce que le chien souffre avec une insuffisance rénale ?
Dépendant de la cause qui a déclenché l’insuffisance rénale, un chien peut ressentir de l’inconfort et/ou de la douleur et devenir souffrant. Les symptômes physiques associés à l’insuffisance rénale chez le chien sont les suivants : fatigue, nausées, crampes musculaires, diarrhées, nervosité, perte d’appétit, détresse respiratoire, œdème aux pattes, difficulté à uriner et mictions nocturnes. Le vétérinaire peut modérer et soulager ces symptômes en adoptant différentes approches (médicaments, traitements…).
Comment aider un chien en insuffisance rénale ?
Différentes mesures peuvent contribuer à aider un chien qui souffre d’insuffisance rénale.
– Hydratez bien votre chien. Un meilleur apport en eau servira à éliminer les toxines. Donnez une alimentation humide à votre animal.
– Privilégiez pour votre chien une nourriture protéinée de haute qualité mais très digeste. Plusieurs vétérinaires recommandent de diminuer les portions de protéines carnées, si l’appétit du chien est normal.
– Optez pour des croquettes ou de la pâtée faibles en sodium et en phosphore.
– Augmentez l’apport en acides gras essentiels (Omega 3 sous forme, par exemple, de poissons gras ou d’un peu d’huile de colza). Ces acides soutiennent la fonction rénale.
Il est possible que votre vétérinaire prescrive un complément alimentaire quotidien pour que l’organisme de votre chien maintienne l’équilibre de sa fonction rénale.
Comment savoir si mon chien fait une crise d’urée ?
Lorsque le taux d’urée est trop élevé (crise d’urée), d’après les analyses sanguines faites par le vétérinaire, le chien peut présenter les symptômes suivants :
Perte d’appétit
Nausées
Vomissements
Mauvaise haleine
Constipation ou diarrhée
Apathie, faiblesse
Aspect terne du pelage
Si cette crise est associée à de l’insuffisance rénale, on peut alors observer une augmentation de la soif (polydipsie), de la déshydratation, une diminution ou augmentation de la quantité d’urine, une perte de poids.
Comment meurt un chien en insuffisance rénale ?
Un chien rendu au stade terminal de l’insuffisance rénale voit son état général se dégrader et développe de l’anxiété. Les toxines accumulées dans ses poumons et le cerveau lui causent des souffrances. Il peut aussi devenir comateux. Pour ces raisons, il est souvent souhaitable de ne pas prolonger cette agonie douloureuse, pour le chien et pour son maître. Si les traitements sont arrivés à leur limite, demandez à votre vétérinaire d’évaluer la situation. Il sera en mesure de vous conseiller ou non l’euthanasie de votre chien
Comment évolue la maladie rénale chez le chien jusqu’à la fin de vie ?
L’évolution de la maladie est progressive, avec une aggravation des symptômes : épuisement, diminution de l’appétit, vomissements, déshydratation… Un suivi vétérinaire approprié et une nutrition adéquate peuvent freiner la progression ; néanmoins, au stade avancé, l’avenir devient incertain.
Quels sont les 5 stades de l’insuffisance rénale chez le chien ?
Selon l’IRIS (International Renal Interest Society), ils sont :
Stade 1 : altération de la fonction rénale sans manifestation symptomatique.
Stade 2 : manifestations légères, niveau de créatinine modérément supérieur
Stade 3 : symptômes plus prononcés, nécessité de traitement.
Stade 4 : insuffisance grave, qualité de vie diminuée.
Stade terminal : soins palliatifs et apaisants (généralement liés à la phase 4)