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Les maladies du rat domestique

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Les maladies du rat domestiques

Le rat domestique, malgré sa robustesse, peut être touché par plusieurs maladies. Certaines restent bénignes, tandis que d’autres peuvent être graves, voire transmissibles à l’homme. Découvrez ces différentes affections pour pouvoir agir rapidement et protéger à la fois la santé de votre compagnon et la vôtre…

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Quels sont les signes d’un rat domestique malade ?

rat malade

Un rat en bonne santé est curieux, vif et propre. Lorsqu’il tombe malade, son comportement ou son apparence changent de manière visible. Voici les signes que vous pouvez observer :

Un changement de comportement

Un rat malade est souvent plus calme, moins joueur ou reste isolé de ses compagnons. Il peut aussi refuser les caresses ou dormir beaucoup plus que d’habitude.

Une perte d’appétit et de poids

L’animal a moins d’intérêt pour la nourriture ou l’eau. Il peut alors perdre du poids rapidement, surtout au niveau du dos et des flancs.

Des difficultés respiratoires

Les rats sont sensibles aux affections respiratoires. Elles se manifestent par des éternuements, des sifflements, une respiration bruyante ou un écoulement nasal.

Un poil terne et un manque de toilette

Un animal malade a tendance à se négliger : il fait moins sa toilette que d’habitude. Son pelage devient alors terne, ébouriffé ou parsemé de croûtes. Il peut aussi dégager une odeur plus forte que d’habitude.

Des complications oculaires ou nasales

Un rongeur malade a généralement les yeux rouges, gonflés ou qui coulent. Il présente également une sécrétion rouge (porphyrine) autour du nez et des yeux.

Une faiblesse générale et des troubles de la motricité

L’animal peut peiner à se déplacer, trébucher ou sembler perdre l’équilibre. Cela peut provenir d’un problème articulaire, de douleurs musculaires, d’une atteinte neurologique ou simplement d’une grande fatigue.

Des diarrhées ou de la constipation

Si vous remarquez que les crottes de votre rat domestique sont molles, collantes ou au contraire absentes, cela peut révéler un trouble digestif ou une infection.
Sachez que si plusieurs de ces signes apparaissent simultanément, vous devez rapidement consulter un vétérinaire spécialisé en petits rongeurs (appelé vétérinaire NAC – nouveaux animaux de compagnie).

Ses maladies les plus graves

rat avec vétérinaire

Certaines affections sont particulièrement graves chez le rat domestique et peuvent mettre sa vie en danger si elles ne sont pas traitées rapidement. Il s’agit de :

La mycoplasmose

La mycoplasmose est causée par la bactérie Mycoplasma Pulmoris, présente chez quasiment tous les rats. Toutefois, la maladie ne se déclenche que lorsque l’état général de votre rongeur faiblit. En effet, la bactérie dort au niveau des voies nasales ou des poumons de l’animal lorsque sa santé est parfaite. Au moindre stress ou à la moindre maladie, la mycoplasmose peut alors se déclencher.

Symptômes

Elle se manifeste par des éternuements et des difficultés à respirer. Le rat ne s’alimente plus correctement et ne boit plus (notez qu’en temps normal, le rat boit énormément). Son nez et ses yeux ont aussi des écoulements de porphyrine.
Ces symptômes doivent vous amener à consulter très vite un vétérinaire, car votre compagnon peut développer plusieurs maladies, dont la pneumonie qui peut conduire à son décès.

Traitements

Le médecin animalier prescrira alors des antibiotiques destinés à combattre ces autres maladies et des anti-inflammatoires pour soulager la gêne respiratoire. Notez que ces traitements ne permettent pas de guérir totalement la mycoplasmose, mais ils soignent la crise. Le but est de remettre votre rat en bon état de santé pour que la mycoplasmose se rendorme dans son organisme.
Sachez que le professionnel de santé animale va également préconiser la mise en place d’un traitement hygiénique, en plus du traitement médical, afin de limiter l’agression des voies respiratoire. Il consiste en l’utilisation de litières peu poussiéreuses et plus absorbantes (soit des naturelles, comme le chanvre ou les rafles de maïs, soit des synthétiques, comme un tapis absorbant ou des serviettes). En complément, des nébulisations ou des inhalations d’eau salée permettront de diminuer l’inflammation des voies respiratoires de l’animal.

Les abcès

Les abcès sont des infections causées par des bactéries qui pénètrent dans l’organisme après une morsure, une petite blessure ou une plaie infectée.

Symptômes

Cet abcès peut apparaître sur la tête, le cou, les pattes ou la queue. Une boule dure se forme, puis devient molle à mesure que le pus s’accumule. La peau autour devient souvent rouge et chaude. Cela peut aussi engendrer de la fièvre et de la fatigue.

Traitement

Pour traiter l’abcès, le vétérinaire va le percer, nettoyer la plaie et appliquer un antibiotique. S’il revient ou qu’il est profond, une hospitalisation peut être nécessaire pour bien le nettoyer et soulager la douleur.
Pour éviter toute rechute, le médecin animalier va recommander de garder la cage du rat bien propre, de désinfecter ses blessures et de surveiller quotidiennement l’hygiène de l’animal.

Les tumeurs

Les tumeurs sont assez fréquentes chez le rat. Elles peuvent être bénignes (donc sans danger) ou malignes quand elles se développent vite et envahissent les tissus autour. Elles sont souvent liées à une alimentation trop industrielle ou à certaines litières, comme le cèdre et le pin, qui dégagent des substances nocives. C’est pourquoi il est préférable de privilégier des produits naturels et sans additifs.

Symptômes

Vous pouvez remarquer une boule qui grossit sous la peau, plus ou moins dure. Votre rongeur domestique peut aussi perdre l’appétit, maigrir ou sembler fatigué.
Les femelles âgées développent souvent des tumeurs mammaires, tandis que les mâles présentent des kystes.
Selon la zone touchée, le comportement de votre animal peut aussi changer : perte de vision, déséquilibre ou baisse d’énergie.

Traitements

Quand la tumeur est bénigne et ne gêne pas le rat, le vétérinaire vous dira qu’il n’est pas utile d’intervenir. Par contre, si elle grossit vite ou provoque de la douleur, la chirurgie reste la meilleure option thérapeutique. Le médecin animalier retire alors la masse et donne ensuite un traitement pour soulager la douleur.
Sachez que certaines tumeurs, notamment au cerveau, ne peuvent pas être opérées. Dans ce cas, le professionnel de santé animale mise sur le confort de votre rongeur.
Le mieux reste évidemment la prévention, en offrant une alimentation saine, en évitant le surpoids et en vérifiant régulièrement si votre compagnon n’a pas de petite boule sous la peau.

La crise épileptique

maladie rat

Votre rat domestique peut aussi souffrir de crise d’épilepsie comme chez l’humain. Elle provient généralement d’un trouble neurologique. Certaines lignées de rats y sont particulièrement prédisposées. Sachez que le stress, une carence ou un traumatisme peuvent aussi la déclencher.

Symptômes

La crise dure au maximum 3 minutes, durant laquelle votre rongeur va se jeter partout dans sa cage. C’est assez spectaculaire, mais pas dramatique si aucun objet pouvant blesser votre rat ne se trouve à l’intérieur de sa cage. L’animal peut aussi avoir des tremblements soudains, une raideur du corps et une perte d’équilibre ou de conscience temporaire. Si la crise dure trop longtemps (plus de 5 minutes), consultez immédiatement un vétérinaire.

Traitements

Le vétérinaire spécialisé dans les NAC va prescrire des antiépileptiques et recommander un environnement calme (les rats domestiques détestent les environnements bruyants) et une alimentation équilibrée pour éviter les rechutes.

Le virus SDA

Le SDA (SialoDacryoAdenitis) est un coronavirus très contagieux chez le rat, qui se propage par l’air, au contact direct et indirect. Il touche principalement les glandes salivaires et lacrymales de l’animal, et affaiblit intensément ses défenses immunitaires. Sachez que Sialo signifie salive, Dacryo larmes et Adeno ganglion.

Symptômes

Une fois qu’il aura attrapé ce virus, votre rongeur domestique va voir son état général s’affaiblir. Il va rapidement perdre l’appétit, avoir les yeux et le cou gonflés, et connaître des problèmes respiratoires.

Traitement

Il n’y a rien à faire contre ce virus ; il s’en va de lui-même quelques jours plus tard. Cependant, entre la période d’incubation et la fin de la maladie, votre rongeur peut attraper tous les microbes qui traînent. En raison de son faible système immunitaire, un simple rhume peut ainsi être mortel.
Il est quand même conseillé d’isoler le rat malade, de le maintenir au chaud, de bien l’hydrater et de renforcer son immunité avec une alimentation riche et équilibrée.

Les petites maladies courantes

Votre compagnon poilu peut être sujet aux affections suivantes :

Un excès de porphyrine

Votre animal présente des croûtes et des taches rouges autour de ses yeux ou au niveau de son nez. Il s’agit d’un excès de porphyrine, un liquide rouge que vous pouvez confondre avec du sang. Il est généralement lié au stress, à la fatigue ou à une maladie sous-jacente (problème oculaire ou infection respiratoire).
Vous devez emmener votre compagnon chez son vétérinaire, mais il n’existe pas de traitement particulier pour un excès de porphyrine. Le médecin va en chercher la cause et vous demander de réduire le stress de l’animal ou d’améliorer son environnement.

Une conjonctivite

Votre compagnon poilu a les yeux rouges, gonflés ou larmoyants, avec des croûtes et parfois un écoulement de pus. Il a certainement attrapé froid à cause d’un courant d’air ou fait une réaction à cause de bactéries, irritants ou poussières présents dans sa cage ; il développe alors une conjonctivite.
Rendez-vous chez un vétérinaire pour qu’il vous prescrive un sérum physiologique pour nettoyer les yeux de votre rongeur et si besoin, une pommade antibiotique ou anti-inflammatoire pour empêcher l’infection de s’aggraver.

Une pododermatite

Votre animal de compagnie présente une ou plusieurs pattes rouges, irritées ou ulcérées, voire gonflées ; il souffre de pododermatite. Il peut aussi boîter et éviter de marcher. Cette maladie est souvent due à une litière inadaptée (en bois, trop abrasif), à une cage sale (présence de staphylocoques) ou à l’obésité de l’animal.
Consultez un vétérinaire pour obtenir un traitement local ou un antibiotique pour soigner l’infection. Vous désinfecterez évidemment la cage de votre compagnon, changerez sa litière (sachez que le chanvre ou le rafle de maïs est très absorbant, peu poussiéreux et confortable sous les pattes) et surveillerez son poids.

Une infection de l’oreille

Tout comme l’humain, votre rat peut souffrir d’une otite. Il penche alors la tête d’un côté ou la secoue, gratte fréquemment son oreille atteinte et celle-ci peut avoir un écoulement ou dégager une odeur assez forte et désagréable. L’animal n’apprécie pas non plus que vous le caressiez à cet endroit. Ce problème est généralement causé par des bactéries, des parasites (acariens) ou un excès de cérumen.
Votre vétérinaire procèdera à des examens sur votre rongeur domestique, comme une radio, pour savoir de quel type d’otite il s’agit (interne ou externe). Il prescrira alors des traitements locaux et antibiotiques adaptés, à administrer rapidement pour ne pas que l’otite s’infecte et cause des dommages irréversibles.

Des problèmes dentaires

Votre rat a ses dents en croissance continue et une malocclusion peut lui provoquer une salivation excessive, des difficultés à manger avec une perte de poids, ou des blessures à l’intérieur de la bouche. Cela arrive quand votre animal n’a rien à ronger pour faire ses dents. Il est donc recommandé de surveiller l’état des dents de votre compagnon régulièrement.
Pour éviter que la malocclusion ne se transforme en abcès dentaire, consultez un vétérinaire. Celui-ci va limer les dents de votre animal et vous recommander d’adapter son alimentation (elle devra faciliter la mastication et éviter les complications).

Un accident vasculaire cérébral (AVC)

Chez le rat, un AVC se manifeste par une faiblesse d’un côté du corps, une perte de coordination, des chutes ou une posture anormale (il peut pencher la tête d’un côté ou tourner en rond).
Si vous constatez ces symptômes, rendez-vous en urgence chez votre vétérinaire. Il vous indiquera comment sécuriser l’environnement et bien surveiller votre animal, et vous prescrira des soins adéquats (une bonne hydratation notamment) pour soutenir sa récupération. Pour éviter une rechute et réduire les risques, il vous préconisera un mode de vie sain et une alimentation adaptée pour votre rongeur.

Les maladies transmissibles

Certaines maladies du rat peuvent se transmettre à l’humain ou à d’autres animaux :

La leptospirose (appelée “maladie du rat”)

Chez le rat domestique, la leptospirose peut passer inaperçue ; certains animaux restent asymptomatiques, tandis que d’autres présentent une perte d’appétit, de la fatigue ou des troubles urinaires. Elle s’attrape en entrant en contact avec la bactérie Leptospira, présente dans l’urine d’animaux infectés (chiens, rongeurs…). La contamination se fait lorsque votre animal domestique est exposé à un rongeur porteur ou de l’eau stagnante souillée.

Transmission à l’humain

La bactérie Leptospira se transmet à l’homme par contact avec l’urine du rat infecté ou de l’eau contaminée, en passant par une peau lésée (éraflure, coupure) ou les muqueuses. Il faut savoir que cette bactérie survient très bien dans l’eau douce.
Par rapport aux rats vivant en milieu urbain, certaines professions, comme les égoutiers ou les éboueurs, sont plus à même de contracter la maladie.
En ce qui concerne le rat domestique, ce sont les vétérinaires, les employés d’animalerie et les propriétaires qui sont à même d’être infectés.

Symptômes et traitement de l’humain

Après une durée d’incubation de 5 à 14 jours, la maladie provoque chez l’homme des maux de tête, de la fièvre, des douleurs musculaires et articulaires, une jaunisse et il peut connaître des complications rénales ou hépatiques.
Elle peut tout à fait guérir spontanément et sans séquelle, mais l’usage d’antibiotiques peut être recommandé. Pour les formes les plus graves (insuffisance rénale aiguë ou atteinte neurologique par exemple), le traitement nécessite généralement une hospitalisation avec l’administration d’antibiotiques. Sachez que la convalescence de cette maladie est longue, mais généralement sans séquelles.

Traitement du rat et prévention

Pour le rat, le traitement repose sur un suivi vétérinaire et l’administration d’antibiotiques adaptés.
La prévention est extrêmement importante : elle consiste, pour le maître de l’animal, à maintenir sa cage propre (en portant des gants lors de son nettoyage), à éviter l’humidité stagnante et à isoler les animaux malades.

La fièvre d’Haverhill (dite fièvre par morsure de rat)

La fièvre d’Haverhill, appelée streptobacillose, se manifeste chez le rat par une baisse d’énergie, une perte d’appétit et parfois des troubles digestifs comme la diarrhée ; certains rongeurs ne présentent aucun symptôme. Le rat l’attrape quand il entre en contact avec la bactérie Streptobacillus moniliformis qui circule souvent chez les rongeurs. Il se contamine par morsure, griffure ou contact étroit avec un rat infecté, via la salive ou les secrétions nasales. Le partage de nourriture, d’eau ou d’un environnement sale peut aussi favoriser la transmission. Un stress important, une baisse d’immunité ou des conditions d’hygiène insuffisantes augmentent encore le risque d’infection.

Transmission à l’humain

La bactérie responsable de la pathologie (Streptobacillus moniliformis) peut se transmettre à l’homme par la morsure, la griffure ou la salive du rat infecté, ou s’il est en contact avec les excréments de ce dernier (au moment du changement de litière par exemple). Il peut également attraper la maladie en touchant un rongeur contaminé mort.

Symptômes et traitement de l’humain

La fièvre d’Haverhill se manifeste chez l’homme par une fièvre élevée, des frissons, des douleurs articulaires, des maux de tête et une éruption cutanée. Elle se soigne à l’aide d’un traitement antibiotique adapté.

Traitement du rat et prévention

Pour le rat, un antibiotique est également prescrit par le vétérinaire afin éliminer l’infection. Il est primordial d’isoler l’animal malade et de maintenir une hygiène stricte de sa cage, pour limiter la propagation et protéger toutes les personnes qui manipulent le rongeur.

La tularémie

Lorsqu’un rat est infecté par une tularémie, il semble apathique, a des difficultés respiratoires, d’éventuelles lésions cutanées et présente une perte d’appétit ou une faiblesse générale ; certains animaux restent toutefois asymptomatiques. La maladie s’attrape en étant piqué par des tiques ou puces porteurs de la bactérie Francisella tularensis, si le rat est en contact avec des animaux sauvages infectés, par de l’eau et de la nourriture contaminées, par inhalation de poussières contaminées (lors du nettoyage de sa cage par exemple), ou par la morsure d’un animal infecté (évènement rare).

Transmission à l’humain

La maladie se transmet à l’homme par morsure ou contact direct avec le rat infecté, ou lors d’une piqûre de tique. Elle peut aussi se déclencher au contact d’un rat contaminé mort.

Symptômes et traitement de l’humain

La tularémie déclenche chez l’homme de la fièvre, un gonflement des ganglions, des ulcères cutanées et parfois de la toux avec des difficultés respiratoires. Un traitement antibiotique spécifique permet de soigner la maladie.

Traitement du rat et prévention

Chez le rat, l’administration d’antibiotiques adaptés par un vétérinaire est également nécessaire en cas d’infection confirmée.
La prévention reste essentielle : limitez vos contacts avec le rongeur malade et assurez une hygiène impeccable de son habitat.

La salmonellose

Chez le rat, la salmonellose provoque de la diarrhée avec une déshydratation, une perte de poids, de la fièvre, un ventre gonflé, des poils ternes et un abattement général ; cependant, certains animaux peuvent rester porteurs sains. Il contracte la maladie s’il entre en contact avec la bactérie Salmonella, présente dans une nourriture contaminée (croquettes mal conservées par exemple), dans de l’eau souillée (bol sale ou eau stagnante) ou dans des excréments infectés. Il peut s’infecter aussi par contact indirect avec des animaux porteurs (bactérie rapportée sur les chaussures de son maître par exemple) et par transmission mère-petits (une femelle porteuse peut transmettre l’infection à ses bébés).

Transmission à l’humain

La bactérie Salmonella se transmet facilement à l’homme par contact direct avec un rat infecté ou ses excréments, ou par manipulation d’objets contaminés dans sa cage (gamelles, jouets…).

Symptômes et traitement de l’humain

Un homme atteint de salmonellose a des troubles digestifs, des douleurs abdominales, des nausées et de la fièvre. La maladie disparaît généralement spontanément après 3 à 5 jours, mais un traitement antibiotique peut être nécessaire.

Traitement du rat et prévention

Soigner le rat nécessite obligatoirement de recourir à un antibiotique prescrit par son vétérinaire.
Son maître devra améliorer l’hygiène de son environnement, en nettoyant régulièrement la cage et en éliminant les restes de nourriture.

Le cowpox (variole du rat)

Le cowpox est une infection virale qui se manifeste chez le rat par des lésions cutanées, souvent autour du museau ou des pattes, une perte d’appétit et parfois une légère fièvre. Il attrape la maladie en entrant en contact avec un animal porteur du virus (chat ayant chassé un animal infecté par exemple). Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact direct avec la salive ou les sécrétions de l’animal infecté.

Transmission à l’humain

Le virus du cowpox peut se transmettre à l’homme par morsure ou contact direct avec les lésions d’un rat infecté.

Symptômes et traitement de l’humain

L’homme présente, lui aussi, des lésions rouges ou croûteuses sur la peau.
Généralement, la maladie guérit spontanément en 6 à 8 semaines. Des pommades grasses ou antibiotiques peuvent toutefois être prescrites pour soigner les lésions cutanées et éviter les surinfections bactériennes.

Traitement du rat et prévention

Chez le rat, la maladie guérit toute seule également, mais un suivi vétérinaire est recommandé pour éviter les surinfections et pour assurer le confort de l’animal. Il est recommandé d’isoler l’animal malade.
La prévention repose, comme pour toutes les maladies du rat, sur la parfaite hygiène de son environnement (nettoyage régulier de la cage et de ses éléments) et de son maître (lavage des mains après toute manipulation de l’animal ou des objets de sa cage, même en ayant porté des gants protecteurs).

La méningite infectieuse

Chez le rat, la méningite infectieuse peut être d’origine bactérienne ou virale. Il l’attrape lorsqu’un agent infectieux présent dans son environnement ou chez un autre animal pénètre dans son organisme, puis atteint son système nerveux. La contamination se fait par contact avec un autre rat malade, par inhalation de gouttelettes contaminées, par voie nasale ou orale (en mangeant ou buvant dans une gamelle souillée), par l’entrée de bactéries dans une blessure ou en cas de baisse d’immunité. Le rongeur présente alors une léthargie, un manque d’appétit, des troubles moteurs ou des convulsions selon la gravité.

Transmission à l’humain

Bien que ce soit rare, la maladie peut se transmettre à l’homme par la morsure ou la griffure d’un rat malade, un contact avec ses sécrétions respiratoires, son urine ou ses excréments, ou par inhalations de poussières contaminées (cage sale, litière souillée).

Symptômes et traitement de l’humain

Chez l’homme, la maladie provoque de fortes douleurs à la tête, une raideur de la nuque, de la fièvre et des vomissements. Elle nécessite une consultation médicale d’urgence, car c’est une maladie grave qui nécessite souvent une hospitalisation et des antibiotiques.

Traitement du rat et prévention

Le traitement pour le rat consiste en une prise en charge vétérinaire adaptée, souvent avec des antibiotiques en cas de forme bactérienne. Un suivi strict est indispensable, ainsi que l’isolement du rat malade, pour éviter la propagation au reste des rongeurs du foyer.
La prévention passe toujours par l’hygiène de l’environnement du rat, la gestion de son stress (pour soutenir le système immunitaire) et des soins rapides (en cas de découverte de symptômes).

La peste bubonique

Chez le rat, la peste bubonique entraîne une fièvre, un abattement et une perte d’appétit, ainsi que des ganglions enflés et douloureux. L’animal a aussi des écoulements nasaux et des difficultés à respirer. Son poil est terne, il maigrit très vite et présente une faiblesse importante. Cette maladie, qui reste rare, est souvent rapidement fatale pour le rongeur.
Causée par la bactérie Yersinia pestis, elle se contracte par une piqûre de puce infectée ou au contact d’un animal contaminé.

Transmission à l’humain

La bactérie Yersinia pestis peut se transmettre à l’homme par les puces infestant les rats ou par contact direct avec un animal malade.

Symptômes et traitement de l’humain

L’homme touché par la peste bubonique présente un malaise général et a les ganglions enflés et douloureux, ainsi qu’une forte fièvre.
La maladie, rare mais persistante dans certaines zones du monde, se soigne par un traitement antibiotique.

Traitement du rat et prévention

Pour les rats domestiques, le traitement antibiotique est rarement administré en raison de la gravité et de la rapidité d’évolution de la maladie.
La prévention reste ainsi la mesure la plus efficace : administrez régulièrement un traitement antiparasitaire à votre compagnon, isolez tout nouveau rongeur (entre 2 semaines et 1 mois) pour prévenir toute maladie éventuelle, et maintenez une hygiène rigoureuse de l’environnement.

Les parasites externes et internes

Les rats peuvent être infestés par des parasites externes (comme les puces, acariens ou poux) provoquant démangeaisons, perte de poils et irritations cutanées, ainsi que par des parasites internes (tels que vers intestinaux, protozoaires ou coccidies), entraînant diarrhée, ballonnements ou perte de poids.
Concernant les parasites externes, ils les attrapent par contact direct avec un animal parasité (chien, chat, autre rat dans sa cage ou autre rongeur du foyer), par une litière ou des objets contaminés (cage mal nettoyée, accessoires ou litière infectés) ou par les poussières ou un environnement contaminés (à travers le foin, la litière ou les vêtements de son propriétaire venant d’un lieu infesté).
Quant aux parasites internes, ils les attrapent souvent par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, par contact avec un animal ou rongeur porteur, par contact avec les excréments d’un autre rat infecté, par ingestion d’insectes parasités, ou en animalerie ou dans un élevage manquant d’hygiène.

Transmission à l’humain

Même si c’est peu fréquent chez un rat domestique bien soigné, ces parasites peuvent parfois être transmis à l’homme.
Les externes sont surtout transférés par les puces ou les poux (qui sautent du rat à l’humain), par les acariens (au contact de l’animal ou de sa litière) ou par des tiques (transportées puis fixées sur l’humain).
Les internes sont propagés par ingestion accidentelle de particules de selles contaminées (mains sales après nettoyage ou surfaces souillées) et par la manipulation d’excréments ou d’urines infectées. Cela se produit généralement si le propriétaire oublie de se laver les mains, après avoir manipuler le rongeur et les éléments de son environnement !

Symptômes et traitement de l’humain

Chez l’homme, les infections parasitaires lui engendrent des démangeaisons et des boutons (parasites externes), des troubles digestifs (vers, protozoaires) ou des irritations cutanées passagères (acariens).
Ces infections se soignent très bien ; le traitement dépend entièrement du parasite.
Il peut s’agir d’antihistaminiques (pour des démangeaisons de puces), d’une crème anti-acariens (en cas de gale du rat), de produits antipoux (pour une infestation de poux), d’un vermifuge ou d’un traitement antiprotozoaire (en cas de parasites internes).

Traitement du rat et prévention

Pour le rat, le traitement consiste à lui administrer des antiparasitaires adaptés prescrits par le vétérinaire.
Le maître du rongeur veillera à maintenir une hygiène stricte de la cage et des accessoires pour prévenir les réinfestations.

Des hantavirus

Chez le rat, l’hantavirus passe généralement inaperçu car l’animal ne montre pas de signes cliniques, mais il peut excréter le virus dans l’urine, les excréments et la salive. Toutefois, certains rongeurs développent la maladie et vous observez une grande fatigue ou une faiblesse, une perte d’appétit et de la fièvre. L’animal a aussi des difficultés respiratoires (respiration rapide), de la toux et une déshydratation. Il présente également un poil terne, un amaigrissement rapide et a un comportement apathique avec une immobilité. Dans les cas sévères, le rat présente une détresse respiratoire et décède.
La contamination a lieu au contact de rongeurs infectés (par morsure ou lien rapproché), par inhalation de particules contaminées (le virus peut se trouver dans les selles, l’urine, la salive ou les secrétions respiratoires d’un rongeur infecté), par ingestion d’aliments ou d’eau souillés, ou par un environnement contaminé (si votre compagnon a accès à votre jardin, celui-ci est exposé à des rongeurs sauvages peut-être porteur du virus).

Transmission à l’humain

Le rat transmet l’hantavirus à l’homme par contact avec ses excréments, son urine ou sa salive. La contamination se produit généralement lorsque ces substances sèchent et se transforment en particules qui se retrouvent dans l’air. En respirant ces poussières infectées, l’homme peut alors attraper le virus.

Symptômes et traitement de l’humain

Chez l’homme, l’hantavirus provoque de la fièvre, des douleurs musculaires, de la fatigue et une toux sèche. Pour les cas les plus graves, il peut y avoir des troubles respiratoires importants.
Il n’existe pas de traitement spécifique. La prise en charge repose surtout sur des soins de soutien à l’hôpital. Le patient reçoit alors de l’oxygène, une assistance respiratoire si besoin, des perfusions (pour maintenir l’hydratation et la tension) et une surveillance rapprochée.

Traitement du rat et prévention

Comme le rat porteur ne présente généralement pas de symptômes, aucun soin n’est mis en place. Lorsqu’il développe la maladie, il bénéficie des mêmes traitements que l’humain.
La prévention reste évidemment importante : évitez tout contact direct de votre rat domestique avec des rongeurs sauvages, nettoyez régulièrement sa cage et désinfectez les surfaces pour limiter la contamination.

L’adoption du rat domestique et son espérance de vie

adopter un rat

Le rat domestique est un animal de compagnie idéal, apprécié pour son caractère affectueux et empathique. Son adoption est un engagement qui nécessite de connaître ses besoins et sa longévité.

Un compagnon facile à vivre et social

Le rat est un rongeur aux multiples qualités :

Doux et sociable

Avec son poil doux, il s’apprivoise facilement et est naturellement affectueux. Contrairement aux idées reçues, il ne mord pas spontanément.

Adapté à la vie en groupe

Le rat est un animal social qui a besoin de vivre avec ses congénères en groupe. Leurs personnalités varient : certains sont timides, tandis que d’autres sont très câlins et n’hésitent pas à se jeter sur vous.

Peu coûteux en entretien et en soins

Contrairement à la souris, il ne nécessite pas de dépenses excessives pour ses soins de base. Il s’adapte par ailleurs à tout environnement et mode de vie, ce qui facilite son élevage.

L’aménagement de son habitat

Pour assurer son bien-être, la cage du rat doit être spacieuse et stimulante. Elle doit idéalement comporter « plusieurs étages, des jouets, une échelle et un tunnel » pour lui permettre d’explorer et de découvrir de nouveaux coins.

Sa santé, reproduction et longévité

Le rat domestique, comme tout être vivant, est exposé à certaines affections.

Sa reproduction

Il est conseillé que la femelle pèse en moyenne 250 grammes et soit âgée d’au moins 6 mois avant la reproduction.

Sa durée de vie

La longévité du rat domestique est courte, ne dépassant généralement pas 3 ans. Il est essentiel de s’y préparer psychologiquement avant l’adoption, car cette courte durée de vie peut être une expérience douloureuse pour le propriétaire.

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