Découvrir l’hypothyroïdie du chien : la définition médicale
L’hypothyroïdie du chien se caractérise par une production trop basse d’hormones thyroïdiennes. C’est une affection qui n’est pas si courante. Elle touche entre 2 et 8 chiens sur 10 000 individus. La plupart d’entre eux sont déjà adultes, avec un âge moyen du diagnostic situé à 7 ans.
Le principe anatomique et physiologique
La glande thyroïdienne entoure la trachée. Cet organe à deux lobes exerce un rôle fondamental sur l’organisme canin. Il sécrète notamment deux types d’hormones, la thyroxine, dite T4, et la triiodothyronine, dite T3. La régulation des niveaux hormonaux de T3 et T4 dépend à la fois de la thyréostimuline ou TSH, produite par l’hypophyse, et de la thyréolibérine ou TRH, libérée par l’hypothalamus. Pourquoi deux hormones interviennent-elles dans ce système ? Leur action contradictoire permet une régulation très fine de la libération de la T3 et de la T4.
Les particularités d’une hypothyroïdie
Dans un état d’euthyroïdie, la glande thyroïdienne délivre des quantités adaptées d’hormones, assurant ainsi un métabolisme du chien à l’équilibre. Lorsqu’un canidé souffre d’hypothyroïdie, sa thyroïde produit moins de T4 ou trop de T3. Les répercussions s’avèrent nombreuses, car ces hormones jouent un rôle majeur dans plusieurs mécanismes :
- fourniture d’énergie à l’animal ;
- régulation du poids ;
- optimisation de la température corporelle ;
- entretien de l’immunité ;
- participation à la santé du pelage et de la peau.
L’inverse de l’hypothyroïdie est très rare chez le chien. Il existe des cas d’hyperthyroïdie provoqués par des tumeurs : ils concernent environ 1,2% de toutes les tumeurs relevées chez les canidés.
Les différentes causes possibles d’une hypothyroïdie
Dans 95% des cas, l’hypothyroïdie découle d’une atteinte directe de la thyroïde. Mais elle peut aussi survenir pour d’autres raisons impliquant l’hypophyse ou l’hypothalamus.
Les causes les plus courantes
La destruction ou le dysfonctionnement de la glande thyroïdienne entraine un défaut de libération des hormones. La cause de ce problème primaire peut être :
- une maladie auto-immune, la thyroïdite lymphocytaire, au cours de laquelle le système immunitaire produit des anticorps contre les cellules saines ;
- une atrophie idiopathique de la thyroïde, la graisse remplaçant alors peu à peu le tissu cellulaire ;
- une tumeur qui endommage la thyroïde ;
- une ablation chirurgicale (thyroïdectomie) créant l’hypothyroïdie ;
- un traitement contre l’hyperthyroïdie mal ajusté, à base d’iode radioactif ;
- une prise de médicament spécifique comme les glucocorticoïdes, les sulfamides ou le phénobarbital.
Les causes secondaires d’hypothyroïdie
Distinguez bien le cas suivants des premiers. Ici, l’organe touché est un précurseur de la régulation hormonale. Son dysfonctionnement entraine des répercussions indirectes sur la libération de T3 ou de T4.
Quand l’hypophyse est affecté, les niveaux de TSH varient anormalement. Or, comme ils régulent les hormones thyroïdiennes, ils induisent l’hypothyroïdie. C’est par exemple ce qui se produit en cas de tumeur hypophysaire, de maladie inflammatoire ou traumatique de l’hypophyse, ou encore de malformation congénitale.
Les causes tertiaires, rares mais qui existent
À un degré encore plus éloigné, si l’hypothalamus est affecté, c’est la TRH qui en souffre. Celle-ci stimule la production de TSH, alors elle-même modifiée, puis par rebond, la régulation des hormones thyroïdiennes.
L’hypothalamus peut lui aussi être touché par une tumeur, une maladie inflammatoire ou dégénérative, ou une malformation.
Les autres causes à explorer en cas d’hypothyroïdie
Bien qu’exceptionnelles chez le chien, certaines causes créent une situation d’hypothyroïdie congénitale. L’absence ou le développement trop faible de la glande thyroïde se manifeste dès la naissance. Des altérations héréditaires des enzymes peuvent aussi affecter les taux de T4 et T3.
Surveillez l’environnement de votre chien : un excès ou une carence en iode, notamment via l’alimentation, ont un effet négatif sur la fonction thyroïdienne. Toute exposition prolongée à des toxines ou à des perturbateurs endocriniens entraine le même risque. Identifiez, en cas de doute, les contacts possibles avec des pesticides ou des polluants.
Les symptômes qui doivent vous alerter
L’hypothyroïdie n’est pas toujours facile à identifier, mais elle se caractérise par des symptômes progressifs.
Des troubles cutanés et une atteinte du pelage
L’alopécie se retrouve chez au moins 20% des chiens atteints d’hypothyroïdie. Cette perte de poils localisée, sans repousse visible, touche notamment le tronc et la queue de l’animal. Passez votre main sur le dos de votre compagnon : son poil s’avère souvent terne, cassant et sec.
La peau du chien hypothyroïdien peut s’épaissir et foncer. Elle s’irrite plus facilement, avec des récidives régulières d’infections cutanées. Selon les cas, la peau devient plus grasse à cause d’un excès de sébum, ou, au contraire, très sèche et squameuse.
Une atteinte du métabolisme
Un métabolisme affaibli par un taux de T4 trop bas entraine une léthargie marquée du chien. La prise de poids est fréquente, touchant près de la moitié des animaux concernés. Elle s’explique par une hausse de l’appétit, malgré une dépense énergétique moindre. Observez comme votre compagnon recherche la chaleur : l’intolérance au froid est un signe caractéristique d’une thyroïde à la traîne. La fréquence cardiaque aussi s’amoindrit, mettant le chien en situation de bradycardie.
Une atteinte neurologique
Quand l’hypothyroïdie affecte les nerfs, le chien commence à manquer de force et de coordination. Les muscles de la face sont également touchés. Une paupière qui tombe, une oreille constamment rabaissée indiquent une possible paralysie. Dans les cas les plus sérieux, le chien connait des crises de convulsion.
D’autres symptômes à surveiller
Les signes cliniques de l’hypothyroïdie comprennent aussi des otites à répétition, ainsi qu’une sécheresse oculaire inhabituelle. La récurrence d’infections oculaires ou de la sphère ORL devraient vous alerter. Pensez aussi aux conséquences d’un métabolisme bas sur la reproduction. Ce symptôme, plus subtil à identifier, se caractérise par l’infertilité des mâles, par la perte de la libido ou par des chaleurs irrégulières chez les femelles.
Quand consulter un vétérinaire ?
Prenez rendez-vous avec votre spécialiste si vous avez remarqué un ou plusieurs des symptômes évoqués précédemment. Appelez immédiatement les urgences si vous constatez :
- des convulsions ;
- des difficultés respiratoires ;
- une paralysie soudaine et inexpliquée ;
- des infections sévères, difficiles à prévenir ;
- des troubles du comportement inquiétants (perte d’équilibre, abattement total).
La pose du diagnostic par le vétérinaire
Comment le vétérinaire procède-t-il pour établir le diagnostic d’hypothyroïdie chez votre animal ?
L’anamnèse et l’examen clinique
Lors de la première visite, le vétérinaire va relever les antécédents du chien – il procède à une anamnèse. Il questionne le propriétaire sur les signes cliniques identifiés, sur leur fréquence et sur la date à laquelle ils ont débuté. L’examen permet ensuite d’attester de certains paramètres comme la peau sèche ou grasse, le ralentissement du rythme cardiaque, le réflexe de retrait moins marqué.
Les analyses pour confirmer le diagnostic
Pour identifier des anomalies confirmant l’hypothyroïdie, le vétérinaire réalise une prise de sang. Il va ensuite rechercher :
- l’hypercholestérolémie, hausse du taux de cholestérol, présente dans 3/4 des cas ;
- l’hypertriglycéridémie, hausse du taux de triglycérides ;
- l’anémie, baisse du nombre de globules rouges, souvent légère ;
- la hausse des enzymes hépatiques que sont l’ALAT et la PAL.
Il s’agit de symptômes qui peuvent s’associer à l’hypothyroïdie, mais qui ne lui sont pas spécifiques. Le vétérinaire doit donc encore procéder à un dosage pour confirmer le diagnostic.
Les dosages hormonaux
Le dosage de la T4 totale est le premier test réalisé sur les niveaux d’hormones. La T4 totale est en fait l’hormone de la thyroïde la plus présente dans le sang, ce qui la rend plus facile à détecter. Si le taux de T4t est très bas, l’on peut penser à une situation d’hypothyroïdie. Un taux normal, voire élevé, exclut cette pathologie dans la plupart des cas. Si le taux est intermédiaire, le vétérinaire conduit des tests supplémentaires pour exclure l’influence de certains facteurs comme les maladies ou les médicaments.
Ensuite, le dosage de la TSH permet de révéler si l’hypothyroïdie est primaire ou secondaire. Le vétérinaire vérifie donc le fonctionnement de l’hypophyse. Quand la TSH est élevée et que la T4t est basse, le diagnostic est confirmé. Pour un dosage plus précis, il est possible de faire un test de la T4 libre par dialyse. Un résultat bas confirme là encore l’hypothyroïdie.
D’autres tests complémentaires possibles
D’après ses observations, le vétérinaire peut souhaiter des examens plus poussés afin d’affiner le diagnostic. Le dosage des anticorps anti-thyroglobuline, par exemple, aide à repérer une maladie auto-immune de la glande. La scintigraphie met en évidence la taille et le niveau d’activité de la thyroïde. L’échographie, quant à elle, est très utile en cas de suspicion de tumeur.
Si les résultats des examens sont incertains, il arrive que le vétérinaire prescrive un traitement hormonal de substitution sur plusieurs semaines, comme la lévothyroxine. L’amélioration clinique permet alors de valider le diagnostic.
Comment se déroule la prise en charge médicale pour une hypothyroïdie ?
Découvrez les étapes qui jalonnent le parcours médical d’un chien touché par des symptômes d’hypothyroïdie.
Rechercher la cause de la pathologie
Votre chien vient d’être diagnostiqué hypothyroïdien ? Le vétérinaire doit identifier la cause anatomique ou physiologique de cette condition. Il doit notamment faire la distinction entre l’hypothyroïdie primaire, la secondaire et la tertiaire. Prévoyez une centaine d’euros par examen supplémentaire, et jusqu’à 500 euros si un scanner est nécessaire.
Mettre en place le traitement médicamenteux
Un chien atteint d’hypothyroïdie doit suivre un traitement à vie. Le vétérinaire prescrit du Forthyron ou un équivalent qui pallie aux déficiences hormonales du chien. Vous devrez vous rendre régulièrement chez votre spécialiste afin de réaliser des bilans sanguins et d’ajuster le traitement. En termes de budget, préparez-vous aux dépenses suivantes :
- entre 20 et 50 euros par mois pour les comprimés ;
- de 30 à 50 euros par consultation de suivi ;
- autour de 70 euros pour les dosages sanguins, d’abord tous les mois, puis tous les 6 à 12 mois.
Envisager une opération chirurgicale : cas particulier
L’hypothyroïdie due à une masse suspecte implique des examens complémentaires plus invasifs : scanner, IRM, cytoponction ou biopsie de la tumeur. Comptez plusieurs centaines d’euros pour couvrir les frais que cela engendre.
Votre vétérinaire vous indique qu’une chirurgie est nécessaire ? L’ablation de la thyroïde, dite thyroïdectomie, peut sauver votre chien, mais elle n’est pas sans conséquence. Privé de cette glande, votre animal devra être étroitement surveillé le restant de ses jours.
Voici les coûts appliqués pour une opération de la thyroïde :
- 800 à 1500 euros pour l’ablation de la tumeur ou de l’organe ;
- 50 à 200 euros par jour pour l’hospitalisation, qui dure un ou deux jours ;
- 50 euros par mois pour la substitution hormonale indispensable à prendre à vie ;
- entre 50 et 200 euros par consultation de suivi, selon les analyses réalisées.
Quels soins utiles apporter à votre chien malade ?
La qualité des soins donnés au malade influence son bien-être et participe à limiter les risques de complications.
Une prise rigoureuse du traitement
Puisque la thyroïde ne libère plus assez d’hormones, veillez à ce que votre chien les reçoive quotidiennement par son traitement. Donnez de préférence le médicament à heure fixe, à jeun ou à distance des repas. Respectez la dose prescrite et ne l’ajustez surtout pas vous-même : prévenez votre vétérinaire si vous constatez des symptômes de surdosage (hyperactivité, perte de poids) ou de sous-dosage (léthargie, prise de poids).
Des rendez-vous de suivi réguliers
Le suivi vétérinaire sur le long terme garantit l’adéquation du traitement avec la pathologie du chien. En général, l’on conseille une consultation tous les 6 à 12 mois lorsque l’hypothyroïdie s’est stabilisée.
Des soins dermatologiques pour le confort
Comme l’hypothyroïdie affecte la peau et le pelage, le chien malade présente souvent des infections cutanées, des pertes de poils localisées et une peau sèche ou grasse. Améliorez le confort de votre compagnon en choisissant des shampoings apaisants ou hydratants. Brossez également son pelage tous les jours, afin de stimuler la circulation sanguin et d’ôter les poils morts. Restez attentif à tout signe d’infection : rougeur, démangeaison, plaque, suintement.
Une activité physique fréquente et modérée
Pratiquer une activité physique avec un chien hypothyroïdien présente deux avantages. Le sport prévient le surpoids et contribue à redonner de l’énergie. Commencez avec des promenades courtes, que vous allongerez selon l’endurance de votre compagnon. L’exercice doit rester agréable pour lui, afin de ne pas le fatiguer davantage.
Les principales complications à craindre
Ne sous-estimez pas l’hypothyroïdie de votre chien. Cette condition entraine des complications multiples qui impactent fortement la qualité de vie de l’animale.
Les atteintes métaboliques et hormonales
Lorsque le traitement est inefficace ou qu’il n’y en a pas, le chien hypothyroïdien prend rapidement du poids. Même en conservant une alimentation équilibrée, il stocke davantage les graisses. Le surpoids, voire l’obésité du chien, augmente les risques de maladies chroniques, mais aussi de troubles articulaires et cardiaques.
La baisse du métabolisme provoquée par les faibles taux de T4 rend le chien toujours fatigué, frileux et musculairement amoindri.
Les complications cardiovasculaires
Le coeur fait partie des organes qui subissent directement l’impact d’un métabolisme bas. Le chien peut développer :
- une bradycardie qui se manifeste par un rythme cardiaque trop lent ;
- des troubles du rythme cardiaque susceptibles de provoquer des syncopes, des courtes pertes de conscience ;
- une diminution de la contractilité cardiaque, qui favorise l’insuffisance cardiaque.
Les troubles dermatologiques
L’alopécie bilatérale symétrique est courante chez le chien hyopthyroïdien. Cette perte de poils majeure et localisée rend la peau plus sensible. Celle-ci s’épaissit, devient sèche, parfois plus grasse, est exposée aux infections cutanées. La dermatite bactérienne aboutit à une inflammation de la peau accompagnée de rougeurs, démangeaisons et plaques.
Le chien touché par l’hypothyroïdie peut aussi présenter une hyperpigmentation sur certaines zones cutanées.
Les effets possibles sur les plans neurologique et musculaire
Outre sa faiblesse musculaire et sa peine à se déplacer, le chien malade présente aussi des douleurs et une rigidité dans les articulations. L’ataxie se manifeste parfois, avec des troubles de la coordination. Recherchez une éventuelle neuropathie périphérique : les membres sont très faibles et le chien peut même être partiellement paralysé.
Dans de rares cas, du liquide s’infiltre dans les tissus de l’épiderme, provoquant un myxoedème. Ce symptôme se caractérise par un gonflement de la peau, particulièrement visible sur la face du chien.
L’impact sur la digestion
Tout le ralentissement métabolique se traduit par un transit intestinal plus lent. Les chiens touchés d’hypothyroïdie sont souvent constipés. Des vomissements occasionnels évoquent également l’inconfort digestif lié à la pathologie.
Les complications oculaires
En parallèle à la baisse des hormones thyroïdiennes se produit une insuffisance d’excrétion de liquide lacrymal. La sécheresse oculaire induit une irritation de la conjonctive, appelée kératoconjonctivite sèche. Elle peut aussi entrainer des ulcères de la cornée. D’autre part, la présence de xanthomes, des tumeurs bégnines et grasses de couleur jaune, se remarque parfois au niveau des yeux.
Les risques pour l’immunité et la santé hématologique
La déficience immunitaire accompagnant l’hypothyroïdie expose davantage le chien aux infections par des bactéries ou des champignons. C’est d’autant plus le cas que la peau est sensible, cicatrise mal et offre des portes d’entrées idéales pour les agents pathogènes. L’anémie, quant à elle, aggrave la fatigue avec un moindre apport d’oxygène dans les muscles et les organes.
Les complications spécifiques après une thyroïdectomie
Le processus d’ablation de la thyroïde reste un acte complexe. Des complications apparaissent parfois après l’opération, comme :
- une hypocalcémie (taux sanguin de calcium trop bas) si les glandes parathyroïdes ont été endommagées ;
- des fourmillements, spasmes et raideurs à cause de cette baisse ;
- des crises convulsives si le calcium ne remonte pas rapidement ;
- un oedème laryngé entrainant des difficultés à respirer ;
- des fluctuations de poids et d’énergie le temps de stabiliser le traitement hormonal de substitution.
Ce que vous pouvez faire en prévention
Outre un suivi vétérinaire régulier, certaines mesures préventives limitent les risques de développer l’hypothyroïdie. Toutefois, la maladie reste étroitement liée à des causes génétiques : il est souvent impossible de l’éviter complètement.
Adopter des bonnes habitudes
Procurez une alimentation saine, équilibrée et adaptée à votre chien carnivore. Pensez surtout à l’enrichir en acides gras essentiels et en iode, car ces éléments participent au fonctionnement de la thyroïde. Pour éviter l’obésité, qui est un facteur de risque aggravant, maintenez toujours une activité physique régulière avec votre chien.
Vous pouvez aussi prêter attention aux polluants et aux produits chimiques qui affectent la santé thyroïdienne.
Surveiller votre chien s’il fait partie des races à risque
Organisez un suivi encore plus rigoureux avec votre vétérinaire si votre chien présente des risques génétiques d’hypothyroïdie. Les races les plus concernées sont le shar-peï, le setter irlandais, le golden retriever, le doberman, le boxer, le teckel, le border collie. De façon générale, les grands chiens développent plus souvent des affections de la thyroïde.
L’alimentation spécialisée recommandée
L’alimentation joue un rôle central dans la gestion de la pathologie. Elle complémente le traitement médical en aidant à réduire les symptômes et à préserver une forme globale chez l’animal. Elle permet également de préserver le mieux possible les fonctions des glandes thyroïdiennes en maintenant un poids décent et en comblant les éventuelles carences nutritionnelles qui peuvent aggraver la maladie.
Le but sera aussi de trouver une alternative aux ingrédients ultra-transformés de la nourriture standard. Sucres ajoutés, sous-produits animaux ou végétaux, tout comme additifs et conservateurs sont, en effet, connus pour favoriser les inflammations et le stress oxydatif. Que votre chien soit intolérant aux céréales ou non, il est aussi conseillé d’éviter le chou, défavorable à la production hormonale normale.
Les croquettes adaptées
Les croquettes idéales seront contrôlées en iode, car tout excès est susceptible d’altérer l’activité des glandes hormonales. Pariez aussi sur un taux de sélénium et de zinc supérieur à la moyenne. On trouvera le zinc en dose importante dans des ingrédients comme les graines de chanvre ou encore les lentilles.
Les croquettes riches en minéraux et en vitamines comme la A, la B12 et la D3 présenteront un profil équilibré. Elles régulent les niveaux de globules rouges et de minéraux essentiels au fonctionnement des glandes.
Franklin – Agneau, patate douce, menthe

La marque française propose une formule contenant plus de 52 % de viande d’agneau. Riche en zinc, en vitamine B12 et en fer, cette source de protéines est idéale pour l’absorption nutritionnelle. La recette inclut aussi des patates douces, riches en glucides complexes et en sélénium. Si elles apportent de l’énergie, elles sont surtout utiles à la consolidation du système immunitaire pour lutter contre les inflammations. Enfin, on retrouve de l’algue marine qui aide à régénérer les cellules altérées.
Prix
Ce produit est disponible à partir de 6,30 €/kg.
Avis
Comme bon nombre d’autres chiens, votre fidèle compagnon souffre peut-être aussi de troubles digestifs liés à la maladie. Auquel cas, la marque a aussi prévu de la pulpe de betterave ainsi que des prébiotiques pour la régulation du transit intestinal. Quant à la menthe, elle sert aussi bien à maintenir une hygiène buccale irréprochable qu’à fournir des antioxydants et actifs antibactériens puissants qui nettoient le tube digestif.

Notre avis et nos recommandations
L’espérance de vie du chien hypothyroïdien dépend surtout de l’efficacité du traitement mis en place. Si celui-ci fonctionne correctement, et qu’il est suivi à la lettre, le chien peut espérer vivre autant d’années qu’un chien sans pathologie particulière.
Bien que le traitement reste bien toléré dans la plupart des cas, des effets secondaires sont possibles. Le surdosage produit l’effet inverse de l’hypothyroïdie : agitation, perte de poids, appétit et soif intenses, polyurie, rythme cardiaque élevé. D’autres manifestations surviennent parfois, même avec un dosage adapté. Pour contrer les vomissements et diarrhées, pensez aux prébiotiques et probiotiques qui soutiennent la flore intestinale.
FAQ
Est-ce que l’hypothyroïdie donne soif à un chien ?
La soif excessive des chiens hypothyroïdiens ne vient pas de leur maladie à proprement parler. Elle résulte en général d’un surdosage du traitement à base de lévothyroxine. L’animal se trouve alors en situation d’hyperthyroïdie.
Pourquoi les chiens souffrent-ils d’hypothyroïdie ?
L’hypothyroïdie canine résulte principalement d’une origine génétique. La glande tyhroïdienne est progressivement atrophiée ou détruite par les propres cellules de l’organisme. Elle peut aussi découler d’un traitement mal ajusté, d’une carence en iode, d’une ablation de la thyroïde, ou du dysfonctionnement d’un autre organe (hypophyse ou hypothalamus).