Les éléments à prendre en compte dans le coût du traitement d’un diabète félin
Le diabète est une maladie chronique qui nécessite un traitement sur le long terme, coûteux, comprenant des consultations, des injections d’insuline et une alimentation adaptée.
Les consultations et le suivi régulier
Lorsque vous vous apercevez que quelque chose ne va pas chez votre chat, vous devrez faire une visite chez le vétérinaire qui posera son diagnostic. Cette première consultation coûte 40 à 60 euros selon les vétérinaires.
Afin d’affiner son diagnostic, le vétérinaire procède à des analyses sanguines qui coûtent entre 50 et 100 euros par test. Celles-ci doivent être renouvelées tous les trois ou six mois pour contrôler les paramètres sanguins.
Une fois le traitement établi, l’efficacité du traitement doit être contrôlé grâce à une courbe de glycémie, coûtant entre 100 et 200 euros chacune.
Le traitement lui-même
Le traitement du chat diabétique consiste en des injections d’insuline quotidiennes. Le flacon d’insuline dure environ quatre à six semaines et vaut de 40 à 100 euros selon les marques. Rajoutez le prix des seringues ou des stylos injecteurs, soit 10 à 30 euros par mois.
L’alimentation spécifique
En plus de son traitement, le chat doit avoir une alimentation adaptée à sa maladie. Il s’agit de croquettes et de pâtées ayant une faible teneur en glucides, pour un coût de 20 à 70 euros par mois. Des compléments alimentaires sous forme de friandises peuvent être donnés en appoint, représentant une dépense de 10 à 30 euros par mois.
Le coût total
Sur une période d’un an, l’ensemble de ces frais représente une somme significative qu’il est judicieux de planifier dans son budget. Voici un récapitulatif au mois et pour l’année :
| Type de dépense | Coût mensuel | Coût annuel |
|---|---|---|
| Première visite chez le vétérinaire | 40 à 60 € | 40 à 60 € |
| Examens et tests | 40 à 100 € | 150 à 300 € |
| Courbe de glycémie | 100 à 200 € | 200 à 400 € |
| Insuline | 40 à 60 € | 400 à 600 € |
| Seringues | 10 à 30 € | 100 à 300 € |
| Alimentation | 20 à 70 € | 200 à 800 € |
| Compléments alimentaires | 10 à 30 € | 100 à 300 € |
| Total | 250 à 550 € | 1 190 à 2760 € |
Comment réduire les coûts
Le budget demandé pour soigner un chat diabétique est important, et pourtant, on ne peut pas laisser son chat malade et souffrir. Néanmoins, il y a des possibilités pour réduire ces frais.
Souscrire une assurance santé animaux
Certaines assurances remboursent les dépenses induites par le diabète chez le chien et le chat. En revanche, la maladie ne doit pas être déclarée avant la souscription à un contrat ou avant l’expiration du délai de carence.
Acheter les seringues sur des sites spécialisés
Acheter sur un site Internet ce genre de fournitures, à condition qu’il soit sérieux, permet de réduire un peu les frais. Ce petit matériel sera moins cher que chez un vétérinaire, surtout si vous l’achetez en grande quantité.
Préparez la nourriture vous-même
Si vous avez le temps, au lieu d’acheter des croquettes pour un chat diabétique, vous pouvez élaborer vous-même ses repas selon les recettes préconisées pour cette maladie ; vous ferez des économies importantes et la qualité des repas sera au rendez-vous.
Ce qu’il faut savoir sur le chat diabétique
Le diabète est une condition médicale qui implique une incapacité pour le corps de produire ni même de répondre comme il se doit à l’hormone que l’on appelle insuline. Le phénomène se manifeste par un niveau accru de glucose dans le sang. Comme chez bon nombre d’êtres vivants, le sucre est une des sources d’énergie principales du chat. Or, ce sucre a besoin de l’hormone produite par le pancréas afin de recevoir la validation des cellules.
En effet, l’hormone se lie aux cellules dans le but de leur signaler qu’il est temps d’absorber ce glucose. Ce faisant, les muscles et le foie récupèrent de l’énergie, réduisant par ricochet le niveau glycémique dans le sang du chat.
Les trois types de diabète chez le chat
Il existe trois types de diabète chez le chat :
Le diabète juvénile
Il s’agit d’un diabète très rare, dit de type 1. Il est caractérisé par un déficit important de la sécrétion d’insuline chez le jeune chat.
Le diabète gras
Dans ce type de diabète, appelé aussi diabète insulino-résistant ou de type 2, le taux d’insuline est normal, mais les cellules ne réagissent pas correctement à cette hormone. Il est fréquent chez les chats en surpoids.
Le diabète maigre
Dit de type 3, il est caractérisé par une diminution importante du taux d’insuline dans le sang.
En d’autres termes, les chats atteints du type I ou II voient leurs cellules dans l’impossibilité d’accéder aux nutriments nécessaires lorsqu’il y a beaucoup de glucose dans le sang.
Autrement dit, l’hormone n’est pas en mesure de transporter ce glucose localisé dans le sang à destination des cellules qui en nécessitent.
Quel profil de chat développe le diabète ?
Lorsque l’on pense au diabète sucré, on pense aux chats obèses. Mais bien que l’excès de poids soit un facteur à risque chez le félin, le surpoids (ou l’obésité) n’est pas le seul critère dans l’écriture de la pathogenèse du diabète.
En réalité, il s’agit de la concordance de plusieurs facteurs comme la génétique, le niveau d’activité ainsi que le poids et l’état de santé du félin qui entraînent une plus grande résistance à l’insuline.
Plus l’animal présente de facteurs à risque, plus il aura de chance de développer toute forme de diabète comme la pancréatite.
Certaines autres maladies que l’obésité peuvent également être le terreau idéal pour le développement de la pathologie. On pense notamment au dysfonctionnement métabolique graisseux, aux infections urinaires et pulmonaires et à certains troubles nerveux.
Les symptômes du diabète chez le chat
Certains symptômes peuvent vous indiquer le développement du diabète. Parmi eux, on compte les troubles de l’appétit et de la soif, les fluctuations pondérales ou encore la faiblesse musculaire.
La soif excessive
Un des signes les plus fréquents est la tendance de l’animal à la polydipsie, autrement dit la soif excessive et incontrôlée. De ce fait, le chat aura tendance à uriner plus fréquemment, ce que l’on nomme polyurie, due à la régulation difficile du glucose. C’est pourquoi une analyse d’urine peut aisément aider à détecter l’apparition de la pathologie.
Une régulation de l’appétit compliquée
Que le chat mange davantage ou moins que d’habitude, il peut aussi s’agir d’un signe qui révèle un diabète sucré. Sa difficulté à se sentir rassasié ou encore intéressé par l’alimentation peut en partie s’expliquer par sa difficulté à utiliser correctement le glucose présent dans son organisme.
La perte de poids
Dans le cas des félins diététiques qui ont un appétit gargantuesque, le symptôme ultime est la perte de poids malgré l’ingestion d’une quantité notable de calories. Encore une fois, la déperdition des nutriments sera à pointer du doigt.
La léthargie
Bien que les acides gras essentiels et les protéines constituent la source énergétique principale d’un chat, l’absence de source secondaire peut avoir des conséquences tragiques sur le bon équilibre de l’organisme. Dès lors que l’animal ne peut pas utiliser son glucose, la production d’énergie chute, causant faiblesse et léthargie.
Les causes possibles
Non seulement les causes de la maladie sont relativement vastes, mais elles peuvent aussi s’accompagner ou être la conséquence de pathologies principales, ce qui peut rendre le diabète difficile à détecter.
L’obésité
La cause la plus courante et la plus souvent citée n’est autre que l’excès pondéral. La surcharge de kilos sous-entend des besoins élevés en insuline, ce qui fait de la régulation glycémique une tâche bien difficile.
La sédentarité
Comme chez l’Homme, par exemple, l’organisme du chat produit chaque jour une certaine dose d’insuline qui est censée être utilisée dans le cadre d’une activité physique normale. Lorsque les besoins ne sont toutefois pas à la hauteur des attentes, l’équilibre est rompu, déréglant ainsi la machine hormonale. Cela a pour effet de favoriser la prise de poids, mais aussi l’apparition de la maladie.
Le dysfonctionnement hormonal
Même lorsque le problème original ne provient pas de l’insuline, il n’est pas rare qu’un dérèglement d’une hormone amène au mauvais fonctionnement d’une autre. Ce sera notamment le cas des maladies du pancréas et de la thyroïde. Ce dysfonctionnement hormonal peut toutefois aussi trouver sa source dans des prédispositions génétiques.
L’âge avancé
Selon les études vétérinaires, le diabète serait susceptible d’apparaître entre l’âge de 7 et 10 ans. Cela correspond ainsi aux premiers changements de l’organisme et à la dégradation progressive du métabolisme. Les problèmes de régulation seraient ainsi partiellement liés au ralentissement des fonctions organiques et chimiques dans le corps du chat, de plus en plus incapables de soutenir la régulation des flux.
L’accès à l’alimentation
Dans certains cas, il s’agit tout simplement de la conséquence naturelle d’une surcharge calorique. Lorsque l’équilibre des apports n’est pas respecté et que le chat reçoit plus de calories qu’il n’en dépense, l’hyperglycémie s’installe. Le pancréas est dès lors forcé de surproduire de l’insuline afin d’espérer réguler l’excès de glucose dans le sang. Les chats les plus à risque sont évidemment ceux qui sont nourris ad libitum.
L’instabilité émotionnelle
Il faut savoir que les épisodes de peur, d’angoisse et d’anxiété s’accompagnent de sécrétion excessive d’insuline, pouvant mener à une surutilisation du pancréas. Les facteurs émotionnels peuvent ainsi être à l’origine d’un dérèglement hormonal qui lui-même peut mener au déclenchement du diabète.
Les complications du diabète chez le chat
Plusieurs complications peuvent se produire chez le chat diabétique.
L’hypoglycémie
L’hypoglycémie est une complication potentielle et peut résulter du traitement lui-même. Elle est caractérisée par une baisse du taux de sucre dans le sang et peut se produire lorsqu’il y a eu une administration excessive d’insuline. Elle se manifeste par de la faiblesse, des crises de tremblements ou une perte d’équilibre.
L’acidocétose diabétique
Une autre complication du diabète est l’acidocétose diabétique (ACD). Le chat se trouvant en état de manque, son métabolisme est anormal et on assiste à la formation de corps cétoniques dans le sang, provoquant une diminution du pH sanguin. Cette complication constitue une situation d’urgence et se manifeste par une perte d’appétit, de la déshydratation, des vomissements, le coma. Sans traitement urgent, le chat meurt.
Les marqueurs du diabète chez le chat
C’est en pratiquant des analyses de sang et d’urine que le vétérinaire estime la gravité du diabète. La glycémie normale chez un chat à jeun se situe entre 0,5 et 1,5 g/l. Lorsque le taux de sucre dans le sang est supérieur à 1,8 g/l, il s’agit d’une hyperglycémie chronique. Chez les chats diabétiques, ce taux atteint 2 et même 3 g/l.
L’espérance de vie d’un chat diabétique
Après diagnostic, un chat diabétique qui suit un traitement adapté peut vivre au moins cinq années supplémentaires, sous réserve de visites régulières chez le vétérinaire et de contrôles réguliers.