Le chat est-il un carnivore strict ?
Le félin semble bel et bien biologiquement prédéterminé à la consommation de proies riches en protéines, tout en présentant un taux de graisses modéré et peu de glucides. Sans cette alimentation animale, son organisme n’est pas en mesure d’extraire les acides aminés, les minéraux et les vitamines indispensables à sa stabilité métabolique.
Une entière dépendance aux acides aminés des protéines animales
L’espèce féline a besoin de viande car elle dépend entièrement des acides aminés que l’on ne retrouve que dans les protéines d’origine animale pour couvrir ses besoins fonctionnels. Parmi ces éléments essentiels, on retrouve la taurine, connue pour son rôle central dans la santé rétinienne et cardiaque. Une carence en taurine peut être également lourde de conséquences pour les processus de reproduction et de croissance. L’arginine constitue un autre acide aminé capital pour son métabolisme. À l’inverse de la taurine, elle n’est pas exclusive aux protéines animales et on la retrouve en petites quantités dans les végétaux. Cependant, le dosage n’y est pas suffisant pour combler les besoins du chat. De plus, elle y serait plus difficile à absorber.
L’espèce féline s’appuie aussi sur des protéines animales riches en méthionine et en cystéine, deux éléments aux fonctions antioxydantes.
Une incapacité à transformer le bêta-carotène en rétinol
Dans le même esprit, le chat est incapable de convertir le bêta-carotène issu des végétaux en la forme active de la vitamine A : le rétinol. Comme le rappelle le Dre Agnès Batard de l’équipe Virbac, cette vitamine doit ainsi impérativement provenir d’une viande qui en contient déjà sous sa forme active. Autrement dit, le félin doit nécessairement consommer des proies qui transforment eux-mêmes les caroténoïdes en vitamine A afin de lui épargner cette tâche.
De plus, il n’est pas non plus en mesure de synthétiser la vitamine D3, aussi connue sous le nom cholécalciférol. L’exposition au soleil est sans effet et la D2, sous sa forme végétale, est une nouvelle fois mal absorbée.
Des besoins hydriques minimaux
Ancien prédateur du désert, le félin obtient une majeure partie de son eau directement de ses proies. Selon Anne Bastide, experte féline, il aurait développé cette habilité afin d’éviter de dépendre de l’eau et d’être une proie facile lorsqu’il se trouve aux points d’eau à l’état sauvage. Bien qu’il soit peu sensible à la déshydratation, le chat sauvage a tout de même besoin d’une quantité minimale qu’il retrouvait avant chez ses proies.
Pourquoi ne consomme-t-il tout simplement pas l’eau de sa gamelle ou encore des légumes comme le céleri ou le concombre ? Vous remarquerez sans doute que le chat boit très peu en dehors des repas. Cela est dû à ses difficultés à laper l’eau en raison de la texture de sa langue. De plus, les glucides et les fibres qui accompagnent la charge hydrique des légumes ne lui plaisent pas non plus.
Un système digestif peu adapté aux glucides et fibres des végétaux
Notons également que le système digestif du chat est tout simplement à l’image de sa nature de carnivore strict, car il est incapable d’extraire tous les nutriments des végétaux ou des glucides et donc, de les exploiter. Contrairement au chien ou à l’humain, il ne dispose pas d’une physiologie omnivore, mais d’un cæcum et d’un intestin courts qui le limitent à la métabolisation des protéines animales.
Il ne produit pas non plus d’amylase salivaire, l’enzyme indispensable à la prédigestion des glucides chez les animaux omnivores. Que ce soit au niveau intestinal ou pancréatique, les carences structurelles du félin sur ce point font en sorte qu’il reste encore aujourd’hui un carnivore strict au sens premier du terme.
Quelle croquette avec le plus de viande ?
Dans l’idéal, ces croquettes riches en viande seront composées d’agneau ou encore de poulet à haute valeur biologique. Outre une forte teneur en acides aminés essentiels, elles promettent aussi l’intégration de matières grasses animales comme source principale d’énergie, nécessairement agrémentées d’une forte présence d’oméga-3 et 6 pour les fonctions vitales et l’activité anti-inflammatoire.
Contrairement à la plupart des croquettes standards ou de moindre qualité, il faudra exiger un niveau limité de glucides et d’amidon peu digestible. Pour parfaire leur impact sur la bonne santé de votre chat, privilégiez les marques qui enrichissent leurs croquettes de superaliments comme la chicorée et surtout le psyllium et la levure de bière pour le renforcement immunitaire. De même, seule une cuisson lente et à basse température saura vous garantir la préservation de tous les nutriments.
Franklin – Dinde, canard, canneberge

Habituée à proposer des recettes pour chiens monoprotéinées, Franklin Pet Food propose toutefois des recettes biprotéinées pour les félins afin de s’aligner sur leurs besoins nutritionnels.
Ici, la combinaison de dinde et de canard, deux viandes légères, mais hautement riches en acides aminés, permet de fournir l’essentiel pour le métabolisme comme pour l’énergie sans excès calorique.
La dinde contient, en plus, de la vitamine B6 qui réduit la fatigue et stimule les défenses naturelles aux côtés de la canneberge. Ces deux viandes sont par ailleurs riches en fer et en zinc, ce dernier étant un oligoélément essentiel à la récupération et à la cicatrisation des tissus.
Prix
Les croquettes s’élèvent à 9,50 €/kg. Testez la marque avec notre code de réduction Franklin qui vous octroie 35% de remise immédiate.
Avis
La croquette contient également des légumineuses et de la lignocellulose, certes utiles contre les boules de poils, mais des éléments pas toujours très digestes pour l’espèce. Heureusement, la marque Franklin les a inclus en quantité modérée afin de ne pas entraver la bonne absorption des nutriments.

Quelle pâtée avec le plus de viande ?
Une pâtée de qualité doit avant tout contenir des viandes fraîches ou des morceaux nobles, sans sous-produits animaux. Il s’agit de la meilleure façon de garantir une digestibilité irréprochable du menu ainsi qu’un apport suffisant en acides aminés essentiels.
Avec une teneur en eau de 70 à 80 %, elle pourra également contribuer plus efficacement à l’hydratation. Si votre chat est sujet aux troubles urinaires, notamment s’il ne boit pas beaucoup en dehors des repas, sachez qu’il peut s’agir d’un critère crucial.
S’il s’agit d’un chat vieillissant ou souffrant de problèmes dentaires, ne négligez pas le type d’alimentation humide. Priorisez des textures ultra-douces comme la mousse ou les effilochés en sauce.
Ultra Premium Direct – Mousse pour Chat Sans Céréales – Natural mousse sole / poulet

Excellente pour les chats difficiles ou nostalgiques des proies sauvages, cette mousse propose une composition très courte et qui respecte les prérequis digestifs de l’espèce. On y retrouve de la volaille, de surcroît identifiée, du porc ainsi que de la sole, un poisson rare dans le paysage alimentaire félin.
La recette est aussi enrichie de deux minéraux : le calcium et le phosphore pour la santé osseuse. Aliment complet, ce produit peut être offert seul comme en accompagnement de croquettes sèches.
Prix
Cette mousse savoureuse est disponible dès 11,73 €/kg.
Avis
Cette recette Ultra Premium est sans céréales et privilégie les sources animales afin de répondre aux besoins métaboliques du félin. Pour plus de sécurité alimentaire, elle est également formulée par une équipe de vétérinaires qui s’assurent de son équilibre malgré une liste d’ingrédients ultra-minimaliste.

Notre avis et nos recommandations
Il est primordial de comprendre ce dont le chat a besoin pour s’aligner le mieux possible sur ses besoins réels, sans anthropomorphisme.
Reconnaître ses besoins malgré la domestication
Dans la nature, le félin ne se nourrit finalement que de petits animaux hautement digestibles pour pouvoir les avaler aussitôt. Rongeurs ou oiseaux, son instinct de chasseur l’amène à les consommer sur place, immédiatement après les avoir chassés. Il s’agit donc d’un régime alimentaire composé à 98 % de viande selon les vétérinaires, des produits frais et crus de surcroît.
Les 2 % restants représentent les végétaux déjà consommés et digérés par les proies, ce qui facilite leur assimilation. Toutefois, ils restent utiles au chat, car ils lui apportent certains nutriments intéressants. Quoi qu’il en soit, l’alimentation du chat domestique est ainsi bien loin de ce modèle, ce qui n’est pas sans conséquence.
Préserver son fonctionnement organique à tout prix
Lorsqu’un félin est en carence protéique, son organisme tente de s’adapter au mieux aux nutriments qui lui sont proposés. Cependant, selon les vétérinaires, son corps changerait, notamment au niveau des intestins. Les parois s’épaississent et l’organisation interne s’allongerait afin de faciliter l’absorption et la digestion des acides aminés qui lui sont vitaux.
Le problème survient surtout lorsqu’il ne reçoit pas suffisamment de viande et de protéines animales, auquel cas il peut puiser dans ses propres réserves. Autrement, il puise l’essentiel dans ses muscles, risquant non seulement la fonte de sa masse musculaire mais aussi de graves troubles fonctionnels.
FAQ
Quelles sont les fonctions essentielles des protéines animales chez le chat ?
Elles permettent de maintenir une bonne masse musculaire et un système immunitaire de fer. Les chats l’utilisent également en source principale pour produire de l’énergie. Elles sont indispensables à la santé de la peau et du pelage. Enfin, elles sont tout simplement au cœur du fonctionnement organique, sous la forme d’enzymes et d’hormones.
Quels sont les risques de pathologies connus en cas de carence protéique ?
Selon une étude vétérinaire, le félin serait davantage susceptible de développer des infections, des troubles digestifs et neurologiques. De plus, une carence de taurine à long terme augmente les chances de maladies cardiaques et de troubles visuels.
Comment jauger le niveau de protéines nécessaire ?
Les quantités sont à établir selon plusieurs facteurs, comme la stérilisation, l’âge, l’activité physique. Pensez à également vérifier le rapport protido-calorique qui s’enquiert de la concentration en protéines d’un aliment par rapport aux calories qu’il fournit.