Comment expliquer les différences de poids entre les chatons ?
Pour comprendre les différences de poids, il faut déjà saisir comment il prend du poids. La croissance chez le félin est ultra-rapide durant les tout premiers mois, avant de ralentir progressivement jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge adulte. Généralement, il sera question d’un an, mais il peut aussi s’agir de 2, voire 2 et demi chez les races plus lentes et de grand gabarit.
C’est là que les fluctuations de poids peuvent survenir, influencées par de nombreux facteurs à surveiller.
Le bagage génétique
Le bagage génétique englobe ici trois critères différents qui ont un impact direct sur le poids d’un chaton : la race, le genre et les autres spécificités génétiques comme les prédispositions morphologiques. Par exemple, les grandes races comme le Ragdoll ou le Maine Coon n’évoluent pas de la même manière qu’un Singapura. Pour anticiper le poids d’un jeune félin, on prendra généralement pour référence le poids de la mère.
Les mâles auront aussi tendance à se montrer plus lourds ou encore à prendre du poids plus rapidement que les femelles.
L’alimentation maternelle
Cet environnement comprend tout d’abord la taille de la portée. Dans les grandes portées, la prise de poids est souvent plus lente, car certains petits chatons auront tendance à davantage avoir accès au lait de la mère que les autres. Les nutriments étant le moteur de la croissance, un certain nombre de chatons resteront aussi faibles plus longtemps. Un point crucial à surveiller pendant l’allaitement de la mère afin d’éviter les retards de croissance.
L’état de santé et les facteurs d’hygiène
La santé, à commencer par celle de la mère, joue un rôle central dans l’évolution pondérale. Si elle s’alimente trop, le chaton peut s’alourdir de manière excessive. Si elle ne mange pas assez ou qu’elle souffre de maladies ou de parasites, le chaton peut aussi en afficher les conséquences.
Mais chez le chaton lui-même, les pathologies cardiaques, gastrointestinales ou encore hormonales peuvent freiner une prise de poids harmonieuse.
Quel est le poids idéal du chaton ?
Lorsqu’il naît, les besoins nutritionnels du chaton dépendent entièrement de la mère. Toutefois, la qualité du lait maternel sera primordiale jusqu’à ce qu’il soit capable de se nourrir lui-même.
À 1 mois
Durant le tout premier mois, le chaton devrait normalement vite doubler son poids de naissance. Grâce à l’allaitement, il peut atteindre jusqu’à 450-900 g. Bien que sa vision se mette en place, lui permettant de trouver plus facilement sa mère pour l’heure du repas, il continue de baser son développement sur le lait maternel.
À 2 mois
Au bout de deux mois, il est temps de penser au sevrage et d’offrir au jeune chat une alimentation de plus en plus solide. Par la même occasion, l’activité augmente, tout comme les besoins en énergie. C’est pourquoi il faut absolument ajuster l’apport calorique pour qu’il puisse atteindre au minimum 500 à 700 g.
À 3 mois
Entre le troisième et le quatrième mois, le chaton se montre de plus en plus agile et s’adonne essentiellement aux jeux. L’alimentation doit ainsi être riche en protéines, en vitamines et en minéraux pour son développement musculaire et osseux. Si tout va bien, le chaton atteint entre 900 g à un peu plus de 3 kg à cette période. Mais cela peut toujours être entravé par un environnement stressant ou encore une tendance précoce à l’anorexie.
À partir de 5 mois
Normalement, il devrait pouvoir peser entre 2 et 5 kg. Selon la croissance commence à ralentir peu de temps après, avec seulement un gain de 100 à 200 g par mois seulement. Désormais, le chat s’est habitué à son régime de routine alimentaire. En parallèle, qualité du sommeil, activité physique régulière et contrôle de l’état psychique seront primordiaux pour prévenir à la fois le surpoids et les carences.
Mais, globalement, il sera question, à 1 an, d’un poids moyen de 1,8 kg au minimum pour les femelles, jusqu’à 4,5 kg pour les mâles selon le gabarit.
Courbe de croissance du chaton

| Âge | Petite race | Moyenne race | Grande race |
| 1 mois | 224 – 450 g | 340 – 680 g | 450 g – 900 g |
| 2 mois | 450 – 900 g | 900 g – 1,35 kg | 1,35 – 1,8 kg |
| 3 mois | 900 g – 1,35 kg | 1,35 – 2,25 kg | 2,25 – 3,15 kg |
| 4 mois | 1,35 – 1,8 kg | 1,8 – 2,7 kg | 2,7 – 4,1 kg |
| 5 mois | 1,8 – 2,25 kg | 2,25 – 3,15 kg | 3,15 – 4,5 kg |
| 6 mois jusqu’à 1 an | 100 à 200 g par mois en moyenne | ||
Aider le chaton à garder son poids idéal : apprenez à connaître ses besoins alimentaires !
Pour permettre à leurs rejetons d’atteindre leur poids de forme, les mères des chatons sauvages leur apprennent – dès leur plus jeune âge – la chasse. Elles les laissent, ensuite, manger leur proie. Mais qu’en est-il de leurs semblables domestiques ?
Là encore, il est important de se soumettre à l’instinct de chasseur de l’animal. Cependant, le maître doit, en même temps, veiller aux besoins énergétiques de son matou. Faisons ainsi quelques précisions en ce qui concerne son alimentation.
Comment doit s’effectuer le sevrage du chaton ?
Jusqu’à la 4ème semaine de leur existence, les chatons doivent être nourris exclusivement avec du lait – de préférence maternelle. Vous pourrez, ensuite, commencer leur sevrage en introduisant progressivement – et en petite quantité – des aliments industriels adaptés. Le sevrage doit être total à partir des 8 semaines.
Notons qu’à l’état sauvage, c’est sa mère qui accompagne le chaton à s’habituer aux aliments autres que le lait maternel. Pour le chaton domestique, en revanche, c’est surtout de votre aide que le chaton a besoin. Il sera, en effet, difficile pour sa mère de trouver des proies vivantes à lui fournir. Par ailleurs, sa domestication lui a déjà fait perdre certains composants de son instinct naturel. Il est, donc, probable qu’elle ne soit plus intéressée par les proies vivantes.
L’alimentation, le pilier d’une évolution pondérale idéale
Comme mentionné plus tôt, tout ce qui est lié au poids trouvera une solution de près ou de loin dans son alimentation. Il faut dire que le chaton présente des besoins énergétiques bien plus importants que chez l’adulte en raison du pic de croissance. Si tout va bien, il devrait même atteindre 75 % de son poids d’âge adulte à la fin de ce pic, soit autour de 4 mois.
Son alimentation doit donc être de très haute qualité s’il veut pouvoir espérer atteindre l’âge adulte en pleine forme. Dans un premier temps, il pourra vous être conseillé d’opter pour de la pâtée pour jeune chat, douce pour les dents de lait et à composition courte. Au fur et à mesure, vous pourrez incorporer des croquettes élaborées pour les chatons. Des protéines en quantité adaptée et maigres seront la première condition d’un bon développement musculaire et organique pour les deux types d’alimentation.
Des prébiotiques issus de pommes, d’extraits de levure ou de sous-produits utiles comme la pulpe de betterave contribueront à un système digestif et intestinal sain. Avec les vitamines antioxydantes, ils fourniront aussi le nécessaire nutritionnel au chaton pour combattre les parasites, aux côtés d’une bonne routine vermifuge. Enfin, une énergie métabolisable adaptée permettra au chaton de recevoir l’énergie nécessaire, sans excès. Autant de facteurs qui contribuent à son poids santé.
Franklin – Poulet, saumon, carotte

Cette recette contient 75 % de saumon et de poulet pour d’emblée satisfaire tous les besoins nutritionnels élevés du jeune chat. Le saumon fournit des graisses oméga 3, tout comme l’huile de saumon afin de protéger très tôt son pelage, sa peau et ses articulations. Les graisses assurent également le bon développement nerveux. Ces croquettes apportent aussi jusqu’à trois fois plus de nutriments qu’une croquette pour adultes et présentent l’avantage de convenir à toutes les races et toutes les tailles.
Prix
Ces croquettes sans céréales sont présentes sur le site à 10 €/kg.
Avis
Pour la protection de son système immunitaire, le chaton peut aussi profiter de bêta-carotènes apportés par les carottes. Ces dernières favorisent le bon développement des défenses naturelles et protègent les yeux.

Mon chaton est trop maigre : qu’est-ce qu’il faut faire ?
Certains signes ne trompent pas, pas même chez le chaton. Si ses côtes sont un peu trop définies à votre goût et qu’elles sont si tournées vers l’extérieur que vous pouvez les sentir en une caresse, vous n’aurez qu’à peine besoin d’une balance de cuisine pour savoir que le risque est réel. Il est également possible que son bassin ou que sa colonne vertébrale soient aussi plus visibles qu’ordinaire.
Adapter son alimentation
Un ajustement alimentaire peut aider. Encore faut-il connaître la raison de son sous-poids. Généralement, il s’agit de quantités inadaptées à l’étape de croissance ou à son niveau d’activité. Mais il est peut-être aussi question d’anorexie, de dentition fragile ou encore de troubles gastrointestinaux qui le dissuadent de s’alimenter.
S’il est question d’appétit difficile, vous devez absolument rehausser l’appétence de ses plats en privilégiant les recettes agrémentées de foie de poulet ou encore de levure de bière. Humidifiez les croquettes de votre compagnon s’il consomme déjà des aliments secs et réduisez les quantités de friandises pour chatons en dehors des repas. Humidifier les croquettes peut aussi aider les chatons qui n’ont pas les dents suffisamment solides pour ne se nourrir que de croquettes.
En cas de problèmes de digestion et de transit, optez d’ores et déjà pour des croquettes gastrointestinales ou au moins pour digestion compliquée, enrichies en prébiotiques, en fibres et en électrolytes.
Franklin – Pâtée canard, valériane

Cette pâtée a tout simplement tout pour elle. Non seulement elle est monoprotéinée et donc moins allergène, mais elle est également ultra-appétente grâce à son fort taux d’hydratation et à ses ingrédients forts et naturels. Par ailleurs, que les protéines restent suffisamment légères pour ne pas engendrer de problèmes urinaires ou rénaux et que la digestion soit toujours épargnée.
Prix
La barquette de 100 g est commercialisée à 1,59 €.
Avis
Détail bien plus spécifique, mais non des moindres : elle contient de la valériane. Parmi les raisons qui peuvent aussi expliquer l’anorexie chez le chaton, on trouve les désordres comportementaux comme le stress ou l’anxiété. Si votre jeune chat est du genre angoissé, cette recette peut l’aider à retrouver le calme et l’appétit.

Quid du chaton en surpoids ?
Dans le cas où votre chaton est en surpoids, commencez par en trouver la raison. Il pourrait s’agir de l’effet d’une alimentation trop riche ou d’une ration trop importante.
Si la prise de poids se poursuit à un rythme anormal, l’animal peut souffrir d’autres problèmes de santé plus graves, dont l’obésité et le diabète. Vous pouvez, heureusement, rectifier le tir en lui fournissant des croquettes et pâtées moins caloriques ou médicalisées. Là aussi, le surpoids n’est préoccupant qu’à partir d’une différence de 10% par rapport au poids normal du chaton.
Franklin – Sardine et maquereau
Ces savoureux filets ne contiennent rien d’autre que des filets de poisson, du bouillon et un peu d’amidon de tapioca. Particulièrement sains, ils sont également peu allergènes afin de préserver le système immunitaire du félin. Il faut également savoir qu’ils ne contiennent qu’un seul gramme de matières grasses, soit 4 fois moins que dans les croquettes. Elles sont ainsi véritablement imbattables contre le surpoids, tout en étant aussi efficaces en guise d’alimentation du chaton stérilisé.
Prix
Ces filets sont proposés à 1,99 € la boîte de 70 g.
Avis
Bien que léger, le bouillon apporte une hydratation absolument essentielle pour le développement du chaton. L’apport en eau fraîche ou au sein de l’alimentation réduit en effet les risques de complications urinaires et contribue à un bon transit.

Notre avis et recommandations
La surveillance du poids est généralement un excellent moyen de jauger la santé d’un félin. Mais il est vrai que les variations individuelles doivent malgré tout être prises en compte. Alors quand s’inquiéter pour son matou ?
Distinguer les types de variation
Les écarts pondéraux ne doivent pas forcément donner lieu à des inquiétudes, tant que les variations restent légères. Il est également possible d’en noter des plus importantes de manière ponctuelle. Comme chez l’Homme, les chats sont avant tout des individualités avec leur propre métabolisme, propre rythme et leurs spécificités. Cependant, s’il se montre un peu trop souvent en sous-poids, cela peut indiquer un problème sous-jacent qu’il sera bon d’identifier avec l’aide d’un spécialiste.
Se montrer attentif à l’état général du chat
Retenez toujours que, comme toute autre question de santé, le sujet doit être vu dans son ensemble. Quelle impression avez-vous lorsque vous regardez votre chat ? Son pelage vous apparaît-il terne ? Est-il constamment fatigué ou léthargique ? En fonction des réponses, il pourrait s’agir de signes avant-coureurs ou de véritables indicateurs de tracas de santé sous-jacents ayant des répercussions directes sur le poids.
FAQ
Mon chaton ne suit pas sa courbe d’évolution : que dois-je faire ?
Après plusieurs semaines ou plusieurs mois de pesées, vous pourrez constater que votre chaton ne suit pas son rythme d’évolution et pèse moins. Assurez-vous, tout d’abord, que son régime corresponde, réellement, à ses besoins de croissance.
Si ce n’est pas le cas, privilégiez pour lui une alimentation plus riche en nutriments (protéines, vitamines, minéraux, acides gras, etc.). Dans le cas où il dépasse de trop le poids prévu par le tableau précité, le mieux est de réduire la quantité de sa ration quotidienne. De plus, le chaton étant encore fragile, l’idéal serait de le nourrir avec des aliments « spéciale croissance ».
Mon chat a légèrement dévié de la courbe entre 6 et 8 mois, est-ce grave ?
Il peut arriver, surtout en raison des choix alimentaires, que le chat s’écarte un peu des recommandations. Sache toutefois qu’il est plus important d’afficher une courbe de poids saine et stable dans son ensemble que des chiffres exacts à certaines tranches d’âge.
Dois-je peser mon jeune chat tous les jours ?
Pendant les premiers mois, il est recommandé de peser son chat toutes les semaines pour un suivi régulier.
