Ce qu’il faut savoir sur le chien qui urine beaucoup
Un chien qui urine beaucoup présente ce que l’on appelle une polyurie, souvent associée à une augmentation de la soif (la polydipsie).
La polyurie
La polyurie n’est pas une maladie en soi, mais plutôt un signe clinique devant toujours être interprété dans son contexte. Il peut s’agir d’une situation temporaire anodine ou révéler un problème médical, comme une infection urinaire, une insuffisance rénale, un diabète sucré, une maladie de Cushing ou une incontinence provoquée par le dysfonctionnement du sphincter de la vessie.
La polydipsie
Une augmentation de la soif causée par la chaleur, des aliments secs, du stress ou une activité physique plus intense que d’habitude est tout à fait normale. Et, en toute logique, si la consommation d’eau augmente, la fréquence et la quantité des mictions se multiplient elles aussi.
Les points à surveiller chez un chien qui urine beaucoup
Pour comprendre l’augmentation de la production d’urine, il est essentiel d’observer les autres comportements et symptômes du chien :
- la quantité d’eau consommée ;
- l’appétit ;
- la fréquence et le volume des mictions ;
- la présence de sang dans les urines ;
- les changements d’attitude générale.
Ces informations seront très utiles au vétérinaire : elles permettent d’identifier la cause de la polyurie et de mettre en place les soins adaptés au diagnostic.
Les causes d’une miction abondante
Plusieurs pathologies canines peuvent provoquer une augmentation de la fréquence des mictions et de la quantité d’urine. C’est aussi le cas pour certains médicaments.
Le symptôme d’une maladie
La polyurie est un des signes cliniques de nombreuses maladies.
L’incontinence urinaire
Lorsque son sphincter urétral fonctionne mal, un chien peut être touché par une incontinence urinaire. Celle-ci se manifeste généralement pendant les temps de repos, quand il est allongé, sans qu’il en ait conscience.
C’est un problème de santé qui concerne le plus souvent les femelles stérilisées de races moyennes à grandes, à ne pas confondre avec les « accidents » chez le chiot.
Les calculs de la vessie
Aussi appelé urolithiase ou lithiase urinaire vésicale, les calculs de la vessie gênent le passage de l’urine. Ils provoquent des mictions répétées, douloureuses et contenant parfois du sang.
Le diabète sucré
Le diabète sucré entraîne l’augmentation de la soif et donc celle d’une élimination urinaire plus abondante et fréquente. L’urine du chien diabétique a de plus une texture un peu collante à cause de l’hyperglycémie.
Insuffisance rénale
L’insuffisance rénale est la détérioration progressive de la fonction des reins. Ils perdent peu à peu leur capacité à filtrer les déchets et à réguler l’équilibre hydrique et électrolytique de l’organisme. Cette maladie chronique et irréversible se manifeste par une augmentation de la soif et de la miction, ainsi qu’une baisse d’appétit et une faiblesse générale.
La maladie de Cushing ou hypercorticisme
Cette pathologie correspond à une production excessive de cortisol due à une tumeur, nécessitant une prise en charge vétérinaire. Elle entraîne un déséquilibre hormonal prolongé et se manifeste par une soif et une miction accrues, une augmentation de l’appétit, une fonte musculaire et des problèmes de peau.
Le pyomètre chez la femelle
Le pyomètre est une infection grave de l’utérus qui survient surtout chez les chiennes non stérilisées dans les semaines ou les mois suivant leurs chaleurs. Parmi ses symptômes se trouvent la soif excessive et une augmentation de la fréquence des mictions.
L’effet secondaire d’un médicament
Des médicaments, comme les corticoïdes, les diurétiques ou certains traitements hormonaux, peuvent entraîner une augmentation des mictions en agissant sur le fonctionnement des reins et l’élimination de l’eau. Cet effet secondaire est bien identifié dans les études vétérinaires. Il reste le plus souvent transitoire, disparaissant à la fin du traitement.
Le marquage du territoire
Chez certains chiens, surtout les chiens mâles non castrés, uriner fréquemment relève plus du marquage de territoire que d’un problème médical. Ils déposent de petites quantités d’urine sur des zones stratégiques pour signaler leur présence. Ce comportement est souvent influencé par la présence d’autres chiens, d’odeurs nouvelles ou de stress. Il doit être distingué d’une polyurie réelle, où la quantité totale d’urine s’accroît.
Les risques encourus quand le chien urine trop fréquemment
Un volume trop important d’urine émise a des répercussions sur la santé de l’animal.
Une déshydratation
Une polyurie importante peut déséquilibrer le métabolisme, surtout lorsque l’eau n’est plus consommée en quantité suffisante et que la température ambiante est élevée.
Une aggravation d’une maladie rénale
Dans le cadre d’une maladie affectant les reins, une perte excessive d’eau via les urines va accélérer la dégradation de leurs fonctions.
Une irritation du système urinaire
Les mictions trop abondantes et trop fréquentes favorisent les inflammations, les infections urinaires et l’apparition de présence de sang dans les urines.
Un trouble du comportement
Un chien douloureux, stressé ou en proie à l’anxiété de séparation, peut se mettre à uriner de façon excessive. Cela crée un cercle vicieux : plus il urine, plus il risque de se sentir mal, et plus il se sent mal, plus il urine.
Les traitements possibles pour réguler une miction excessive chez un chien
La prise en charge de la miction excessive chez le chien s’adapte selon la cause qui a été identifiée.
La prise en charge vétérinaire
Si les habitudes de miction de votre chien changent brusquement, nous vous conseillons de consulter un vétérinaire dès que possible.
Le diagnostic
Pour établir un diagnostic précis, le vétérinaire procède à différents examens : analyses d’urine et contrôle de la quantité d’urine émise (à calculer en ml par kilo). Dans certains cas, il effectue une prise de sang ou des imageries médicales pour évaluer l’état des reins et de la vessie, ainsi que la cause exacte du trouble.
Les traitements
Les soins à prodiguer varient en fonction de l’origine de la polyurie. Il faudra, par exemple, des antibiotiques pour guérir une infection urinaire, de l’insuline pour réguler la glycémie des chiens diabétiques, un médicament à base d’une molécule appelée trilostane pour la maladie de Cushing, etc.
Les remèdes de grands-mères
Il n’existe pas de « remède de grand-mère » capable de traiter à lui seul une polyurie, surtout lorsqu’une maladie est en cause. Toutefois, certaines pratiques naturelles peuvent accompagner la prise en charge vétérinaire et améliorer le confort urinaire du chien.
Une hydratation suffisante, couplée à une alimentation de qualité
L’eau de boisson doit rester disponible en permanence, en plus des rations de croquettes. La composition de ces dernières est très importante : une alimentation trop salée ou exclusivement composée d’aliments secs donne soif et pousse à boire plus d’eau que nécessaire.
Un changement d’alimentation progressif, avec des aliments de meilleure qualité ou partiellement humidifiés, aide à réduire la stimulation excessive des reins et de la vessie.
Des compléments alimentaires pour le confort urinaire
Chez les chiens sujets aux infections urinaires récidivantes, certains vétérinaires peuvent recommander des compléments alimentaires à base de canneberge (cranberry) ou de plantes drainantes. Ceci uniquement en soutien, jamais en substitution d’un traitement médical.
Une bonne hygiène de vie
Un chien qui évolue dans un environnement favorable rencontre moins de problèmes de santé qu’un animal de compagnie qui a de mauvaises conditions de vie. Un rythme régulier de balades en extérieur, la diminution des sources de stress, un cadre stable et rassurant contribuent à son bien-être, et donc à diminuer les mictions excessives liées à un éventuel trouble du comportement.
Les traitements en un clin d’oeil
Les solutions pour réguler la miction d’un chien selon l’origine du problème.
| Causes | Solutions |
| Infections urinaires | Antibiotiques |
| Insuffisance rénale | Régime alimentaire adapté Médicamentation en fonction de la maladie |
| Diabète sucré | Changement d’alimentation Injections d’insuline |
| Maladie de Cushing | Médicament à base de trilostane |
| Pyomètre | Fluidothérapie par voie intraveineuse Médicamentation Chirurgie |
| Calculs de la vessie | Intervention chirurgicale |
| Trouble du comportement | Environnement adapté Suivi par un comportementaliste canin |
| Incontinence urinaire | Traitement hormonal Traitement chirurgical possible |
| Troubles neurologiques | Médicamentation |
| Marquage problématique | Castration |
La prévention
Pour prévenir l’incontinence urinaire, même si certaines causes pathologiques ne sont pas évitables, plusieurs bonnes pratiques limitent les risques.
Le suivi vétérinaire
Un rendez-vous au minimum une fois par an chez un vétérinaire permet de réaliser des bilans de santé et de détecter le plus tôt possible d’éventuelles anomalies. Ce suivi régulier est particulièrement important pour surveiller la santé urinaire du chien. Saviez-vous que des examens simples, comme une analyse d’urine ou une prise de sang, peuvent révéler précocement des troubles rénaux, hormonaux ou infectieux ? Et ce, avant l’apparition des symptômes visibles.
La gestion du poids et de l’alimentation
L’excès de poids peut aggraver l’incontinence, notamment chez les femelles stérilisées. De même que le choix d’une alimentation adaptée, riche en antioxydants et équilibrée en minéraux, le contrôle du poids de son chien fait partie des pratiques indispensables pour sa santé.
Le maintien d’une activité physique régulière et l’observation de la position du chien lorsqu’il urine
L’exercice physique tonifie la musculature en général, ce qui peut aussi améliorer le fonctionnement du système urinaire et renforcer le sphincter de la vessie. De plus, un chien en forme ne rencontrera pas de difficulté pour adopter la position d’élimination des urines et des selles. Au contraire, une posture inhabituelle pour déféquer ou uriner signale souvent un inconfort, une douleur ou une maladie.
Quelle nourriture donner à mon chien qui urine beaucoup ?
Nous recommandons une nourriture vétérinaire formulée pour soutenir les reins, réduire le risque d’inflammation de la vessie et maintenir une bonne hydratation. Les croquettes doivent être de haute qualité, pauvres en sel et adaptées à la pathologie identifiée. Il existe des gammes spécifiques, qui, par exemple, stabilisent l’apport de glucose après les repas chez les chiens atteints de diabète, ou réduisent les risques de formation de certains calculs urinaires.
De l’eau fraîche doit rester à la disposition du chien en permanence, car une mauvaise hydratation aggrave la plupart des troubles urinaires.
Pro-Nutrition – PROTECT Urinary

Parmi les options du marché, le produit Pro-Nutrition est l’une des meilleures propositions accessibles, lorsqu’il s’agit d’un trouble urinaire avéré. Cet aliment diététique est conçu pour dissoudre les calculs de struvite, ainsi que de réduire les récidives. Cette croquette limite aussi la formation d’oxalate de calcium grâce à des minéraux mieux équilibrés et un meilleur pH urinaire.
La composition repose, pour cela, sur des protéines animales déshydratées de canard et de porc, mais aussi sur du riz, de la graisse de canard, ainsi que plusieurs sources d’amidon et de fibres alimentaires. Mais surtout, on retrouve Plant Active Benefit anti-inflammatoire et le complexe P+ Microbiome avec ses extraits de levure, ses fibres de pomme et ses prébiotiques, qui aident à la digestion chez les sujets à la cystite.
Prix
Cette croquette spécialisée est disponible à partir de 6,50 €/kg.
Avis
La marque précise également que l’efficacité de son produit alimentaire a été mesurée en ce qui concerne la dissolution de la struvite. Selon une étude menée en école vétérinaire, jusqu’à 83 % du trouble aurait été éteint en 11 jours. En révélant de tels chiffres, Pro-Nutrition place très clairement la recette non pas uniquement comme aliment adapté, mais véritable aide à la rémission.

Notre avis et recommandations
Un chien qui urine plus abondamment ou plus fréquemment que d’habitude ne le fait jamais « par hasard ».
Identifier la cause avant un traitement ou un travail comportemental
Chez le chiot et les jeunes chiens, l’immaturité des muscles du sphincter explique des mictions mal contrôlées, tandis que chez le chien âgé, l’incontinence survient en raison du vieillissement de l’appareil urinaire. Mais, quel que soit l’âge de l’animal, une modification durable des habitudes urinaires doit toujours alerter. Elle nécessite un avis vétérinaire, en particulier si elle s’accompagne d’autres symptômes, tels qu’une soif excessive, de la fatigue marquée, la présence de sang dans les urines ou des douleurs.
Préserver la santé urinaire de son chien
En cas de mictions excessives, la priorité consiste en une évaluation médicale, afin d’exclure une pathologie ou, le cas échéant, mettre en place un traitement adapté. Même si aucun remède naturel ne peut se substituer à une prise en charge vétérinaire, il est possible de renforcer l’apprentissage de la propreté, multiplier les sorties, limiter les sources de stress, opter pour des croquettes premium et donner des compléments alimentaires pour améliorer le bien-être et l’équilibre du chien.
FAQ
Pourquoi mon chien urine-t-il beaucoup ?
Plusieurs raisons peuvent expliquer qu’un chien urine beaucoup : une maladie (insuffisance rénale, diabète, infection urinaire, syndrome de Cushing, etc.), d’un médicament comme les corticoïdes, d’un stress important ou d’une alimentation inadaptée.
Combien de fois un chien fait-il pipi par jour ?
Sans compter l’urine de marquage, un chien en bonne santé fait pipi en moyenne trois à cinq fois par jour. Cela varie aussi selon son niveau d’hydratation, son alimentation et la température ambiante.
Pourquoi mon chien fait-il pipi dans la maison ?
Un chien peut uriner dans la maison en raison d’un problème médical ou comportemental, de la vieillesse, de l’anxiété de séparation ou d’un mauvais apprentissage de la propreté.
Comment empêcher un chien de faire pipi dans la maison ?
Pour empêcher un chien d’uriner dans la maison, il faut en identifier la cause, puis traiter les éventuels problèmes médicaux, renforcer l’apprentissage de la propreté, augmenter les sorties et réduire les sources de stress.