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L'incontinence chez le chien

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Incontinence chez le chien

On parle d’incontinence chez le chien lorsque la vessie se vide de façon progressive au lieu d’attendre l’augmentation de la pression, normalement régulée par le sphincter urétral. Il urine sans forcément en avoir conscience dans la maison, par jet classique ou avec quelques gouttelettes éparpillées. Si la propreté est une notion acquise depuis longtemps par votre compagnon à quatre pattes, ces incidents relèvent de problèmes urinaires, d’origine comportementale ou médicale.

Quels symptômes de l’incontinence urinaire chez le chien doivent vous alerter ?

Certains signes montrent clairement qu’un animal est incontinent.

L’apparition de taches ou de flaques d’urine dans l’environnement du chien

L’un des premiers signes de l’incontinence est la présence de gouttes ou de petites flaques d’urine dans la maison, notamment sur le sol, dans le panier du chien ou sur ses couvertures. Le plus souvent, on retrouve les traces d’urines après une phase de repos, sans que l’animal ait cherché à uriner volontairement.

Une humidité anormale autour des organes génitaux

Une zone génitale constamment humide est un signe fréquent de fuites urinaires. L’urine s’écoule en petites quantités et imprègne le pelage, parfois sans que le propriétaire du chien incontinent s’en aperçoive immédiatement.

Le léchage excessif de la région périnéale

Un chien incontinent aura tendance à se lécher de manière excessive au niveau du périnée. Il essaie de réduire la gêne et de se nettoyer, mais cela aggrave les irritations cutanées et décuple le risque d’infection urinaire et de cystite.

Une odeur persistante d’urine dans le sillage du chien

Une odeur âcre se dégage du pelage du chien, même après le « nettoyage ». Elle est liée aux fuites d’urines chroniques qui souillent ses poils et sa peau.

Les fuites urinaires au repos et en dormant

Les pertes d’urine surviennent le plus souvent lorsque le chien est couché ou endormi. Selon sa position, l’urètre peut être momentanément comprimé, empêchant l’écoulement de l’urine. Lorsque l’animal se relève, la vessie trop pleine va alors se vider brutalement, provoquant une fuite importante qui salit le lieu de couchage et irrite la peau à long terme.

Pourquoi un chien devient-il incontinent ?

Les études vétérinaires montrent de nombreuses origines possibles à l’incontinence d’un chien.

Une malformation congénitale

Certaines formes d’incontinence urinaire chez le chien sont dues à des anomalies physiques présentes dès la naissance, empêchant le fonctionnement normal de l’appareil urinaire. Parmi ces tares, on trouve, par exemple, l’uretère ectopique. Cette anomalie affecte le canal censé conduire l’urine vers la vessie, d’où les fuites urinaires.

Une maladie

Plusieurs pathologies peuvent expliquer les problèmes urinaires, notamment en raison d’une soif accrue qui va avoir un effet sur le volume d’urine et les difficultés à la retenir.

L’insuffisance du sphincter urétral

Le sphincter urétral est un muscle chargé de maintenir l’urètre fermé, afin de maintenir l’urine dans la vessie, et de l’ouvrir au moment de la miction. L’insuffisance ou l’incompétence du sphincter urétral, la cause la plus fréquente d’incontinence urinaire, signifie son dysfonctionnement.
Elle se manifeste en majorité chez les chiennes stérilisées, avec une perte d’urine en goutte-à-goutte, de façon aléatoire ou continue et toujours plus importante en dormant.

Les infections des voies urinaires et les cystites

Les infections du système urinaire irritent la vessie et peuvent provoquer des pertes d’urine dégageant une mauvaise odeur et contenant parfois du sang. Elles sont plus courantes chez le chiot et le jeune chien, dont le système immunitaire n’est pas encore mature.

Les obstructions de l’urètre par des tumeurs ou des calculs

Il arrive que l’urètre soit bouché par une tumeur ou un calcul. Ces obstructions peuvent alors altérer le fonctionnement du système urinaire. On remarque un changement du débit de l’urine, l’impossibilité pour le chien de vider entièrement sa vessie et des pertes urinaires.

Le syndrome de Cushing

Due à une sécrétion anormalement élevée de cortisone par les glandes surrénales, la maladie de Cushing entraîne souvent une très forte augmentation de la soif et des urines émises, avec parfois des fuites urinaires hors miction.

Le diabète

Comme la maladie de Cushing, le diabète peut augmenter le volume d’urine, rendue collante à cause du taux de sucre dans l’organisme, et favoriser l’incontinence urinaire.

Les maladies rénales

Une insuffisance rénale entraîne des troubles urinaires avec l’émission de grandes quantités d’urine, un phénomène appelé polyurie. L’incontinence a lieu surtout la nuit et s’accompagne de vomissements et de diarrhées.

La métrite ou pyomètre

Il s’agit d’une infection utérine liée à une perturbation hormonale qui touche principalement les chiennes adultes non stérilisées. Les symptômes de la métrite, aussi appelée pyomètre, incluent l’augmentation de la fréquence des mictions, parfois involontaires.

La stérilisation chez les femelles

L’ablation des ovaires, appelée ovariectomie ou ovario-hystérectomie, est directement liée à l’incontinence urinaire chez la chienne. Elle entraîne une chute brutale des hormones sexuelles, et en particulier des œstrogènes. Ces hormones assurent le tonus du sphincter urétral, le muscle qui permet de retenir l’urine dans la vessie.

Après une stérilisation, la diminution des œstrogènes peut provoquer une incompétence sphinctérienne, responsable de fuites involontaires d’urine, surtout en dormant. Cette forme d’incontinence toucherait environ 5 à 20 % des chiennes stérilisées, avec un risque accru chez les races de grande taille et en cas de stérilisation effectuée très tôt dans la vie de la chienne.

Une origine comportementale

L’incontinence urinaire, comme l’incontinence fécale, résulte parfois du stress ou de l’anxiété, après une émotion forte, ou d’une excitation excessive du chien. Le comportement général du chien et tout changement dans son environnement sont à prendre en compte pour résoudre ce problème.

La vieillesse

L’organisme du chien âgé faiblit et il contrôle de moins en moins bien ses muscles. Une certaine incompétence sphinctérienne risque d’apparaître dans ses dernières années de vie, corrélée à une perte d’élasticité de la paroi de la vessie ou de l’urètre et aggravée en cas d’arthrose.
La démence représente un autre facteur lié à la vieillesse, lorsque le chien n’a plus conscience de son besoin d’uriner ou s’en rend compte trop tard.

Des troubles nerveux

Le système nerveux autonome a pour rôle de contrôler la vessie. L’atteinte des nerfs qui gèrent le relâchement et la contraction du sphincter urétral peut donc engendrer des fuites. Dans cette situation, on remarque d’autres symptômes, par exemple une incontinence fécale et des troubles moteurs au niveau des pattes arrière. C’est le cas pour les lésions médullaires (lésion de la moelle épinière).
Des lésions nerveuses persistent parfois à la suite d’une hernie discale, d’un choc, d’un traumatisme rachidien ou d’un accident.

L’effet secondaire d’un traitement

Il est connu que certains médicaments, tels que les corticoïdes et les diurétiques, ont pour effet secondaire l’incontinence urinaire. Celle-ci disparaît en général à la fin du traitement.

Comment traiter un chien qui a des fuites urinaires ?

Il est nécessaire d’établir un diagnostic précis pour déterminer la cause exacte des problèmes urinaires, afin de soigner au mieux le chien incontinent.

Les soins vétérinaires

Le traitement de l’incontinence ne suit pas un seul et unique chemin, car la prise en charge dépend entièrement de la cause diagnostiquée lors des examens.

Un diagnostic précis pour mettre en place les traitements médicaux adéquats

L’incontinence urinaire chez le chien peut avoir des origines très variées, ce qui rend indispensable l’identification précise de sa cause. Le diagnostic repose souvent sur plusieurs examens complémentaires, comme l’analyse d’urine, l’analyse sanguine ou l’imagerie médicale (échographie, scanner, IRM, urographie).

Les traitements médicamenteux

Dans de nombreux cas, le vétérinaire propose d’abord un traitement médical. Par exemple, en cas d’infection urinaire, il administre des anti-inflammatoires et des antibiotiques. Selon l’origine de l’incontinence, le traitement peut aussi inclure des molécules hormonales destinées à compenser un déficit, des molécules dérivées de l’adrénaline (les alpha adrénergiques) ou bien d’autres médicaments, dans le but de renforcer le tonus du sphincter urétral. Chez la chienne stérilisée, on prescrit généralement de la phénylpropanolamine ou des œstrogènes de synthèse.

Tous ces traitements fonctionnent bien, mais leur efficacité peut diminuer avec le temps. Un suivi vétérinaire régulier est donc nécessaire, pour ajuster le dosage et surveiller d’éventuels effets secondaires.

Les interventions chirurgicales

Lorsque l’incontinence urinaire est liée à une anomalie anatomique, à une malformation congénitale ou à une tumeur, une prise en charge chirurgicale s’avère indispensable. C’est aussi le cas pour l’uretère ectopique qui ne répond à aucun traitement médicamenteux, et requiert impérativement une intervention chirurgicale. Les calculs urinaires persistants seront eux aussi extraits lors d’une opération sous anesthésie.

La chimiothérapie et la radiothérapie

La chimiothérapie, qui agit sur le système entier, et la radiothérapie, localisée sur une zone en particulier, ne sont utilisées que dans le cadre du traitement d’une tumeur cancéreuse. Ces processus de soins sont lourds et entraînent de nombreux effets secondaires.

Les remèdes de grands-mères

Les solutions naturelles constituent un bon soutien. Cependant, elles ne remplacent pas la prise en charge vétérinaire.

Conserver une bonne hygiène

Un animal propre, avec une peau saine et un pelage non souillé par de l’urine, présente moins de risques de développer des complications ou d’autres pathologies. Il est donc important de veiller à la propreté d’un chien incontinent, surtout dans la région périnéale.

Maintenir une activité physique régulière

L’exercice physique tonifie la musculature du chien, dont les muscles vésicaux. Ces derniers ont un rôle primordial pour le bon fonctionnement du système urinaire.

Faire des séances de physiothérapie, d’acupuncture et de rééducation

Des médecines douces, comme la physiothérapie, l’acupuncture ou la rééducation, peuvent renforcer les muscles impliqués dans la continence. Intégrées dans une prise en charge vétérinaire, elles permettent de réduire la fréquence et l’intensité des fuites urinaires, notamment chez les chiens âgés ou après une chirurgie.

Quelle nouvelle alimentation pour son chien incontinent ?

La qualité de l’alimentation a un impact sur les habitudes de miction d’un chien. En outre, son éventuel surpoids représente un facteur aggravant pour l’incontinence urinaire.

Des aliments diététiques vétérinaires spécifiques

Les croquettes diététiques vétérinaires spécialisées dans la santé des voies urinaires sont généralement les plus préconisés en cas d’incontinence. Ils constituent une base nutritionnelle solide, surtout quand il est aussi question de calculs ou de cystite récidivante et liée ou non à un cas de diabète.

Leur formulation a pour but d’alléger la concentration de l’urine et de réduire les irritations, à travers un meilleur contrôle minéral, une aide à la dissolution des cristaux, ainsi qu’un plus grand soutien au confort urinaire en général.

Pour cela, on vise un apport suffisant en fibres, afin de réguler le transit. On limite également les irritants et les sucres, tout en faisant la promotion de protéines de qualité afin d’éviter l’accumulation de déchets qui perturbe l’activité urinaire.

Mais attention, si l’incontinence n’intègre pas de facteurs urinaires, il sera alors mieux de se tourner vers une formule allégée, car le poids aggrave les fuites.

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Lorsque l’incontinence décrit des fuites sans lien avec des fragilités urinaires particulières, l’alimentation ne constitue pas forcément une grande aide au traitement. Cependant, puisque le poids peut être un élément aggravant majeur, il vous faudra choisir des croquettes qui atténuent la pression abdominale. De ce fait, le mieux est de s’orienter vers une formule allégée comme celle d’Ultra Premium Direct, avec sa part de protéines maigres et hydrolysées et ses matières grasses contrôlées. La croquette intègre également du riz digestible, des fibres végétales, de la pulpe de betterave et de la cosse de caroube pour la satiété et le transit.

Prix

Les croquettes sont disponibles dès 4,58 €/kg.

Notre avis

Il s’agit là d’une croquette qui n’agit pas nécessairement sur les fuites elles-mêmes, mais sur le principal facteur aggravant, car une formulation urinaire n’aurait ici pas de sens. Plus important encore, chez le chien souffrant d’incontinence sans troubles urinaires, toute formule urinaire qui stimule la diurèse pourrait être contre-productive, car elle pourrait au contraire aggraver la fréquence des fuites et compliquer d’autant plus le cas de santé.

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Une bonne hydratation

Un apport hydrique, via une nourriture humide ou en ajoutant de l’eau à la ration de croquettes, aide à diluer l’urine. Ce geste réduit les risques d’irritation, d’infections urinaires et de cristallisation.

Des compléments alimentaires naturels

Certains compléments alimentaires naturels ciblent le confort urinaire et peuvent aussi être proposés, en parallèle des soins vétérinaire, pour maintenir un bon équilibre urinaire. Il existe des solutions à base de végétaux pouvant être mises en place en complément des traitements de la médecine traditionnelle :

  • la canneberge, pour ses effets diurétiques ;
  • les graines de courge, naturellement antibactériennes et qui aident au renforcement des muscles ;
  • la verge d’or, aussi appelée solidago, une herbe connue pour ses vertus diurétiques et digestives ;
  • l’ortie, qui a des propriétés dépuratives et diurétiques.

S’équiper de protections absorbantes

On trouve de nombreux accessoires hygiéniques, conçus pour les chiens incontinents. Les couches adaptées à leur morphologie, les alèses jetables, les tapis lavables, etc., apportent un peu de confort, tant à l’animal qu’à son humain dans de telles conditions de vie.

Comment prévenir l’incontinence urinaire chez le chien ?

Prévenir l’incontinence urinaire chez le chien commence bien avant l’apparition des premières fuites, avec une attention constante à son bien-être.

Lui offrir des activités physiques régulières

Aussi vertueuse pour la santé physique que la santé mentale, la pratique d’activités physiques (sports canins, longues balades à pied ou à vélo, etc.) de façon régulière entretient les capacités musculaires et éloigne les risques de surpoids. Plus un chien sera musclé et à son poids de forme, moins il sera sujet à l’incontinence urinaire et l’incontinence fécale.

Assurer un suivi vétérinaire régulier et rigoureux

Un bilan de santé, au minimum annuel, permet de détecter les éventuels problèmes de santé afin de les soigner au plus tôt. Si l’incontinence urinaire est le symptôme d’une maladie, elle pourrait être évitée avec un diagnostic précis et une prise en charge précoce.

Repérer les signes évocateurs

Dès l’apparition des signes évocateurs énoncés au début de cet article, une consultation vétérinaire supplémentaire est indispensable afin d’identifier rapidement l’origine du trouble urinaire.

Étudier les risques avant de prendre la décision de stériliser son animal de compagnie

L’incontinence urinaire est assez fréquente dans certains cas, par exemple durant la post-castration chez les chiens de grande taille, comme le doberman, le rottweiler ou le boxer. Elle survient également plus souvent chez les chiennes adultes stérilisées (incompétence du sphincter urétral) ou non (pyomètre).

Notre avis et recommandations

Déterminer la cause de l’incontinence chez un chien est essentiel pour le soulager.

Votre vigilance est essentielle pour la santé de votre chien

Vous observez un changement dans la fréquence et le débit des mictions chez votre chien ? Il a des difficultés pour se retenir d’uriner ? Vous retrouvez souvent des gouttelettes d’urine, voire des flaques, sur le sol de votre maison et dans son lieu de couchage ? Il souffre sans doute d’incontinence : consultez un vétérinaire au plus vite.

De nombreuses causes sont possibles

Seul un vétérinaire saura trouver l’origine des problèmes urinaires de votre chien et prescrire les soins adéquats. Anomalie génétique, pathologie, vieillissement, symptôme survenu à la suite d’un traumatisme rachidien ou d’une hernie discale, effet secondaire d’un traitement médicamenteux ou d’une intervention chirurgicale, etc. Chaque cause possible de l’incontinence urinaire possède son propre traitement.

FAQ

Pourquoi mon chien perd-il des gouttes d'urine ?

Cela peut être dû à un trouble hormonal, un traumatisme, une maladie, un trouble du comportement, une anomalie ou une tare congénitale.

À quel âge un chien peut-il devenir incontinent ?

Cela peut arriver à n’importe quel âge, mais l’incontinence urinaire est plus fréquente chez le chien âgé à cause de la diminution du tonus musculaire.

Une chienne stérilisée peut-elle devenir incontinente ?

Oui, la stérilisation peut entraîner une baisse des œstrogènes, ce qui favorise une faiblesse du sphincter urétral chez certaines chiennes.

Un chien incontinent souffre-t-il systématiquement d’une infection urinaire ?

Non, une infection urinaire est l’une des causes possibles, mais l’incontinence peut aussi être hormonale, neurologique, pathologique, liée à une malformation physique ou résulter de traumatismes rachidiens.

L’incontinence urinaire chez le chien se soigne-t-elle ?

Dans la majorité des cas, oui, à condition d’identifier la cause précise et de mettre en place un traitement médical ou chirurgical adapté.

Quand faut-il consulter un vétérinaire pour des fuites urinaires ?

Dès l’apparition de pertes d’urine involontaires, car un diagnostic précoce améliore nettement la prise en charge.

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