Ses caractéristiques générales

Sa carte de visite
| Caractéristiques | Observations |
| Origine | Amérique de Sud |
| Statut | Classé comme quasi menacé |
| Taille | 55 à 70 cm de long sans la queue, 30 cm de hauteur |
| Poids | 3 à 6 kg |
| Pelage | Court et dense |
| Robe | Jaune à grise avec de nombreuses taches noires (type léopard). |
| Comportement | Nocturne et solitaire |
| Alimentation | Carnivore : rongeurs, oiseaux, reptiles |
| Espérance de vie | 14 à 15 ans |
Peut-on acheter un chat de Geoffroy ?
Il est impossible de se procurer un chat de Geoffroy de manière légale, excepté si vous êtes propriétaire d’un zoo. Cet chat sauvage ne peut être possédé par un particulier.
Certaines personnes mal intentionnées ont recours au trafic d’animaux sauvages, un business lucratif, au détriment du bien-être des animaux. Si l’on vous propose l’achat d’un chat de Geoffroy, il s’agit donc d’un animal pris illégalement à son milieu naturel et transporté tout aussi illégalement jusqu’à vous – signalez-le aux autorités compétentes.
Le Chat Safari, ou comment avoir un chat de Geoffroy de compagnie
Notez toutefois que, si ce petit animal tacheté vous a tapé dans l’œil, vous avez une option (légale) pour accueillir un animal qui lui ressemble fortement au sein de votre foyer : le Safari ! Le chat Safari est un chat hybride comme le Savannah ou le Caracat, c’est-à-dire que l’un de ses parents est un chat de Geoffroy, et l’autre est un chat domestique.
Petit bémol cependant ; ces chats sont extrêmement rares, et si vous avez la chance inouïe d’en croiser un, il sera vraisemblablement extrêmement coûteux…
Ses particularités physiques

Le chat de Geoffroy est un magnifique félin qui ressemble par certains côtés à un chat domestique, mais qui se rapproche davantage de l’ocelot ou du léopard.
Un félin de petite taille
Avec des dimensions comparables à un gros chat de compagnie, le chat de Geoffroy peut avoir l’air banal, voire inoffensif. Pourtant, son petit format lui est extrêmement utile ! Sa taille est proche de celle d’un chat domestique, il mesure de 45 à 75 cm de long sans la queue et il pèse entre 3 et 6 kg. Sa queue, elle, est assez longue, elle mesure de 25 à 35 cm.
Un corps compact et musclé
Son corps robuste est bâti pour grimper et attraper ses proies. Ses pattes sont relativement courtes mais puissantes et possèdent des griffes rétractiles. Il peut d’ailleurs se dresser sur ses pattes arrière pour observer son environnement. Comme le chat de Geoffroy est un grand grimpeur et qu’il passe beaucoup de temps en hauteur, sa queue est un atout de taille pour servir de balancier. Avec un appendice caudal mesurant environ la moitié de la longueur de son corps, il dispose d’un avantage de taille pour parcourir les branches hautes et les terrains escarpés.
Une tête ronde avec de grands yeux
La tête et les oreilles du chat de Geoffroy sont de forme arrondie. Ses yeux en amande vont du jaune ambre au vert. Son nez est court avec un museau rose.
Une fourrure dense pour un confort optimal
L’adaptable Leopardus geoffroyi se retrouve à toutes les altitudes, depuis le niveau de la mer jusqu’à des terrains culminant à 3800 mètres. C’est également un excellent pêcheur, ce qui signifie qu’il doit parfois plonger pour attraper sa proie. Pour ces raisons, ce chat sauvage porte une fourrure chaude et épaisse qui lui permet de réguler sa température en toutes circonstances, mais aussi de protéger sa peau de l’eau et des branchages.
Des robes variées pour un excellent camouflage
Le pelage du félin sauvage est son meilleur atout camouflage. Ainsi, en fonction de la zone où le chat de Geoffroy évolue, son poil n’aura pas la même couleur de base.
Des teintes allant de l’ocre au gris
Afin de s’adapter aux différentes palettes de couleurs, le poil du chat de Geoffroy adopte toutes les teintes entre l’ocre profond et le gris presque argenté, pour se fondre parfaitement dans la végétation, contre les rochers ou pour se tapir au sol.
La robe mélanique
La robe entièrement noire, est bien plus présente chez le chat de Geoffroy que chez les autres félins sauvages. On la retrouve le plus souvent dans les forêts denses où l’obscurité règne.
Un marquage distinctif
Le chat de Geoffroy porte sur le corps des taches qui l’aident à se fondre dans les ombres. Sa face est marquée de rayures noires autour des yeux en amande et l’arrière de ses oreilles est également noir, avec une ocelle blanche.
Ses compatibilités
En tant qu’animal sauvage, le chat de Geoffroy n’est pas compatible au sens où nous l’entendons pour un chat domestique.
| Compatibilités | Notes | Observations |
|---|---|---|
| Avec les humains | 1/5 | Il n’est pas compatible comme animal de compagnie. Sa détention est interdite , car il peut être agressif. |
| Avec d’autres chats | 1/5 | C’est un animal très solitaire, il évite les autres félins ; territorial, il devient agressif envers ceux qui veulent s’approcher. |
| Avec d’autres animaux | 1/5 | Il considère les autres animaux comme des proies ; s’il rencontre des chiens, il n’y aura pas d’entente possible. |
| Avec des animaux de son milieu naturel | 3/5 | Il coexiste dans son environnement naturel avec d’autres espèces, s’il n’y a pas de concurrence entre eux. |
Son style de vie

Le quotidien du Leopardus geoffroyi est rythmé par la chasse et la surveillance de son territoire. Son style de vie est typique des petits félins sauvages.
| Mode de vie | Notes | Observations |
|---|---|---|
| Nocturne | 4/5 | Il vit surtout la nuit, il peut aussi être actif au crépuscule et à l’aube ; pendant la journée, il est caché dans la végétation. |
| Adaptation aux habitats | 5/5 | Il s’adapte à de nombreux habitats : les forêts, la savane, en zone humide ou semi-arides, en plaine et en altitude |
| Activité physique | 3/5 | Il est très actif lorsqu’il chasse : il grimpe, il court et nage ; il dort beaucoup toute la journée. |
| Solitude | 4/5 | C’est un animal très solitaire, qui rencontre d’autres individus uniquement pour la reproduction ; la mère élève seule ses petits. |
Son caractère
Le chat de Geoffroy est un animal opportuniste et individualiste. Son comportement est typique du félin sauvage : indépendant, discret et instinctif.
Un animal solitaire
Ce chat sauvage ne vit jamais en meute ou en tribu, ni en aucun genre de structure familiale, à l’exception des huit premiers mois de la vie des chatons. Ceux-ci restent avec leur mère, qui leur apprend tout ce qu’il faut savoir pour prendre leur indépendance. Le père ne prend part ni à l’éducation, ni à la protection des jeunes.
Intelligent et incroyablement adaptable
Forêt, marais, pampa, hauts plateaux… Le chat de Geoffroy peut s’adapter à tout, grâce à un corps particulièrement polyvalent, mais aussi parce qu’il est un animal malin, capable de s’adapter à des situations variées.
Discret et méfiant
C’est un animal très difficile à observer dans la nature. On pourrait croire qu’il est invisible. Il passe son temps à se cacher, à éviter les humains qui le cherchent et tous les dangers qu’il peut rencontrer. Il préfère fuir plutôt que de se confronter à l’autre.
Territorial et réactif
Comme tous les félins, il défend activement son territoire et le délimite par son odeur pour éviter les intrusions. Il tolère en effet très peu de congénères. En cas de menace, il réagit rapidement et peut être agressif s’il se sent acculé. Il agit par pur instinct de survie.
Ses maladies fréquentes

C’est un chat assez robuste, mais même dans la nature, il peut être infecté par certains virus et bactéries.
La toxoplasmose
Le parasite responsable de la toxoplasmose se multiplie très rapidement et infecte les points d’eau ainsi que les proies des chats sauvages, les rendant très vulnérables à cette maladie courante et généralement bénigne. Chez des chats déjà affaiblis, cependant, la toxoplasmose peut s’avérer redoutable.
La maladie de Carré
Cette maladie virale très contagieuse est généralement transmise par les chiens que les chats de Geoffroy croisent en cherchant de la nourriture, mais elle est aussi présente chez de nombreux mammifères et a un taux de mortalité tristement élevé.
Le coronavirus félin
Les coronavirus félins affectent tous les chats, y compris les chats de Geoffroy. La plupart de ces infections à coronavirus sont bénignes, avec quelques symptômes respiratoires et intestinaux, mais elles peuvent, dans certains cas, dégénérer en péritonite infectieuse (PIF), souvent fatale pour les animaux sauvages.
Les autres menaces touchant le chat de Geoffroy
Si le chat de Geoffroy n’est pas en danger imminent, les chiffres sont à surveiller car de nombreux facteurs font décliner sa population.
La déforestation et l’exploitation des espaces naturels
Le rétrécissement des territoires disponibles pour les félins sauvages entraîne plusieurs problèmes. Leurs proies n’ont plus suffisamment d’espace pour prospérer, et les chats n’ont donc plus assez de nourriture disponible. En parallèle, les chats sont obligés de chasser sur le territoire des autres et/ou de voir leur territoire individuel réduire, avec donc moins d’opportunités de se nourrir et plus de compétition. Enfin, les routes, les habitations et les fermes remplacent les espaces naturels, créant de nouveaux risques directement liés à l’être humain.
Le trafic d’animaux
Les mesures prises contre le trafic d’animaux se durcissent et sont plus efficaces chaque année, mais certains trafiquants trouvent toujours le moyen de kidnapper des animaux sauvages pour les vendre au plus offrant.
Le commerce de la fourrure
Cet animal a très longtemps été chassé pour sa sublime fourrure. Ces pratiques sont bien moins répandues aujourd’hui, mais elles existent hélas toujours.
Les animaux de compagnie
Les animaux de compagnie, particulièrement les chiens de protection des terrains et des animaux de ferme, font de gros dégâts parmi les populations de félins sauvages qui doivent parfois attaquer les poulaillers pour se nourrir, en raison de la raréfaction de leurs proies.
Les éleveurs en colère
Les propriétaires des chiens mentionnés plus haut ne sont pas en reste lorsqu’il s’agit de décimer les chats de Geoffroy, avec une large proportion de ces félins perdue en raison de la chasse, pourtant interdite.
Les accidents de la route
Les collisions avec les véhicules font partie des plus grands risques pour les chats de Geoffroy, avec une perte estimée à plus de 4 % des individus par génération.
L’historique de la race

Le chat de Geoffroy fait partie du genre Leopardus, comme d’autres petits félins d’Amérique du Sud. Son nom lui a été donné en l’honneur du naturaliste Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, décédé l’année où il a été scientifiquement décrit.
Un chat sauvage découvert officiellement en 1844
L’espèce est décrite pour la toute première fois en 1844 par Alcide Dessalines d’Orbigny et Paul Gervais, naturalistes en mission en Amérique du Sud pour le Muséum National d’Histoire Naturelle. Toutefois, sa classification exacte au sein des familles animales reste longtemps nébuleuse et n’est réellement connue qu’au siècle suivant, quand il trouve sa place au sein des Leopardus. C’est grâce à une particularité génétique touchant au nombre de ses chromosomes que l’on peut enfin savoir de quelle branche il vient, et de quels autres félins il est le plus proche.
Diminution et stabilisation de sa population
Le chat de Geoffroy a longtemps été chassé pour sa fourrure, surtout au 20ᵉ siècle, ce qui a provoqué une forte diminution de sa population. À l’heure actuelle, le commerce de sa fourrure est fortement réglementé et même interdit dans certains pays. Il est protégé dans de nombreuses régions et il s’est stabilisé.
Un animal protégé
Il est protégé par la convention CITES, convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction, appelée aussi Convention de Washington créée en 1973. Dans les pays où il vit, la chasse est interdite ou limitée. Il est également présent dans des parcs nationaux et des réserves naturelles.
Notre avis sur cette race
Le chat de Geoffroy est un félin de petite taille qui gagne à être connu ! Son adaptabilité couplée à son apparence si attrayante le rendent incontournable pour qui aime les chats sauvages.
Un fascinant chat sauvage
Capable de vivre au niveau de la mer ou à plus de 3800 mètres d’altitude, dans des marais comme dans des forêts sèches, le chat de Geoffroy est un modèle d’acclimatation. Son petit corps infatigable fait de lui un excellent prédateur dans la plupart des circonstances, ce qui ne fait qu’ajouter au tableau de cet impressionnant cousin de l’ocelot.
Un animal exclusivement nocturne
Ne pensez pas passer de longues heures à observer affectueusement votre chat de Geoffroy. Celui-ci ne sortira qu’au crépuscule, et toute son activité se fera dans l’obscurité.
Un parfait exemple des conséquences de l’urbanisation
Les difficultés que rencontrent le chat de Geoffroy sont une illustration criante des dégâts engendrés par l’exploitation des terres naturelles. Les espaces de vie des animaux sauvages sont détruits et remplacés par des infrastructures au bénéfice de l’être humain, sans « compensation » possible pour les espèces lésées. Cela crée des tensions entre toutes les espèces, accélère la transmission de maladies et met en danger la survie de populations entières.
Un animal qu’on ne peut pas apprivoiser
Le chat de Geoffroy n’est en aucun cas un animal qui peut être adopté ou apprivoisé. Un animal sauvage reste un animal sauvage et serait bien malheureux en captivité. En outre, il serait dangereux pour celui qui voudrait se l’approprier.
FAQ
Pourquoi le chat de Geoffroy a-t-il été longtemps chassé ?
Le chat de Geoffroy a été longtemps chassé pour sa fourrure tachetée particulièrement épaisse, qui se vendait à bon prix. Aujourd’hui, tout commerce de cet animal est interdit, mais les marchés noirs existent toujours.
Pourquoi le chat de Geoffroy est-il peu connu ?
Le chat de Geoffroy est peu connu car il est totalement nocturne et solitaire, et il vit dans des endroits qui ne sont pas aisément accessibles, rendant son observation délicate.
Le chat de Geoffroy est-il dangereux ?
En raison de sa taille, le chat de Geoffroy préférera prendre la fuite qu’attaquer s’il croise un humain. Cependant, comme tous les chats, il peut faire des dégâts s’il est directement menacé.
Puis-je voir un chat de Geoffroy en France ?
Plusieurs zoos accueillent des chats de Geoffroy en France – il arrive même que des naissances aient lieu !