Ce qu’il faut savoir sur le chien rustique
Les chiens dits rustiques appartiennent à des races très diverses et sont donc tous différents. Les besoins du Norfolk Terrier de cinq kilogrammes, par exemple, ne sont pas ceux du Cane Corso pesant dix fois son poids ! Néanmoins, il existe bel et bien des particularités qui leur sont communes.
Ses particularités
Voici quelques-unes des caractéristiques que l’on retrouve de façon plus ou moins marquée chez ces races.
Des chiens très résistants
Les chiens rustiques sont connus pour leur grande résistance. Cela signifie qu’ils sont peu affectés par leurs conditions de vie matérielles, y compris les plus difficiles. Cela veut dire aussi qu’ils sont, pour la plupart, peu sensibles aux maladies.
Des chiens pour le travail
La plupart de ces chiens sont, à l’origine du moins, destinés au travail. Qu’ils soient chiens de traineau, chiens de berger ou chiens de garde, ils sont nés pour travailler.
Des chiens faciles d’entretien
Bien que leurs exigences en matière d’entretien varient, ces races sont, en général, très faciles à entretenir. Un Terrier australien n’attend ni le confort ni les toilettes très régulières et onéreuses du Shih Tzu !
Pour quels propriétaires
Dire qu’ils sont faciles d’entretien ne signifie pas que les chiens rustiques sont faits pour tout le monde. Certaines de leurs exigences ne sont pas à la portée de tous les maitres !
Des chiens pour personnes disponibles
Quand il n’est pas en train de travailler, un chien rustique adore courir et jouer en plein air. De plus, quoi qu’il fasse, il aime le faire en compagnie de son maître. Si vous cherchez un chien uniquement pour vos brefs moments de loisir, optez pour une autre race !
Personnes au mode de vie casanier, s’abstenir !
Les chiens rustiques n’aiment pas le farniente et encore moins le canapé. Ils adorent être dehors, avec leurs humains et en contact avec la nature. Certaines de ces races, comme le Terrier australien, apprécient beaucoup la vie d’intérieur, mais il en va autrement pour les autres. Imaginez un Malamute de l’Alaska enfermé toute la journée à la maison sans rien faire !
14 races de chiens rustiques
Le Norfolk Terrier

Avec une taille de 23 à 26 cm pour un poids allant de 4 à 7 kg, il est l’est des terriers les plus petits. Travailleur dévoué, il est aussi un excellent compagnon pour une famille.
Ses origines et son histoire
Il est le résultat de croisements entre différents terriers britanniques réalisés vers la fin du 19e siècle. Il était essentiellement destiné à la chasse aux rongeurs et à la lutte contre les nuisibles. Il obtient la reconnaissance du Kennel Club britannique en 1932 et celle de la FCI en 1966.
Son caractère
Affectueux, intelligent et sociable, il est parfait pour une famille avec des enfants. En tant que chien de travail, il se distingue par son courage, son énergie et une grande vivacité d’esprit. Facile d’entretien, il convient également comme premier chien.
Son pelage
Le poil du Norfolk Terrier est droit, bien couché et dur, avec un effet « fil de fer ». Il est plus long et plus broussailleux sur le cou et les épaules, et court et lisse sur la tête. Le pelage est noir et feu ou grisonné, et froment. Diverses nuances de rouge sont également acceptées.
Autres particularités physiques
Malgré sa petitesse, le corps du Norfolk Terrier est puissant et résistant. Assez large et d’apparence plutôt brute, la tête contribue à l’aspect rustique de l’animal. Portée droit, la queue est épaisse à sa base et fine à son extrémité. Les yeux sont foncés et les oreilles tombantes.
Côté santé
Le Norfolk Terrier est très résistant aux maladies comme aux variations climatiques importantes. Cependant, il n’est pas à l’abri de certaines complications cardiaques et articulaires.
Attention à la confusion !
Ne soyez pas surpris si vous croyez tomber sur un Norfolk Terrier aux oreilles bien dressées. Il s’agit en réalité de son cousin, le Norwich Terrier. Ce détail mis à part, les deux races sont quasiment identiques !
Le Terrier australien

Le Terrier australien est un petit chien robuste de 24 à 25 cm au garrot pour un poids de 4 à 6 kg. Développé pour la chasse aux rongeurs, il a su convaincre les amateurs de chiens d’intérieur.
Ses origines et son histoire
Né en Australie, il dispose toutefois d’un patrimoine génétique essentiellement britannique. Yorkshire Terrier, Skye Terrier ou encore Terrier Dandie Dinmont font partie de ses ascendants. Les premiers sujets sont apparus vers le début du 19e siècle sur l’île de Tasmanie. Il est reconnu par la FCI en 1963.
Son caractère
Travailleur infatigable et tenace, il n’abandonne jamais une tâche avant de l’avoir accomplie. Rentré à la maison, il se transforme spontanément en un parfait chien de compagnie. On découvre alors un animal au tempérament équilibré, affectueux, enjoué et facile à vivre.
Son pelage
Le poil du Terrier australien est double. Le poil du dessus est plutôt long, fourni, droit et dur. Le sous-poil est, bien sûr, plus court, mais aussi plus doux au toucher. La robe est bleue, bleu-gris foncé ou bleu acier, avec des marques feu sur diverses parties du corps. Le sable clair et le rouge sont admis.
Autres caractéristiques physiques
Le corps du Terrier australien est nettement plus long que haut. Bas sur pattes, il dégage une forte impression de vivacité et de robustesse rustique. D’emblée, on devine une capacité à évoluer dans les environnements les plus hostiles.
Côté santé
Une prédisposition au diabète a été décelée chez la race. La maladie dite de Legg-Perthes-Calvé touche également le Terrier australien. Cette affection est liée à une mauvaise irrigation sanguine de la tête du fémur.
Pour l’anecdote
Le Terrier australien est un petit animal très téméraire, et cela tourne parfois au comique. C’est le cas quand on le voit défier bruyamment des molosses cinq fois plus grands que lui !
Le Lhassa Apso

Le Lhassa Apso est un petit chien originaire du Tibet. Rustique, il supporte facilement le climat rigoureux des montagnes tibétaines. Il préfère néanmoins partager la chaleur du foyer avec ses humains.
Ses origines et son histoire
Pendant des siècles, le Lhassa Apso fut l’ami exclusif des moins tibétains. En plus d’égayer la rigueur des monastères, il surveillait les rares biens qui s’y trouvaient.
Son caractère
Il est d’un tempérament enjoué, calme et alerte. Excellent chien de compagnie, il est aussi un très bon gardien. Il est plutôt méfiant envers les étrangers et il le montre avec ses grognements si particuliers. Cela explique son nom, qui signifie : « chien au rugissement de lion ». C’est dire s’il prend très au sérieux son rôle d’alarme à quatre pattes.
Son pelage
Le Lhassa Apso se distingue par un poil long, très fourni, droit et dur. Le poil de la tête déborde sur les yeux sans gêner la vue. Le sous-poil est d’une longueur moyenne. Sa robe se présente sous une grande variété de couleurs. Elle peut être gris foncé, ardoise, dorée, fumée, miel, sable, noire, marron, blanc, etc. Elle peut également être panachée.
Autres particularités physiques
Le Lhassa Apso pèse 4 à 7 kg pour une taille de 18 à 30 cm au garrot. Son corps est bien proportionné avec une ligne du dessus bien droite. Bien garnie, la queue est relevée au-dessus du dos. Les oreilles sont tombantes et les yeux sont de forme ovale et de taille moyenne.
Côté santé
Le Lhassa Apso n’est sujet à aucune maladie en particulier. Toutefois, pensez à inspecter sa peau lors du brossage. Prenez soin de sa dentition et surveillez l’intérieur de ses oreilles tombantes.
Pour la légende
Le Lhassa Apso était surnommé « le chien amulette » par les moines tibétains. Ces derniers étaient convaincus qu’il leur portait bonheur et qu’il leur assurait paix et prospérité.
Le Husky sibérien

Le Husky Sibérien affiche des lignes harmonieuses et épurées, sublimées par une allure élégante et dégagée. C’est un chien de travail rustique et puissant qui respire le Grand Nord de ses origines.
Ses origines et son histoire
Son nom vient du mot Tchukchi, qui désigne les habitants de la péninsule de Tchouktche, à l’extrême est de la Russie. Il y aurait vécu depuis la préhistoire et serait donc aussi ancien que les habitants locaux. Il y servait essentiellement de chien de traineau. Vers le début du 20e siècle, les premiers sujets sont exportés vers l’Alaska. Il est reconnu par l’American Kennel Club en 1930, et par la FCI en 1966.
Son caractère
Le Husky sibérien est gentil, avenant et docile. Il est alerte et peut se montrer réservé envers les étrangers. Malheureusement, son instinct de garde est limité, voire inexistant. En revanche, c’est un travailleur volontaire et infatigable.
Son pelage
Mi-long et droit, son poil se présente sous la forme d’une fourrure épaisse. La robe est noire, blanche, grise ou sable. D’autres couleurs restent néanmoins possibles. Grâce, essentiellement, à son épais manteau, il peut supporter des températures de – 40°.
Autres caractéristiques physiques du Husky
De gabarit moyen, le Husky sibérien est taillé pour être à la fois puissant, rapide et endurant. Sa musculature comme son ossature sont à mi-chemin entre la robustesse d’un chien de travail et la légèreté d’un chien de course. Proportionnelle au reste du corps, sa tête est ronde. Les oreilles sont triangulaires et les yeux, en amande, sont de couleur bleue ou marron.
Côté santé
Le Husky sibérien fait partie des chiens qui attirent beaucoup les parasites tels que les puces et les tiques. Il est également exposé à des affections osseuses et oculaires telles que la cataracte et la dysplasie de la hanche.
Pour l’histoire
La queue du Husky sibérien est recourbée en forme de croissant de lune. D’où une croyance plutôt insolite, répandue chez le peuple tchouktche. Selon cette légende, il serait le résultat d’un accouplement entre la lune et un loup !
Le Terrier tibétain

Le Terrier tibétain est un chien de gabarit moyen, au poil long et d’apparence bien rustique. Il mesure entre 35 et 40 cm au garrot pour un poids de 8 à 13 kg.
Ses origines, son histoire
Originaire du Tibet, il a été développé en Grande-Bretagne. Contrairement à ce que son nom laisse supposer, il s’agit d’un chien de garde et de protection des troupeaux et non d’un terrier. À l’origine, son travail consistait à accompagner les marchands dans leurs longs périples à travers la Chine. Reconnu par la FCI en 1957, il a été classé dans le groupe 9 (chiens d’agrément et de compagnie).
Son caractère
C’est un chien doux, un tantinet têtu, mais très attaché à son maître. Vigilant et méfiant envers les étrangers, il prend très au sérieux son rôle de chien de garde. C’est en tant que tel que les Tibétains l’élèvent encore de nos jours.
Son pelage
Le poil du Terrier tibétain est long, bien fourni, droit ou ondulé. Il est fin, mais sa texture n’est ni laineuse ni soyeuse. La robe est blanche, grise, dorée, noire ou crème. Elle peut également être bicolore ou tricolore, par exemple noir, blanc et doré.
Autres caractéristiques physiques
Aussi long que haut, son corps est robuste et musclé. Les oreilles sont en forme de V et les yeux sont grands, ronds et foncés. La queue est portée enroulée au-dessus du dos.
Côté santé
Ce chien est très résistant et peut évoluer dans les conditions les plus difficiles. Il est parfois sujet à des problèmes oculaires et articulaires.
Sacré chien !
Le Terrier tibétain est considéré comme le chien sacré du Tibet. Tout comme le Lhassa Apso, il représente un animal porte-bonheur aux yeux des Tibétains.
Le Malamute de l’Alaska

Le Malamute de l’Alaska est un grand chien de 56 à 66 cm pour un poids allant de 34 à 38 kg. Son tempérament agréable lui vaut d’être très apprécié en tant que chien de compagnie. Sa vraie vocation, toutefois, est de tirer les traineaux à travers les immensités glacées du Grand Nord.
Ses origines, son histoire
Originaire de l’Alaska, il doit son nom aux Indiens Mahlemiuts, qui l’utilisaient pour le traineau et la chasse. Il connut ses plus grandes heures de gloire lors de la ruée vers l’or. Sa capacité à déplacer de lourdes charges sur de longues distances fit le bonheur des chercheurs d’or. La race est reconnue par la FCI le 13 mai 1963.
Son caractère
Son équilibre et sa détermination conjugués à sa puissance physique font de lui un excellent chien de travail. Ce chien sportif et joueur est aussi un compagnon affectueux et agréable à vivre. Toutefois, ne comptez pas sur lui pour surveiller vos biens, car sa sociabilité prend souvent le dessus.
Son pelage
Le Malamute de l’Alaska est doté d’un manteau bien chaud qui lui permet d’affronter les températures les plus basses. Son poil doit être court à moyen, jamais long. Le sous-poil est laineux, dense et huileux. La couleur de robe varie du gris clair au noir. Les sujets blancs sont les seuls à avoir une robe unicolore.
Autres caractéristiques physiques
Son corps harmonieux et musclé dégage une allure souple et légère malgré une ossature très robuste. Sa tête est forte sans être trop massive. De taille moyenne, les oreilles sont triangulaires. Ses yeux sont en forme d’amande et de couleur marron. La queue, bien fournie, est relevée sur le dos lorsqu’il ne travaille pas.
Côté santé
Le Malamute de l’Alaska est d’une santé à toute épreuve. Seul risque notable : la dysplasie de la hanche !
Pour l’histoire
La ruée vers l’or a fait la renommée du Malamute de l’Alaska, mais elle a aussi failli causer sa perte ! En effet, beaucoup d’autres races ont été importées et se sont mélangées au Malamute. Son héritage génétique s’est ainsi dilué au point de frôler la disparition. Heureusement, les sujets vivant chez les Indiens Mahlemiuts étaient restés intacts et ont permis la régénération de la race.
Le Dogue de Bordeaux

Le Dogue de Bordeaux est une race française très ancienne. C’est un molossoïde au corps massif, impressionnant tant par ses dimensions que par l’expression de son regard. Le mâle peut atteindre une taille de 68 cm et un poids de 80 kg.
Son histoire, ses origines
Ses ancêtres seraient arrivés en France au Ve siècle, avec des peuples nomades venus d’Asie. Le Dogue de Bordeaux tel que nous le connaissons aujourd’hui a failli disparaitre à la suite des deux guerres. Il doit sa survie à Raymond Triquet, un enseignant amoureux de chiens. La race est reconnue par la FCI dès 1954.
Son caractère
Par sa morphologie comme par son caractère, le Dogue de Bordeaux est fait pour la garde. Territorial, vigilant et très dissuasif, il éloignera l’ennemi le plus déterminé, mais sans excès d’agressivité. D’ailleurs, vous pouvez compter sur lui pour distinguer l’ami du visiteur mal intentionné. En famille, il est calme, doux et bienveillant. À l’entraînement, il est obéissant, mais à condition qu’il comprenne exactement ce qui est attendu de lui.
Son pelage
La peau du Dogue de Bordeaux est épaisse, ample, mais peu ridée. Le poil est court et fin. La robe est unicolore dans toutes les variétés du fauve, de l’acajou et de l’isabelle. De petites marques blanches sur le poitrail et sur les pieds sont acceptées.
Autres caractéristiques physiques
Le Dogue de Bordeaux est un animal extrêmement musclé, compact et assez bas sur pattes. Son corps reste toutefois bien proportionné. La tête est massive, trapézoïde, ridée et dotée d’un stop très marqué. Les oreilles sont petites et tombantes. Les yeux sont ovales, très écartés et de couleur noisette plus ou moins foncée. Le regard est vif et perçant au point d’être intimidant.
Côté santé
Malgré sa rusticité, le Dogue de Bordeaux est concerné par certaines maladies. Il s’agit essentiellement de complications articulaires, oculaires et cardiaques. Parmi elles, on peut citer la dysplasie coxo-fémorale, l’entropion, l’ectropion ou encore la sténose aortique.
Bon à savoir
D’après un connaisseur du XIVe siècle cité dans le standard actuel de la race, la morsure du Dogue de Bordeaux équivaut à trois fois celle du lévrier ! Sachez que lorsqu’un Dogue de Bordeaux est non-LOF, il est systématiquement classé dans la catégorie 1, des chiens dangereux. Sa détention est alors soumise à autorisation.
Le Saint Bernard

Le Saint Bernard est un gentil géant de 65 à 90 cm au garrot pour un poids de 50 à 90 kg. Indissociable des paysages alpins de Suisse, il impressionne tant par son envergure que par sa beauté.
Ses origines, son histoire
Il doit son nom à Saint-Bernard d’Aoste, un moine du XIe siècle, fondateur d’un hospice alpin pour aider les voyageurs en détresse. Au départ, l’hospice disposait de chiens d’une race appelée Dogue des Alpes, maintenant éteinte. Cependant, leur rôle se limitait essentiellement à la protection des biens et des personnes.
Pour obtenir de véritables chiens de secours, on croisa le Dogue des Alpes avec d’autres races. Le Terre-Neuve et le Chien de Saint-Hubert en feraient partie.C’est ainsi que le Saint-Bernard est né. Reconnu par la FCI le 2 juin 1887, il est devenu le chien national de la Suisse.
Son caractère
Le Saint-Bernard est un ami affectueux, équilibré, sociable, doux avec les enfants et très protecteur. C’est aussi un chien intelligent et courageux sur lequel l’on peut compter en cas de danger. Très résistant au froid, il est parfait pour les secours en haute montagne. Outre ses talents de sauveteur, il est aussi un excellent gardien. Toutefois, sa méfiance envers les étrangers n’est pas systématiquement agressive.
Son pelage
Le Saint-Bernard existe en deux versions : la variété à poil long et celle à poil court. Le pelage est double, lisse ou ondulé chez la variété à poil long. La robe est blanche avec de larges marques d’un rouge plus ou moins foncé. D’autres couleurs telles que le rouge-brun, jaune-brun et le rouge-brun bringé sont acceptées. La présence de traces charbonnées sur la tête est souhaitée.
Autres caractéristiques physiques
Le Saint Bernard est un très grand chien au corps puissant et parfaitement proportionné. Portée par un cou très développé, la tête est massive. Les oreilles sont également de taille moyenne, poilues et tombantes. Les yeux sont de couleur sombre. Le regard est intelligent et scrutateur.
Côté santé
Les Saint Bernard sont une race rustique et résistante tant aux maladies qu’aux rigueurs climatiques. Cela dit, ce chien de très grande taille est exposé aux problèmes articulaires tels que la dysplasie de la hanche et du coude. En outre, ses yeux sont à surveiller de très près. Sujets à des larmoiements très importants, ils peuvent développer des complications telles que l’entropion et l’ectropion.
Un chien dans l’art
Le nom d’Edwin Landseer, le grand peintre animalier britannique, est étroitement lié à celui du Saint Bernard. L’un de ses tableaux les plus célèbres s’intitule « Saint-Bernard Dogs ». On y voit deux chiens Saint Bernard portant secours à un voyageur blessé. En guise d’hommage à l’artiste, son nom est attribué à une race de chien : le Landseer !
L’aïdi

Aussi appelé « chien de montagne de l’Atlas« , l’aïdi est l’une des deux races marocaines reconnues par la Fédération Cynologique Internationale.
Ses origines et son histoire
L’aïdi est un chien rustique encore proche de l’état sauvage. Il suivait les peuples nomades d’Afrique du Nord, particulièrement au Maroc, en Algérie, en Tunisie et en Libye, pour surveiller leurs troupeaux et leurs campements.
Ce canidé remarquable est né de croisements entre le chien de montagne des Pyrénées, le berger yougoslave et le géant berger d’Anatolie. Considéré comme un patrimoine dans son pays d’origine, il est quasiment inconnu hors des régions montagneuses de l’Atlas.
Son caractère
L’aïdi est un chien de garde au caractère affirmé, naturellement méfiant face aux menaces potentielles. Son caractère indépendant et sa capacité à prendre des décisions seul en font un excellent chien de travail.
Il s’avère moins démonstratif que d’autres races, exprimant son attachement par sa présence constante et son dévouement sans faille. Sa relation avec son humain, qui repose sur le respect et la compréhension de sa nature singulière, représente un bel exemple de la complicité possible entre un chien et un humain.
Son pelage
L’aïdi possède un poil mi-long, dense et fourni, qui le préserve aussi bien des froides nuits en montagne que des fortes chaleurs de l’été. Le standard de la race reconnaît une grande variété de robes : toutes les nuances de fauve, allant du sable clair au roux intense, mais aussi le marron clair ou foncé, le noir uni ou encore le noir mêlé de blanc. Son pelage peut également présenter des motifs bringés ou charbonnés, parfois accompagnés d’un masque foncé sur le visage.
Autres caractéristiques physiques de l’aïdi
Ce chien robuste et résistant, de taille moyenne, a une ossature solide et un corps bien musclé. Il porte sa queue en faucille, ce qui lui confère un certain panache. On lit dans ses yeux bruns et en forme d’amande son courage et sa loyauté.
Côté santé
Il peut présenter des malformations au niveau des articulations coxo-fémorales, comme les dysplasies de la hanche et du coude. Ces pathologies douloureuses, héréditaires dans la plupart des cas, se développent également dans de mauvaises conditions de vie.
Cette race se trouve aussi sujette à des problèmes de santé oculaires, par exempl,e la cataracte et l’atrophie rétinienne progressive. Ces maladies dégénératives peuvent causer une cécité totale.
Son petit truc en plus
L’aïdi n’a pas fait l’objet de sélection génétique de la part des hommes. Sa morphologie a donc peu changé au cours des siècles et il reste proche de ses ancêtres.
Le tornjak ou berger de Bosnie-Herzégovine et de Croatie

Cette race méconnue vit principalement dans les régions montagneuses de Bosnie-Herzégovine et de Croatie. Il y occupe le rôle de gardien et défenseur des troupeaux.
Ses origines et son histoire
Mentionné dans des écrits datant du début du XXe siècle, il est considéré comme l’un des descendants des mastiffs tibétains arrivés en Europe il y a plusieurs années.
Son caractère
Affectueux, intelligent et protecteur, il allie autant de qualités propres au chien de travail que de qualités recherchées chez un compagnon de vie. C’est un chien fidèle et proche de sa famille qui se montre naturellement méfiant envers les inconnus. Il faudra donc l’éduquer et le sociabiliser dès son plus jeune âge.
Son pelage
Le poil du tornjak est abondant, droit et épais, plus fourni sur sa queue qu’il porte relevée au-dessus du niveau du dos lorsqu’il est actif. La couleur principale de sa robe est le blanc, parsemée de taches noires, marron ou grises.
Autres particularités physiques
Bien qu’il soit doté d’une solide ossature, il n’en reste pas moins agile et évolue avec facilité dans les terrains accidentés de haute montagne.
Côté santé
Les études vétérinaires n’indiquent pas de prédisposition à des maladies héréditaires chez cette race. Malgré leur force et leur résistance, les bergers de Bosnie-Herzégovine et de Croatie peuvent toutefois développer des dysplasies de la hanche et du coude, ou être victime du syndrome de torsion-dilatation de l’estomac.
Une race, deux pays !
Avant sa reconnaissance officielle par la Fédération Cynologique Internationale, le tornjak était différencié en fonction de son pays. Depuis 2017, les chiens de berger croates et bosniaques, qui présentent une morphologie identique, sont réunis sous la même appellation.
Le chien d’arrêt allemand à poil dur

Ce chien de chasse polyvalent répond aussi au nom de drahthaar. D’abord sélectionné pour l’arrêt, il s’adapte à de nombreuses fonctions utiles sur tous les terrains, comme le rapport et la recherche au sang, au bois, en plaine ou dans les marais.
Ses origines et son histoire
La race est née en Allemagne au siècle dernier, fruit du travail d’éleveurs passionnés qui cherchaient à obtenir un chien rustique équipé pour faire face aux intempéries et traverser les broussailles sans gêne. Ils ont dans ce but croisé des braques et des griffons, créant les premières lignées de chiens d’arrêt allemands à poil dur.
Son caractère
Affectueux, volontaire et plein d’énergie, le drahthaar aime la vie active et stimulante. Ce chien polyvalent, intelligent et endurant excelle à la chasse, dans les sports canins et dans toutes activités de plein air.
Son pelage
Le poil dit “fil de fer” du chien d’arrêt allemand à poil dur a la particularité d’être parfaitement imperméable. Marron, noir, grisonné, rouan clair, avec ou sans taches blanches, il est de plus ultra résistant et protège le chien de la végétation dense et épineuse.
Autres particularités physiques
Le chien d’arrêt allemand à poil dur a les arcades sourcilières particulièrement développées. Il porte sa queue à l’horizontale et son corps musclé est presque aussi long que haut.
Côté santé
Le drahthaar est un chien costaud, peu sujet aux problèmes de santé. Il peut néanmoins développer des malformations au niveau des articulations, les dysplasies de la hanche et du coude. La race est aussi concernée par le type III de la maladie de von Willebrand, un trouble de la coagulation sanguine.
Un chien au poil !
Il existe 3 races de chiens d’arrêt allemands, présentant une morphologie, un caractère et des aptitudes similaires. On les distingue en fonction de la longueur et de la texture de leur poil. Les proches cousins du chien d’arrêt allemand à poil dur sont le chien d’arrêt allemand à poil long et le chien d’arrêt allemand à poil raide.
Le berger islandais

Avec une taille d’environ 45 cm de hauteur au garrot cm pour un poids d’une quinzaine de kilos, le chien de berger d’Islande est l’une des plus petites races nordiques. Plutôt facile à éduquer, il remplit à merveille son rôle de chien de ferme.
Ses origines et son histoire
Cette race primitive descendrait des chiens qui accompagnaient les Vikings il y a plus de 1 000 ans et aurait du sang de buhund norvégien. Il a une place de choix depuis toujours, dans les fermes islandaises, aussi utile pour conduire le bétail que pour mener des chevaux. C’est aussi un très bon gardien qui n’hésite pas à donner l’alerte s’il sent un danger.
Son caractère
Le berger islandais n’est pas seulement un chien de travail. Sensible, intelligent, affectueux et réceptif, c’est aussi un adorable compagnon à quatre pattes qui ne demande qu’à partager des activités avec ses humains.
Son pelage
Le standard du chien de berger d’Islande accepte les pelages long ou mi-long, toujours pourvu d’un sous-poil dense et imperméable. La robe est un mélange de blanc avec une autre couleur (rouge, brun rougeâtre, fauve, crème, noir ou gris loup) et parfois un masque noir.
Autres particularités physiques
Compact et bien musclé, le berger islandais a le look typique des chiens primitifs : oreilles rectangulaires bien dressées sur la tête et queue très fournie, portée enroulée au-dessus de son dos.
Côté santé
Bien que robuste, cette race est touchée par quelques problèmes de santé, notamment des pathologies articulaires, comme la dysplasie de la hanche et la luxation de la rotule. Elle peut aussi être affectée par des tares oculaires (cataracte, atrophie progressive de la rétine), des maladies bucco-dentaires (tartre, gingivite, parodontite), l’épilepsie ou des allergies.
L’unique race originaire d’Islande
Le berger islandais ne connaît pas de rival sur sa terre natale. En effet, c’est le seul chien officiellement originaire d’Islande. La race a été reconnue en 1972 par la FCI (Fédération Cynologique Internationale).
Le podenco d’Ibiza

Sportif, affectueux et sensible, le podenco d’Ibiza est un chien au bon tempérament qui convient pour une première adoption. On le confond parfois avec un lévrier en raison de leurs morphologies similaires.
Ses origines et son histoire
Les descendants des podencos d’Ibiza seraient les chiens qui accompagnaient les Phéniciens il y a plus de 2000 ans. Croisés avec des races endémiques des îles Baléares, ils ont donné naissance à cette race spécialisée dans la chasse au lapin et au lièvre.
Son caractère
Bien qu’il soit plutôt indépendant dans la vie de tous les jours, ce chien de chasse de type primitif se montre volontiers coopératif et démonstratif avec ses humains. Il se méfie en revanche de tous ceux qu’il ne connaît pas.
Son pelage
Il existe trois variétés de podenco d’Ibiza : à poil lisse, dur ou long. Le standard accepte trois couleurs : la robe bicolore blanc et rouge, la robe unicolore blanche et la robe unicolore rouge. La couleur fauve, plus rare et moins recherchée, est tolérée.
Autres caractéristiques physiques
Les mâles mesurent généralement entre 66 et 72 cm et les femelles entre 60 et 67 cm, pour un poids autour de 20 kg. Ces valeurs restent indicatives, le standard officiel tolérant les écarts tant que l’harmonie des proportions et l’esthétique générale du chien sont respectées.
Côté santé
Le podenco d’Ibiza est un chien rustique et rarement malade. Certaines pathologies peuvent néanmoins le toucher : la dysplasie de la hanche, la surdité, les problèmes de peau (allergies) et la cataracte.
Des origines incertaines ?
Des reliques trouvées dans la tombe de pharaons représentaient des chiens ressemblant fort au podenco d’Ibiza. Cette race a donc été longtemps apparentée au chien du pharaon, une théorie contredite par des analyses génétiques effectuées au XXIe siècle.
Les chiens rustiques en un clin d’oeil
| Race | Gabarit | Pelage | Couleur de robe | Caractère | Hypoallergénique |
| Le Dogue de Bordeaux | Géant | Court, fin et doux au toucher | Unicolore dans toutes les variétés du fauve, de l’acajou et de l’isabelle | Territorial, vigilant, calme, doux, bienveillant | Non |
| Le Husky sibérien | Moyen | Mi-long, droit, épais | Noir, blanc, gris, sable | Gentil, docile, avenant | Non |
| Le Lhassa Apso | Petit | Long, très fourni, droit, dur | Gris foncé, ardoise, dorée, fumée, miel, sable, noire, marron, blanche, panachée | Calme, enjoué, alerte | Oui |
| Le Malamute de l’Alaska | Grand | Court à moyen, épais, avec un sous-poil laineux et huileux | Mélange entre les nuances allant du gris clair au noir. La robe blanche est la seule à être unie. | Équilibré, déterminé, courageux, affectueux, facile à vivre | Non |
| Le Norfolk Terrier | Petit | Droit, dur, bien couché | Noir et feu ou grisonné, diverses nuances de rouge | Affectueux, intelligent, sociable | Oui |
| Le Saint Bernard | Géant | Long et ondulé ou court et lisse, selon la variété | Blanc avec de larges plages d’un rouge plus ou moins foncé. Le rouge-brun, le jaune-brun et le rouge-brun bringé sont acceptés. | Affectueux, équilibré, doux avec les enfants, intelligent, courageux | Non |
| Le Terrier australien | Petit | Long, dense, droit, dur | Bleu, bleu-gris foncé, bleu acier | Travailleur, tenace, affectueux, enjoué | Non |
| Le Terrier tibétain | Moyen | Long, bien fourni, droit ou ondulé | Bicolore ou tricolore (par exemple, noir, blanc et doré) | Doux, parfois têtu, attaché à ses humains | Oui |
| Aïdi | Moyen | Mi-long, très épais et résistant aux intempéries | Robe fauve, marron ou noier ; unie, bringée, charbonnée ou avec des panachures blanches | Protecteur, indépendant, vigilant et fidèle | Non |
| Tornjak | Grand | Pelage long et dense avec un sous-poil abondant | Blanc avec des taches noires, brunes ou grises | Fidèle, affectueux, gardien, calme, intelligent | Non |
| Chien d’arrêt allemand à poil dur | Moyen à grand chien | Fil de fer, très résistant | Marron, marron et blanc, grisonnée ou rouan clair | Chasseur, joueur, affectueux, équilibré et sûr de lui. | Non |
| Berger islandais | Petit à moyen | Long ou mi-long, avec un sous-poil épais et étanche | Bicolore blanc avec du rouge, brun rougeâtre, fauve, crème, noir ou gris loup | Vif, intelligent, affectueux, joueur et bon gardien | Non |
| podenco d’Ibiza | Moyenne | Poil lisse, dur ou long | Blanc uni, rouge uni ou bicolore blanc et rouge | Sportif, affectueux, sensible, réservé et indépendant | Non |
Leur entretien particulier
Les chiens rustiques sont par définition faciles d’entretien. À leur manière, cependant, ces chiens ont autant besoin de soins que les autres races.
Soigner le pelage de son chien en respectant ses particularités
Les chiens rustiques n’ont pas tous un pelage grossier et broussailleux. Quand c’est le cas, envisagez un brossage plus fréquent et plus appliqué. Certes, il est important de préserver l’aspect naturellement champêtre de votre compagnon. Cependant, le brossage évite la formation de nœuds qui, en plus d’être disgracieux, sont peu hygiéniques et gênants pour votre animal. Le brossage permet également de le débarrasser des parasites et autres débris incrustés dans les replis de son manteau.
Dépenser son chien à travers des activités en accord avec sa nature
Un chien rustique est un chien de plein air. Plus que de petites sorties quotidiennes, il a besoin de se frotter à des conditions qui mettent sa résistance à l’épreuve. Il a besoin de nager, de courir, de sentir la pluie sur sa fourrure et la neige sous ses pieds. Randonnées en forêt, jeux de pistes et autres sports canins doivent ponctuer sa vie quotidienne.
Notre avis et nos recommandations
Si vous comptez adopter un chien rustique, évitez de le faire pour les mauvaises raisons. Surtout, attendez-vous à des avantages, mais aussi à des inconvénients. Cela vaut pour tous les chiens, quelle qu’en soit la race, la taille, le pelage, etc.
Des chiens avec de nombreux avantages
Les avantages des chiens rustiques sont très nombreux. En voici quelques-uns :
- Leur santé robuste ;
- Leur capacité à se contenter de peu en matière de conditions de vie ;
- Leur facilité d’entretien ;
- Leur Leur résistance aux conditions climatiques extrêmes et leur adaptation aux terrains les plus escarpés et les plus inhospitaliers ;
- Leurs nombreuses qualités en tant que chiens de travail ;
- Etc.
Mais avec quelques contraintes
En contrepartie, posséder un chien rustique implique beaucoup d’obligations et de contraintes. Par exemple, que leurs besoins en espace et en exercice physique sont très importants. Les races de petite taille mises à part, ils ne se contenteraient pas de petites sorties quotidiennes. En outre, ils ont généralement besoin d’un maître très actif et disponible. Sachez aussi que si ces chiens supportent le froid, ils sont aussi, pour la plupart, sensibles aux grandes chaleurs !
FAQ
Un chien rustique est-il forcément de grande taille ?
Non, certains chiens de petite taille sont connus pour être très rustiques. Il s’agit souvent de terriers, des chiens de travail coriaces et infatigables. Le Terrier australien, le Norfolk Terrier, le Lhassa Apso ou le Petit Brabançon en sont des exemples.
Quelle est la race du chien rustique dans le célèbre film Turner and Hooch avec Tom Hank ?
Hooch, le chien adopté par le policier Scott Turner (Tom Hank) dans le film Turner and Hooch est un Dogue de Bordeaux. Les traits de caractère de Hooch sont certes exagérés, mais correspondent bien à la race. C’est le cas de sa loyauté, de son courage, de son flair infaillible et de sa grande affection pour son maître.
Le comportement destructeur de Hooch et ses grosses quantités de bave sont également conformes aux caractéristiques de la race. Le rôle du chien Hooch a été endossé par un Dogue de Bordeaux nommé Beasley.
Le dogue de Bordeaux est-il utilisé par les forces de l’ordre ?
Le Dogue de Bordeaux est un excellent chien de garde et de défense, surtout s’il est élevé à cet effet. Cela ne suffit pourtant pas à faire de lui un bon chien policier. En plus d’être peu endurant, il est particulièrement exposé à certaines maladies (problèmes articulaires et cardiaques, notamment). En outre, il n’a ni la discipline ni la souplesse des races appréciées par la police, telles que le Berger allemand et le Malinois