Ses caractéristiques générales

Sa carte de visite
| Critères | Observations |
| Origine | Croisement entre deux races britanniques, utilisé par certaines écoles de chiens guides |
| Reconnaissance | Croisement, pas une race : ni standard, ni LOF |
| Taille | 51 à 61 cm au garrot, fourchette des deux races parentes |
| Poids | Autour de 25 à 36 kg, d’après le gabarit des races parentes |
| Pelage | Double poil, le plus souvent court à mi-long |
| Robe | Dorée à crème, parfois noire ou marron |
| Entretien | 1 à 3 brossages par semaine |
| Caractère | Généralement sociable, actif et souvent très motivé par la nourriture |
| Espérance de vie | Environ 13 ans chez les deux races parentes |
| Prix indicatif | Aucune fourchette fiable relevée en France ; 1 000 à 1 600 € pour les races parentes |
Le prix d’un goldador
Aucun prix moyen fiable ne peut être donné pour ce croisement : aucune portée n’a été relevée dans les annuaires français consultés en août 2026. Les deux races parentes servent de repère. La plupart des chiots labrador inscrits au LOF relevés sont annoncés entre 1 000 et 1 500 €, contre 1 200 à 1 600 € pour les golden retrievers.
Ces montants varient notamment selon la sélection des reproducteurs, leurs dépistages de santé et les conditions d’élevage. Si un chiot croisé est vendu au prix d’un chiot de race inscrit au LOF, demandez sur quoi ce montant repose avant de verser un acompte.
| Profil du chiot | Prix indicatif |
| Chiot goldador | Aucune fourchette française |
| Chiot labrador inscrit au LOF | 1 000 à 1 500 € |
| Chiot golden retriever inscrit au LOF | 1 200 à 1 600 € |
| Adulte replacé par une association | Frais réduits, gabarit déjà connu |
Ses particularités physiques

À 8 semaines, le gabarit et le pelage adultes restent difficiles à prévoir précisément.
Un grand chien au gabarit proche de ses deux races parentes
Un labrador mâle mesure idéalement 56 à 57 cm au garrot, une femelle 54 à 56 cm. Chez le golden retriever, comptez 56 à 61 cm et 51 à 56 cm. Un labrador mâle adulte pèse 29 à 36 kg et une femelle 25 à 32 kg, contre 25 à 34 kg et 25 à 32,5 kg chez le golden. Ces chiffres donnent un repère, mais aucune fourchette ne peut être garantie pour un goldador.
Une tête intermédiaire entre le labrador et le golden
Le labrador a une tête plus large et un museau plus puissant. Les lignes du golden retriever sont plus fines. Ses oreilles sont attachées à peu près au niveau des yeux. La différence se voit surtout au crâne et au stop, ce creux entre le front et le museau.
Un poil court à mi-long selon le poil des deux parents
Le golden retriever porte un poil plat ou ondulé à bonnes franges. Son sous-poil est serré et imperméable. Celui du labrador est court, dense et lisse. Le poil long est récessif : si le labrador ne porte pas ce variant, les chiots de première génération auront plutôt un poil court. Un pelage plus long peut apparaître si le labrador porte lui aussi le variant, ou dans les générations suivantes. Le sous-poil est généralement dense, avec une mue importante.
Une robe dorée avec un labrador jaune, plus variable avec un labrador noir ou chocolat
La couleur des chiots dépend surtout des variants génétiques portés par le parent labrador. Avec un labrador jaune, les chiots de première génération seront jaunes, crème ou dorés. Avec un labrador noir ou chocolat, d’autres couleurs deviennent possibles, selon les variants transmis par chacun des deux parents. Une petite tache blanche sur la poitrine, admise chez le labrador, se retrouve chez certains chiots croisés.
La queue, épaisse et sans franges chez le labrador, frangée chez le golden
Les deux races ne portent pas la même queue. Celle du labrador, dite queue de loutre, est très épaisse à sa base, s’effile vers l’extrémité et porte un poil court et dense, sans frange. Celle du golden retriever atteint le jarret, ne s’enroule pas et porte des franges. Chez le goldador, elle peut être plus ou moins épaisse et frangée.
Ses compatibilités
La compatibilité d’un croisement ne se déduit pas de ses races parentes. Elle dépend du chien lui-même, de ses rencontres des premiers mois et de son gabarit une fois adulte.
| Compatibilité avec | Notes | Observations |
| Les chats | 3/5 | Possible dans bien des cas, si les présentations se font progressivement et que le chat dispose de zones inaccessibles au chien, comme pour un golden retriever qui vit avec un chat. |
| Les autres chiens | 4/5 | Son enthousiasme peut être envahissant avec des chiens plus réservés. En liberté, un rappel fiable reste indispensable. |
| Les enfants | 4/5 | Généralement adapté à une vie de famille, il peut néanmoins peser 25 à 36 kg et bousculer un enfant sans le vouloir. Surveillez les jeux. |
| Les personnes âgées | 3/5 | Le critère est le rythme de vie, pas l’âge. Une personne âgée active capable d’assurer de longues sorties quotidiennes peut parfaitement lui convenir. |
| Les inconnus | 4/5 | Souvent sociable avec les visiteurs, même si le comportement varie selon le chien. Le rapport et la coopération, pas la garde, ont guidé la sélection des deux races. |
Son style de vie

Il faut surtout prévoir beaucoup d’activité quotidienne, lui apprendre progressivement à rester seul et accepter une perte de poils importante.
| Mode de vie | Notes | Observations |
| Activité physique | 5/5 | Le Royal Kennel Club indique plus de 2 heures d’exercice par jour pour le labrador comme pour le golden retriever. Répartissez cette activité sur plusieurs sorties et ajoutez des jeux de flair ou de rapport. |
| Vie en appartement | 3/5 | La surface du logement compte moins que la fréquence des sorties. |
| Mobilité | 4/5 | Il peut être habitué aux déplacements dès son jeune âge, avec un système de retenue adapté en voiture. |
| Solitude | 2/5 | Les absences longues et répétées peuvent être difficiles à supporter, surtout si elles n’ont pas été apprises progressivement. |
Son caractère
Chaque chien a son propre tempérament, et celui d’un croisement est encore moins prévisible.
Un chien souvent proche de ses maîtres
Les deux races ont été sélectionnées pour travailler étroitement avec un conducteur. Beaucoup de chiens des deux races recherchent la proximité de leurs maîtres. Avant d’adopter, vérifiez que le chien ne devra pas rester seul de longues heures chaque jour.
La gourmandise du goldador, à gérer au quotidien
Le labrador est connu pour sa forte motivation alimentaire. Beaucoup de goldens répondent eux aussi très bien aux récompenses. C’est un atout pour l’éducation. En contrepartie, cette gourmandise peut favoriser le vol de nourriture et la prise de poids. Pesez la ration du jour et prenez-y les récompenses.
Le besoin de tenir un objet en gueule
Ses deux races parentes ont été sélectionnées pour rapporter le gibier, et beaucoup de goldadors aiment porter des objets, y compris une chaussure à l’arrivée d’un visiteur. Laissez près de l’entrée un jouet qu’il a le droit de prendre, et récompensez-le quand il le choisit. Les jeux de rapport et de recherche font travailler le flair et la concentration.
Une sociabilité à construire dès les premiers mois
Ses deux races parentes sont généralement sociables et peu orientées vers la garde. Une socialisation insuffisante pendant les premiers mois peut favoriser des réactions excessives face aux visiteurs, qu’il s’agisse d’excitation ou de méfiance.
Son éducation

Le goldador est généralement réceptif à l’éducation, mais son apprentissage se poursuit bien au-delà des premiers mois. Avec un chien qui approchera les 30 kg à l’âge adulte, travaillez tôt la marche en laisse, le rappel et les salutations calmes.
Ne pas rappeler son chien seulement pour rentrer
Un chien attiré par une odeur peut apprendre à ignorer le rappel s’il signifie toujours la fin de la promenade. Rappelez-le régulièrement sans mettre fin à la sortie, récompensez-le, puis laissez-le repartir. Commencez dans une pièce ou un jardin, puis dans des endroits plus stimulants, avec une longe de 10 mètres tant que le rappel n’est pas fiable.
La marche en laisse, pendant qu’il est encore léger
Un adulte de 25 à 36 kg qui tire déséquilibre son maître. L’habitude s’installe vite chez le chiot. Récompensez dès que la laisse se relâche, arrêtez-vous dès qu’elle se tend. Un harnais bien ajusté évite de concentrer la traction sur le cou. Une attache frontale peut aider le temps de l’apprentissage.
Apprendre les salutations calmes dès les premières semaines
Apprenez-lui à accueillir les personnes avec les quatre pattes au sol, en récompensant ce comportement. Un chiot de 8 kg qui saute fait sourire ; le même chien à 30 kg peut faire tomber un enfant.
Habituer le goldador aux absences dès la première semaine
Sortez de la pièce quelques secondes, puis quelques minutes, dès les premiers jours, même pendant des congés pris pour accueillir le chiot. Un chien qui hurle, détruit ou salit en votre absence a besoin d’un accompagnement progressif. Demandez un avis vétérinaire si le comportement s’installe ou apparaît brutalement, car d’autres causes, médicales ou anxieuses, existent.
Son alimentation recommandée
Chez le chiot, choisissez une alimentation complète formulée pour la croissance des chiens de grand gabarit, afin de couvrir ses besoins sans accélérer sa croissance. À l’âge adulte, passez sur une alimentation d’entretien. Une formule moins énergétique devient préférable après la stérilisation, avec l’âge ou si le chien commence à s’arrondir.
Quelles croquettes choisir ?
Pour un Goldador adulte normalement actif, recherchez environ 25 à 30 % de protéines, 12 à 16 % de matières grasses et 350 à 390 kcal/100 g. Pour un chien peu actif, stérilisé ou en surpoids, préférez plutôt 10 à 14 % de matières grasses et moins de 360 kcal/100 g. Un chien très sportif peut, au contraire, avoir besoin d’une recette plus énergétique.
Franklin – Poulet, saumon, pomme

Franklin est une marque française d’alimentation pour chiens et chats vendue principalement en ligne. Elle propose des recettes avec des sources animales clairement indiquées et détaille les principales valeurs nutritionnelles de ses produits.
Le produit
Cette recette contient 28 % de poulet et 16 % de protéines de saumon. Elle affiche 27 % de protéines, 16 % de matières grasses et 376 kcal/100 g. Elle apporte aussi 1 % d’oméga-3, 1,3 % de calcium et 1 % de phosphore. La recette est sans céréales.
Le prix
Comptez 17,50 € les 2,5 kg, 36,90 € les 6 kg et 62,90 € les 12 kg, soit 5,24 €/kg dans le plus grand format. L’abonnement Franklin réduit le prix de 20 %.
Notre avis
Cette recette convient bien à un Goldador adulte qui se dépense régulièrement. Ses 376 kcal/100 g restent adaptées à un chien actif, tandis que les 1 % d’oméga-3 apportent un vrai plus. Avec 16 % de matières grasses, nous choisirions en revanche une formule plus légère pour un chien peu actif ou qui doit perdre du poids.

Son entretien

Beaucoup de labradors et de goldens aiment l’eau. Après une baignade, séchez soigneusement le pelage et surveillez les oreilles.
Un brossage par semaine, deux à trois avec un poil frangé
Tout dépend du poil dont il a hérité. Sur un poil court, un brossage hebdomadaire peut suffire. Pendant les mues de printemps et d’automne, passez plutôt à deux brossages par semaine. Avec un poil plus long et frangé, comptez deux à trois brossages par semaine toute l’année, en insistant sur les membres, la queue et l’arrière des oreilles.
Sécher les oreilles après chaque baignade
Une oreille tombante est moins aérée qu’une oreille dressée. Après une baignade ou la pluie, séchez le pavillon et l’entrée du conduit. Nettoyez les oreilles seulement lorsque c’est nécessaire, avec un produit auriculaire adapté et sans coton-tige.
Chercher les tiques et les épillets après les herbes hautes
Les épillets sont ces fragments de graminées qui pénètrent sous la peau et migrent parfois loin. Inspectez les doigts, les aisselles, le ventre, les oreilles et les franges. Retirez une tique avec un tire-tique, sans l’écraser. Un épillet déjà enfoncé relève du vétérinaire, jamais de la pince.
Surveiller son poids pendant toute sa croissance
Une prise de poids progressive passe facilement inaperçue sous un pelage dense. Mettez-le sur la balance régulièrement, chiot comme adulte. Vérifiez aussi la longueur des griffes. Habituez-le au brossage des dents dès son arrivée, par séances très courtes.
Ses maladies fréquentes
Un goldador peut hériter de prédispositions présentes chez le labrador comme chez le golden retriever. Le croisement ne garantit pas une meilleure santé. Il n’existe pas de données sanitaires spécifiques au goldador.
La dysplasie de la hanche
Le Retriever Club de France organise une lecture officielle des radiographies de hanches à partir de 1 an, classée de A à E. Plusieurs gènes et l’environnement du chiot interviennent. Croiser deux races n’apporte aucune protection démontrée. Demandez la lecture officielle des deux parents. Une boiterie après l’effort ou une difficulté à se lever justifient une consultation.
La dysplasie du coude
Elle fait l’objet d’un protocole distinct, avec le même âge minimal et une lecture officielle par un vétérinaire agréé. Labrador et golden retriever y sont prédisposés l’un comme l’autre. L’un des signes d’appel est une boiterie d’une patte avant chez un chien en croissance, mais l’atteinte reste parfois longtemps silencieuse.
Les atrophies progressives de la rétine
La forme prcd est dépistée par test ADN chez le labrador. La mutation existe aussi chez le golden retriever. Chez ce dernier, les recommandations visent surtout GR-PRA1 et GR-PRA2 : plusieurs mutations différentes provoquent une atrophie rétinienne dans la race. Deux parents porteurs de la même mutation peuvent donner un chiot atteint, d’où l’intérêt de vérifier le statut des deux côtés. Ces maladies font perdre la vue peu à peu. Un chiot atteint paraît normal à l’achat.
Le collapsus induit par l’effort
Ce trouble provoque une faiblesse musculaire brutale de l’arrière-train après quelques minutes d’exercice intense. Lié à la mutation DNM1, il est documenté chez le labrador et une vingtaine d’autres races. La mutation a été recherchée chez le golden retriever sans y être retrouvée dans les populations étudiées. Demandez en priorité le résultat du parent labrador.
La myopathie centronucléaire
Elle figure parmi les tests importants chez le labrador. Elle se manifeste chez le jeune chien par une faiblesse musculaire et une intolérance à l’effort. Comme la maladie est récessive, un chiot de première génération né d’un golden qui ne porte pas la mutation ne peut pas être atteint.
Le surpoids
Le surpoids est particulièrement documenté chez le labrador. Dans un échantillon de 2 074 labradors britanniques analysé par McGreevy et ses collègues en 2018, le surpoids ou l’obésité était enregistré chez 8,8 % des chiens. Une délétion de 14 paires de bases dans le gène POMC, décrite chez le labrador en 2016, est associée au poids et à la motivation alimentaire. Sa fréquence allélique atteignait 12 % chez les chiens étudiés et était plus élevée dans les lignées d’assistance de l’échantillon. Parmi les autres races testées, elle n’a été retrouvée que chez le retriever à poil plat.
L’otite externe
Dans le même échantillon, l’otite externe était le trouble le plus fréquent, chez 10,4 % des chiens, devant le surpoids. Les oreilles tombantes et les baignades sont souvent avancées pour expliquer ce risque, mais cette étude de prévalence n’évaluait pas ces facteurs. Un chien qui secoue la tête, se gratte l’oreille ou dégage une odeur inhabituelle doit être examiné.
Les cancers, décrits surtout du côté du golden retriever
Dans une série américaine de 652 golden retrievers autopsiés dans un hôpital vétérinaire universitaire entre 1989 et 2016 et dont l’âge au décès était connu, 424 chiens, soit 65 %, étaient morts ou avaient été euthanasiés en raison d’un cancer. Parmi ces 424 chiens, l’hémangiosarcome représentait 22,6 % des diagnostics et les tumeurs lymphoïdes 18,4 %. Ces chiffres portent sur les chiens reçus dans cet hôpital, non sur l’ensemble de la race. Aucun test validé en routine ne les dépiste : faites examiner votre chien une fois par an, et consultez si une masse apparaît, grossit ou change d’aspect.
Ses accessoires essentiels

Le gabarit évolue rapidement pendant la première année. Le harnais comme les autres équipements doivent rester bien ajustés tout au long de la croissance.
Brosses et peignes, à choisir après avoir vu le poil
Une brosse à picots courts pour le poil de couverture, un peigne à sous-poil pour la mue, et un peigne fin si le chiot a hérité d’un poil frangé. Un entretien régulier à la maison suffit généralement pour ce type de pelage.
Le matériel à adapter pendant la croissance
Choisissez un harnais réglable adapté au tour de poitrine actuel du chiot et vérifiez régulièrement son ajustement pendant la croissance : il faudra parfois changer de taille. Prévoyez aussi une longe de 10 mètres pour le rappel. En voiture, il faut un système de retenue adapté au poids du chien.
De quoi occuper un chien qui rapporte
Un tapis de fouille, un jouet distributeur et quelques objets de rapport complètent bien les promenades et les séances d’éducation.
L’historique du goldador
Les écoles de chiens guides utilisent depuis longtemps le croisement entre labrador et golden retriever, sans qu’une date de création officielle du goldador puisse être donnée.
Deux races britanniques du même groupe de chasse
Le labrador et le golden retriever ont tous deux pour pays d’origine la Grande-Bretagne dans la nomenclature de la Fédération cynologique internationale, où ils portent les numéros 122 et 111, dans le groupe des chiens rapporteurs de gibier. Leur croisement associe deux races au même usage d’origine, qui ont des besoins d’activité assez proches.
Un croisement popularisé par les chiens guides
Chez Guide Dogs, l’organisme britannique, plus de 60 % des chiens guides en activité sont des croisements labrador × golden retriever, loin devant les autres croisements employés. La Fédération française des associations de chiens guides d’aveugles en élève elle aussi, mais la répartition y est très différente : le labrador seul représente environ 90 % des chiens remis.
Un nom sans reconnaissance officielle
Le mot « goldador » est simplement formé à partir de « golden » et « labrador ». Nous n’avons trouvé aucune date d’apparition documentée. Le goldador n’est reconnu ni par la Fédération cynologique internationale ni par le LOF.
Comment choisir un bon élevage de goldador ?
Aucun club de race n’encadre la sélection des reproducteurs sur ce croisement, même si l’élevage reste soumis aux règles sanitaires générales. Il n’existe ni grille de sélection, ni lecture obligatoire des radiographies, ni confirmation.
Voir la mère, et savoir qui est le père
Depuis le 3 juillet 2025, un éleveur doit présenter physiquement la mère au futur acquéreur avant chaque cession. Exigez-le quel que soit le vendeur. Demandez aussi à voir le père ou, à défaut, ses documents et ses dépistages. Un vendeur incapable de nommer les deux races parentes ne connaît pas l’ascendance de sa portée. Observez aussi l’endroit où les chiots ont grandi.
F1, F2, F1b : ce que ces sigles indiquent
Les mentions F1, F2 ou F1b indiquent comment les parents sont apparentés aux deux races d’origine. Elles ne permettent pas de prédire le caractère, le gabarit ou la santé d’un chiot. Pour une maladie autosomique récessive, un chiot doit recevoir la mutation de ses deux parents pour être atteint. Si un seul parent est porteur, le chiot ne développera pas cette maladie. Cela ne le protège ni des maladies présentes dans les deux races, ni des affections multifactorielles comme la dysplasie. Demandez l’identité et la race des deux parents, puis vérifiez leurs résultats de santé.
Les promesses à écarter dans une annonce de goldador
Un « goldador LOF » n’existe pas, un croisement n’étant pas un chien de race inscrit au LOF. Écartez de même la promesse d’un chien hypoallergénique, qu’aucune race ne peut tenir. Un chiot non inscrit à un livre des origines ne se vend pas comme un chien de race, et l’annonce doit porter la mention « n’appartient pas à une race ». La mention « d’apparence » suivie d’un nom de race suppose que le vendeur garantisse cette apparence à l’âge adulte, ce qui est particulièrement difficile à garantir pour un chiot issu de deux races différentes.
Notre avis sur le goldador
Les principaux points à anticiper sont une activité quotidienne importante, l’apprentissage de la solitude et une surveillance régulière du poids. Le croisement ne réduit pas ces contraintes.
Un excellent chien pour un foyer actif et présent
Le goldador peut convenir à un foyer capable de lui consacrer chaque jour de longues sorties et des activités partagées, à condition de lui apprendre progressivement à rester seul. Sa motivation pour la nourriture aide beaucoup, y compris pour un premier maître. Jeune, il peut rester puissant et très énergique : travaillez la marche en laisse tôt.
Un mauvais choix si vous voulez peu de poils et un chien très indépendant
Si le chien doit régulièrement rester seul toute la journée, si vous supportez mal les poils dans le logement ou si vous cherchez un chien de garde, mieux vaut choisir un autre profil. Une étude britannique de 2024 a porté sur plus de 580 000 chiens. L’espérance de vie médiane y est de 12,0 ans pour l’ensemble des chiens croisés, contre 13,1 ans chez le labrador et 13,2 chez le golden retriever. Ce groupe très hétérogène ne dit rien du goldador en particulier. Ces données ne permettent donc pas d’affirmer qu’un goldador vivra plus longtemps simplement parce qu’il est croisé.
La qualité de l’élevage compte plus que l’étiquette « goldador »
Deux portées vendues au même prix peuvent avoir été sélectionnées très différemment. Vérifiez les dépistages réalisés sur chacun des deux parents plutôt que de vous fier au prix ou au nom du croisement. Le prix, les photos ou le discours de l’éleveur ne remplacent pas les résultats de dépistage des deux parents.
Les documents à réclamer avant de repartir
Le chiot ne peut être cédé qu’à plus de 8 semaines et doit être identifié. Lors de la cession, le vendeur remet notamment l’attestation de cession, un certificat vétérinaire de moins de 3 mois et le document attestant son identification. Le certificat d’engagement et de connaissance doit être signé par l’acquéreur, et la cession ne peut intervenir moins de 7 jours après la délivrance de ce certificat.
FAQ
D’où vient le goldador ?
Des écoles de chiens guides l’utilisent depuis longtemps. Le terme « goldador », lui, n’a pas d’origine officielle documentée.
Quelle taille et quel poids fait un goldador ?
Entre 51 et 61 cm au garrot et 25 à 36 kg. Aucune de ces valeurs n’est normée, et le poids adulte des deux parents reste le meilleur repère.
Quel est le prix d’un chiot goldador ?
Aucune fourchette française fiable n’a été relevée dans les annonces consultées en août 2026. Comme repère, un chiot labrador ou golden retriever inscrit au LOF est annoncé entre 1 000 et 1 600 €.
Quelle est son espérance de vie ?
Il n’existe pas de donnée propre au goldador : l’étude britannique de 2024 donne 13,1 ans chez le labrador et 13,2 ans chez le golden retriever. Les causes de décès, elles, diffèrent d’une race parente à l’autre.
Le goldador peut-il vivre en appartement ?
Oui, s’il bénéficie de longues sorties quotidiennes et de suffisamment d’activités. À titre de repère, le Royal Kennel Club indique plus de deux heures d’exercice par jour pour chacune des deux races parentes. L’absence de jardin n’est pas un problème, dehors comme à la maison.
Le goldador perd-il ses poils ?
Beaucoup, toute l’année, avec deux pics au printemps et à l’automne. Le poil court et raide se plante dans les tissus ; le poil frangé se ramasse en amas au sol.
Le goldador est-il facile à éduquer pour un premier chien ?
Plutôt oui, à condition de pouvoir répondre à son besoin d’activité et de travailler tôt la marche en laisse, le rappel et la solitude. Sa forte motivation alimentaire est un atout pour l’éducation.
Le goldador peut-il vivre avec un chat ?
Oui, la cohabitation est possible, surtout si les présentations sont faites progressivement et que le chat dispose de zones où le chien ne peut pas le suivre. Son gabarit peut toutefois rendre une poursuite ou un jeu trop brusque dangereux pour le chat.
Quelle différence entre un goldador et un goldendoodle ?
Le goldador associe le golden retriever au labrador, deux chiens à double pelage qui perdent leurs poils. Le goldendoodle croise un golden retriever avec un caniche, tandis que le labradoodle associe un labrador à un caniche. Leur pelage peut être plus bouclé et leur mue moins importante, mais le résultat varie selon le chien et la génération du croisement.