Ses caractéristiques générales

Sa carte de visite
| Critères | Observations |
| Origine | Croisement border collie x labrador, sans origine officielle reconnue |
| Classification | Non reconnu par la FCI ; non inscriptible au LOF en tant que borador |
| Taille | Environ 48 à 61 cm |
| Poids | 18 à 30 kg |
| Pelage | Généralement double, court à mi-long |
| Robe | Très variable, souvent noire et blanche |
| Entretien | Faible : un brossage régulier, plus fréquent en période de mue |
| Caractère | Généralement actif et proche de ses maîtres ; tolérance à la solitude variable |
| Espérance de vie | Environ 10 à 15 ans (indicatif) |
| Prix | 600 à 1 200 € en élevage, 260 à 340 € en refuge |
Le prix d’un borador
Le borador n’est pas inscrit au LOF : son prix ne dépend d’aucun pedigree. Il s’explique notamment par les dépistages réalisés sur les parents, les conditions d’élevage et le suivi vétérinaire du chiot.
Il n’existe pas de registre officiel permettant de recenser les élevages de boradors en France. On trouve également des chiens croisés border collie-labrador proposés à l’adoption en refuge, à des tarifs propres à chaque association.
| Qualité | Prix moyen |
| Chiot chez un éleveur qui fait dépister les parents | 600 à 1 200 € |
| Chiot de portée non planifiée | Pas de relevé fiable |
| Adoption en refuge | 260 à 340 € |
| Chiot border collie inscrit au LOF | 800 à 1 800 € |
| Chiot labrador inscrit au LOF | 900 à 1 800 € |
Les tarifs pour le borador sont généralement inférieurs à ceux de ces deux races inscrites au LOF. Le prix ne suffit toutefois pas à juger du sérieux de l’élevage. Si vous souhaitez l’assurer, mieux vaut souscrire une assurance santé pour votre chien avant l’apparition d’un problème, car les affections antérieures à la souscription sont souvent exclues.
Ses particularités physiques

Chez un borador de première génération, l’apparence combine à des degrés variables les caractéristiques du border collie et du labrador. Deux chiots d’une même portée peuvent être assez différents.
Un format intermédiaire entre ses deux parents
À défaut de standard, les estimations publiées situent le borador adulte autour de 48 à 61 cm, mais certains individus sortent de ces fourchettes. Le poids varie davantage : un labrador mâle adulte pèse en général 29 à 36 kg quand un border collie mâle tourne autour de 14 à 20 kg.
Un corps plus ou moins charpenté
La morphologie peut aller d’une silhouette assez fine, proche du border collie, à une construction plus robuste rappelant le labrador. Un adulte bien entraîné accompagne son maître sur de longues randonnées, à condition d’augmenter progressivement les distances. Si la démarche du chiot vous paraît anormale, demandez l’avis d’un vétérinaire avant l’achat. Le border collie porte une queue longue attachée bas, le labrador possède une queue épaisse à sa base et couverte d’un poil court, appelée queue de loutre.
Une tête plus ou moins massive
Certains boradors ont le crâne large et le museau massif du labrador, d’autres une tête plus proche de celle du border collie. Les oreilles se portent dressées, semi-dressées ou tombantes. Les yeux sont souvent bruns, mais leur couleur peut varier selon les gènes hérités des deux parents.
Un pelage de longueurs et de couleurs variées
Le poil est le plus souvent court à mi-long et dense, un peu plus fourni sur la queue et l’arrière des cuisses, et il vient des deux races parentes, qui portent toutes deux un sous-poil dense sous le poil de couverture. Le noir et blanc est fréquent, avec des marques blanches dont l’étendue et l’emplacement varient selon les individus. On rencontre également des robes chocolat, jaunes ou sable, unies ou marquées de blanc.
Ses compatibilités
Le borador peut très bien vivre en famille si ses besoins de sorties et d’activité sont couverts. La poursuite des mouvements rapides fait partie des comportements à surveiller, notamment si le chien exprime fortement les aptitudes de conduite du border collie.
| Compatibilité avec | Notes | Observations |
| Les chats | 3/5 | La cohabitation est plus simple lorsqu’il a grandi avec un chat. Chez un adulte qui n’en a jamais côtoyé, les présentations doivent être progressives. |
| Les autres chiens | 4/5 | La socialisation précoce facilite les rencontres, mais le comportement adulte dépend aussi des expériences vécues ensuite. |
| Les enfants | 4/5 | Certains sujets peuvent chercher à poursuivre ou à regrouper des enfants qui courent. Ce comportement doit être travaillé dès qu’il apparaît. |
| Les seniors | 2/5 | Il convient surtout à une personne capable de lui assurer plusieurs sorties quotidiennes. |
| Les inconnus | 4/5 | Son comportement varie selon l’individu ; ce croisement n’est pas sélectionné comme chien de garde. |
Son style de vie

Une maison avec jardin n’est pas indispensable : la quantité et la qualité des sorties comptent davantage que la surface du logement.
| Mode de vie | Notes | Observations |
| Activité physique | 5/5 | Une à deux heures par jour, dont une partie en liberté ou en longe. Un jardin ne remplace pas les sorties. |
| Vie en appartement | 3/5 | Possible si ses besoins de sorties et d’activité sont réellement couverts. Une vue permanente sur une rue passante peut favoriser les aboiements. |
| Mobilité | 4/5 | Il peut voyager facilement en voiture s’il y est habitué progressivement, dans un système de retenue adapté à sa taille. |
| Solitude | 2/5 | Des journées entières de solitude conviennent mal à un chien actif et proche de ses maîtres. |
Son caractère
Le caractère d’un borador varie beaucoup d’un chien à l’autre. Une large étude publiée dans Science en 2022 a montré que la race n’explique qu’environ 9 % des différences de comportement entre chiens : chez un croisement, voir les deux parents adultes reste le meilleur indice.
Intelligent et avide d’interactions
Le border collie conduit des troupeaux et le labrador rapporte le gibier : beaucoup de boradors apprécient logiquement les activités partagées avec leur maître, qu’il s’agisse d’agility, d’obérythmée, de pistage ou de simple travail de rapport. Apprenez aussi à votre chien à rester calme lorsqu’aucune activité n’est proposée.
Affectueux et proche de ses maîtres
Beaucoup de boradors recherchent la proximité de leurs maîtres et peuvent mal vivre les longues absences s’ils n’y ont pas été habitués progressivement. Cette proximité facilite le travail éducatif. Elle demande en contrepartie qu’on lui apprenne tôt à rester seul, avec des départs très courts d’abord.
Sociable et attentif à son environnement
Sociable, il est d’une manière générale à l’aise avec tout le monde et particulièrement avec les enfants. Il observe attentivement ce qui se passe autour de lui et surveille les gestes et les paroles de son maître. C’est surtout son côté border collie qui lui confère cette grande capacité d’observation et de concentration.
Joueur et dynamique
Enthousiaste, il aime manifester sa joie de participer à une activité. Il peut parfois déborder d’énergie et adore courir, aller chercher et rapporter des objets, mais aussi apprendre de nouvelles règles.
Le réflexe de poursuite, à travailler tôt
Un borador qui fixe puis poursuit un vélo ou un joggeur peut reproduire certains comportements de conduite hérités du border collie. Il ne faut pas y voir automatiquement de l’agressivité. Interrompez la fixation avant qu’il ne parte, rappelez-le et proposez-lui immédiatement un jouet ou un exercice.
Il donne de la voix quand il s’excite
La fréquence des aboiements varie selon les individus, et il peut notamment donner de la voix pendant le jeu ou lorsqu’un mouvement extérieur attire son attention. Récompensez les moments de calme et limitez si nécessaire l’accès visuel aux déclencheurs.
Son éducation
Le borador est généralement réceptif à l’apprentissage, mais il a besoin de règles cohérentes et appliquées de la même manière par toute la famille. Les premiers mois sont particulièrement importants pour installer les règles de vie, le rappel et la socialisation.
Socialisez votre chiot le plus tôt possible
Pendant les premiers mois, multipliez les expériences courtes et positives. Faites-lui rencontrer d’autres chiens équilibrés et des enfants, habituez-le à différents sols, environnements et bruits du quotidien. Récompensez aussi les moments où il reste calme de lui-même.
Mettez l’accent sur le rappel
Chez un chien attiré par le mouvement, un rappel solide est particulièrement important. Travaillez-le d’abord avec une longe, puis augmentez progressivement la difficulté et les distractions. Évitez que chaque rappel annonce la fin de la promenade : rappelez aussi votre chien au cours de la sortie, récompensez-le puis laissez-le repartir. Choisissez une récompense qui le motive vraiment, surtout lorsque l’exercice devient plus difficile.
Apprenez-lui à rester calme
Un chien constamment sollicité peut avoir du mal à se poser seul. Le calme s’apprend. Prévoyez des périodes calmes sur son tapis ou dans son panier, d’abord très courtes puis progressivement plus longues, pendant que la maison vit normalement.
Utilisez le jeu et le renforcement positif
Jeux de recherche, tapis de fouille et petits exercices d’apprentissage complètent facilement les promenades quotidiennes. Chez un chiot en croissance, adaptez la durée et l’intensité des sorties à son âge et évitez les efforts longs ou à fort impact. N’oubliez pas de terminer chaque cession de jeu ou d’apprentissage par une récompense, une caresse ou une friandise.
Son alimentation recommandée
Le Borador est un chien actif de 18 à 30 kg. Ses besoins augmentent nettement s’il court, nage, accompagne son maître en randonnée ou pratique un sport canin. À l’inverse, un adulte plus calme ou stérilisé doit recevoir une alimentation moins énergétique pour éviter une prise de poids. Chez l’adulte, la ration quotidienne peut être répartie en deux repas.
Quelles croquettes choisir ?
Pour un Borador adulte normalement actif, visez environ 25 à 30 % de protéines, 12 à 16 % de matières grasses et 350 à 390 kcal/100 g. Pour un chien très sportif, une formule contenant 15 à 20 % de matières grasses peut être plus adaptée. Un Borador stérilisé, peu actif ou sujet au surpoids gagnera plutôt à rester autour de 10 à 14 % de matières grasses, avec une densité calorique plus basse. Choisissez également une taille de croquette prévue pour les chiens moyens ou grands.
Franklin – Poulet, saumon, pomme

Franklin indique clairement les sources animales utilisées et les principales valeurs nutritionnelles de ses recettes.
Le produit
Cette recette contient 28 % de poulet et 16 % de protéines de saumon. Elle apporte 27 % de protéines, 16 % de matières grasses et 376 kcal/100 g. Elle contient aussi 1 % d’oméga-3, 1,3 % de calcium et 1 % de phosphore. La recette est sans céréales.
Le prix
Le sac de 2,5 kg coûte 17,50 €, celui de 6 kg 36,90 € et le format de 12 kg 62,90 €, soit environ 5,24 €/kg. Pour un Borador, le sac de 12 kg est le plus intéressant au kilo. L’abonnement Franklin réduit le prix de 20 %.
Notre avis
Cette recette convient bien à un Borador adulte actif : ses 376 kcal/100 g et ses 16 % de matières grasses correspondent à un chien qui se dépense quotidiennement. En revanche, nous choisirions une formule plus légère pour un Borador stérilisé, peu actif ou déjà trop rond. Les 27 % de protéines restent dans une bonne moyenne, mais ce n’est pas une recette particulièrement riche en protéines pour un chien très sportif.

Son entretien

Son entretien peut généralement se faire à la maison et ne nécessite pas de rendez-vous réguliers chez un toiletteur. Une brosse, un peigne et, si le sous-poil est dense, un outil adapté à la mue suffisent dans la plupart des cas.
Un brossage par semaine, tous les jours en pleine mue
Hors mue, un passage hebdomadaire à la brosse type carde suffit. Complétez au peigne sur les zones les plus fournies. Pendant les périodes de forte mue, brossez-le plus souvent : cela retire le sous-poil mort avant qu’il ne s’accumule dans la fourrure et dans la maison. Ne tondez pas son double poil sans raison médicale.
Des bains rares, seulement quand il est vraiment sale
Il n’existe pas de fréquence fixe : lavez-le lorsqu’il est réellement sale, avec un shampoing pour chien. Rincez-le à l’eau claire après une baignade en mer ou dans une eau chlorée, puis séchez bien les zones où le poil est le plus fourni.
Oreilles, dents et griffes, les contrôles à ne pas oublier
Inspectez les oreilles après une baignade ou une sortie dans les herbes hautes, et nettoyez-les uniquement lorsqu’elles sont sales, sans jamais introduire de coton-tige dans le conduit. Chez un borador aux oreilles tombantes, l’humidité peut s’accumuler plus facilement dans le conduit auditif. Idéalement, brossez ses dents chaque jour avec un dentifrice pour chien. Coupez les griffes lorsqu’elles deviennent trop longues, leur usure variant beaucoup selon les sols.
Épillets et tiques, à chercher au retour de promenade
Les épillets, ces fragments de graminées qui peuvent pénétrer sous la peau, entrent entre les doigts, dans les oreilles et sous les aisselles, surtout au printemps et en été. Passez la main sur tout le corps au retour et écartez les doigts de pied un par un. Si une graine a commencé à s’enfoncer, ne tirez pas dessus et consultez.
Ses maladies fréquentes
Un croisement peut être robuste, mais il peut aussi hériter de fragilités présentes chez ses deux races parentes. Les dépistages à vérifier dépendent donc de la race de chaque parent.
La dysplasie de la hanche
Demandez la lecture officielle des hanches des deux parents, écrite et signée. L’articulation se développe de façon imparfaite, ce qui use le cartilage et provoque une boiterie ou une difficulté à se lever. Chez le border collie, la radiographie se pratique dès un an. Chez le labrador, le Retriever Club de France organise la même lecture, notée de A à E. La dysplasie est multifactorielle : le poids, l’alimentation et les contraintes mécaniques pendant la croissance jouent aussi un rôle.
La dysplasie du coude
Le coude se dépiste chez les deux races parentes. La Centrale Canine recense 400 labradors et 255 border collies radiographiés en 2024. Le protocole prévoit trois clichés par coude, réalisables à partir d’un an, notés de 0 à 3. Lorsque les deux parents disposent d’une lecture officielle, demandez les résultats de chacun.
L’anomalie de l’œil du colley
Cette malformation héréditaire touche le fond de l’œil et existe chez le border collie. Elle se dépiste dès six semaines par un examen du fond d’œil. Elle n’évolue pas avec l’âge et reste sans conséquence sérieuse dans ses formes légères. Avant d’acheter un chiot, demandez à voir les résultats du dépistage ophtalmologique et du test ADN du parent border collie.
L’atrophie progressive de la rétine
Chez le border collie, une forme d’APR probablement liée au chromosome X a été décrite. Les premiers signes apparaissent vers 3 à 4 ans, avec une baisse de la vision nocturne puis une dégradation progressive. Chez le labrador, une autre forme, la prcd-PRA, se recherche par test ADN. Un résultat obtenu sur l’un des parents ne renseigne pas sur l’autre.
La sensibilité médicamenteuse liée au gène MDR1
La Centrale Canine référence un test MDR1 chez le border collie. La mutation recherchée reste nettement moins fréquente chez lui que chez certaines autres races de berger. Elle peut entraîner une sensibilité accrue à certains médicaments, notamment à des molécules antiparasitaires. Si le parent border collie a été testé, transmettez le résultat à votre vétérinaire.
L’effondrement induit par l’exercice
Certains labradors s’effondrent de l’arrière-train après un exercice très intense, puis récupèrent en une demi-heure environ. L’EIC est une affection récessive : un chiot doit recevoir la mutation de ses deux parents pour être atteint, ce qui rend le résultat du parent labrador utile à connaître si vous visez le sport canin.
Le surpoids
Le labrador présente une prédisposition documentée au surpoids. Une étude britannique conduite sur 2 074 labradors a relevé un surpoids ou une obésité chez 8,8 % d’entre eux, l’otite externe venant devant avec 10,4 %. Une délétion du gène POMC a été associée chez cette race à un poids plus élevé et à une motivation alimentaire accrue.
Les principaux dépistages à demander à l’éleveur
Demandez les documents parent par parent. Des deux chiens, réclamez la lecture officielle des hanches, celle des coudes lorsqu’elle existe, et un examen ophtalmologique récent. Du parent border collie, le test MDR1 et celui de l’anomalie de l’œil du colley. Du parent labrador, la prcd-PRA et l’EIC. À défaut de document écrit, considérez que les dépistages n’ont pas été faits.
Comment choisir un bon élevage de borador ?
Aucun club de race reconnu par la Centrale Canine n’encadre ce croisement en France, et aucune grille officielle de sélection ne s’impose. Avant de verser un acompte, vérifiez au minimum les résultats de dépistage des deux parents, les conditions d’élevage et les informations données dans l’annonce.
Ce que veut dire F1 chez le borador
Un borador F1 est issu directement d’un border collie et d’un labrador. Cette configuration garantit uniquement que le chiot reçoit environ la moitié de son patrimoine génétique de chacune des deux races : elle ne garantit ni son gabarit ni son tempérament. Un F1b vient d’un borador recroisé avec l’une des deux races parentes. Un F2 naît de deux boradors, et les chiots d’une même portée peuvent alors être très différents.
Voir les deux parents, sur place
Depuis juillet 2025, l’éleveur doit présenter physiquement la mère du chiot au futur acquéreur avant la cession. Observez son comportement et, si le père vit sur place, celui-ci également. Regardez aussi les conditions de vie des chiots. Sans résultat écrit, « lignées saines » ne veut rien dire. Demandez les documents.
Les annonces à écarter
Méfiez-vous d’une annonce qui promet un borador LOF : cette inscription ne peut pas exister. Un chien non inscrit ne se vend pas comme un chien de race, et l’annonce doit indiquer qu’il n’appartient pas à une race. Écartez les vendeurs qui refusent la visite, ne présentent aucun résultat de dépistage ou promettent un chien qui ne perdrait pas ses poils.
Ses accessoires essentiels
Pour ce chien intelligent, énergique et puissant, quelques accessoires bien choisis aideront à son bien-être et sa sécurité.
Une longe et un harnais bien ajusté
La longe permet de travailler le rappel en sécurité tant que le chien ne peut pas encore être lâché, et un harnais bien ajusté évite de transmettre directement les à-coups au cou. Prévoyez une longe biothane, plus facile à nettoyer qu’une sangle textile.
Des jouets pour le stimuler
Jouets distributeurs, tapis de fouille et produits à mâcher adaptés à sa taille l’occupent pendant les périodes calmes, et alterner les objets d’une semaine sur l’autre maintient son intérêt. Un tapis de fouille garni de croquettes prélevées sur la ration l’occupe sans ajouter de calories.
Un petit nécessaire pour sa toilette hebdomadaire
Prévoyez une brosse carde, un peigne métallique, un outil adapté au sous-poil si nécessaire, un tire-tique et une pince à griffes. Sur un poil court ou mi-long peu sujet aux nœuds, les sprays démêlants sont rarement nécessaires.
Un couchage confortable
Pour un borador, le couchage est important : c’est un chien actif qui apprécie d’avoir un endroit confortable où il peut vraiment se détendre. Choisissez un coussin suffisamment grand, doté d’une mousse épaisse et ferme pour offrir un bon soutien à ses articulations.
L’historique du croisement

Le borador n’a pas de date de création officielle ni de créateur connu. Il s’agit d’un croisement entre le border collie et le labrador, qui aurait commencé à se développer surtout à la fin du XXᵉ siècle, probablement en Amérique du Nord. Aucune personne n’est officiellement reconnue comme étant à l’origine de la création du borador.
Un berger écossais et un chien d’eau
Le border collie vient de la région frontalière entre l’Angleterre et l’Écosse, où il a été sélectionné pour conduire les troupeaux de moutons. La Fédération cynologique internationale le classe dans le premier groupe. Le labrador descend des chiens d’eau de Terre-Neuve, puis a été sélectionné en Grande-Bretagne pour rapporter le gibier. La FCI le classe au huitième groupe.
Un nom formé sur le modèle des « designer dogs »
Le nom borador est un mot-valise formé à partir de border collie et labrador, sur le modèle d’autres noms donnés à ces chiens hybrides, comme labradoodle, cockapoo ou puggle.
Pourquoi le borador n’est pas une race
Une race suppose un modèle écrit, un livre des origines et une sélection conduite sur plusieurs générations. Rien de tout cela n’existe pour le borador, ce qui explique la variabilité des chiots et l’absence de statistiques de santé propres au croisement. Les chiffres d’inscriptions au LOF ne concernent que les deux races parentes, avec 2 820 border collies et 6 531 retrievers du Labrador inscrits en 2025.
Notre avis et nos recommandations
Le borador est un chien très attachant, intelligent et affectueux. Grâce au mélange de ses deux parents, le border collie et le labrador, il possède généralement de nombreuses qualités : il est joueur, proche de sa famille et apprend rapidement.
Mais ce n’est pas un chien pour n’importe quel maître, en raison de son tempérament très énergique et de son besoin important de se dépenser.
Soyez un maître actif et présent
Il correspond surtout à un foyer qui aime marcher, randonner ou pratiquer régulièrement une activité avec son chien, et qui souhaite consacrer du temps à son éducation plutôt qu’à de simples promenades hygiéniques. La présence seule ne suffit pas : il a aussi besoin de sorties et d’activités partagées.
N’adoptez pas n’importe quel borador
On n’adopte pas un borador comme on adopte un chien de race. Issu d’un croisement, il peut hériter de certains problèmes de santé propres au border collie ou au labrador. Il est donc préférable, lorsque cela est possible, de connaître les antécédents médicaux de ses parents.
Privilégiez une adoption responsable, auprès d’un refuge, d’une association sérieuse ou d’un éleveur réputé, et renseignez-vous sur les conditions dans lesquelles le chien a été élevé.
FAQ
Le borador est-il reconnu comme une race ?
Non. Le borador n’est reconnu comme une race ni par la FCI ni par la Centrale Canine, et il ne possède ni standard officiel ni inscription au LOF.
Quelle taille fait un borador adulte ?
Environ 48 à 61 cm au garrot, pour 18 à 30 kg. Le gabarit dépend de celui des parents et ne peut pas être garanti chez ce croisement.
Combien coûte un chiot borador ?
Comptez 600 à 1 200 € chez un éleveur qui fait dépister ses reproducteurs. En refuge, le tarif d’adoption tourne autour de 260 à 340 € selon l’âge.
Quelle est l’espérance de vie d’un borador ?
Aucune statistique de longévité propre au borador n’est disponible. Les estimations publiées tournent généralement autour de 10 à 15 ans, avec de fortes variations individuelles.
Peut-on vivre en appartement avec un borador ?
Oui, à condition de le sortir suffisamment. Un logement calme et des sorties régulières comptent davantage que quelques mètres carrés supplémentaires.
Le borador perd-il beaucoup ses poils ?
Oui, toute l’année, avec des périodes de forte mue qui imposent un brossage plus fréquent.