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Le Bullador, croisé du Bulldog anglais et du Labrador

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Bullador

Le Bullador est un croisement entre un bulldog anglais et un labrador, deux chiens très différents par leur morphologie et leur niveau d’activité. Comme il n’existe pas de standard officiel, son gabarit, sa robe ou encore la longueur de son museau peuvent beaucoup varier d’un individu à l’autre. À ne pas confondre avec l’American Bullador, issu d’un Labrador et d’un American Bulldog.

Ses caractéristiques générales

Bullador
Affectueux
5 / 5
Il cherche le contact et suit ses maîtres de pièce en pièce. Prévoyez du temps avec lui.
Gourmand
5 / 5
Il mange vite et réclame volontiers. Pesez ses rations dès son arrivée. Il peut facilement prendre du poids.
Intelligent
4 / 5
Il apprend assez facilement, grâce à son côté labrador, mais il peut se montrer un peu têtu, comme le bulldog anglais.
Sportif
3 / 5
Il marche volontiers, mais l’effort prolongé lui coûte. Surveillez sa respiration avant de rallonger la sortie.
Calme
3 / 5
Il se pose facilement une fois sorti, et s’apaise nettement en vieillissant.
Endurant
2 / 5
Il souffle vite et s’arrête de lui-même. Fractionnez les sorties plutôt que d’en allonger une.
Aboyeur
2 / 5
Il donne peu de la voix sans motif. Ne cédez pas à un aboiement de demande.

Sa carte de visite

CritèresObservations
OrigineCroisement bulldog anglais et labrador
GroupeAucun, ni FCI ni LOF
Taille33 à 56 cm
Poids23 à 35 kg environ (déduits des deux parents)
PelageCourt, dense et droit
RobeTrès variable d’un chiot à l’autre
EntretienUn brossage par semaine
CaractèreAffectueux, joueur, gourmand
Espérance de vie10 à 12 ans
Prix moyen800 à 1 500 €

Le prix d’un bullador

Les annuaires d’élevage français consultés en septembre 2026 ne référencent aucune portée de bullador, et personne n’y proposait de chiot sous ce nom. Impossible, dès lors, de publier une fourchette de prix française. Les montants avancés ailleurs ne s’appuient sur aucun relevé vérifiable.

Deux repères restent utiles. Sur les mêmes portails, les chiots bulldog anglais inscrits au LOF se situaient entre 1 500 et 3 000 €. Ceux du labrador allaient de 1 000 à 1 500 €.

Les dépistages réalisés sur les deux parents pèsent le plus lourd sur le tarif. L’évaluation respiratoire du parent bulldog et les radiographies articulaires du parent labrador représentent chacune une dépense que l’éleveur répercute. Le suivi vétérinaire du chiot compte aussi, primo-vaccination et identification comprises. Un chiot gardé plusieurs semaines de plus par l’éleveur lui a coûté plus cher à nourrir et à suivre, et son prix le reflète. Un prix d’achat bas n’annonce enfin aucune économie d’entretien : nourriture, vétérinaire et assurance suivent le gabarit du chien bien plus que son pedigree. Si un vendeur affiche plus cher qu’un chiot de race, demandez-lui ce que ce tarif recouvre.

ProfilFourchette de prix indicative
Chiot bulladorAucun tarif français relevé
Chiot bulldog anglais LOF, pour situer1 500 à 3 000 €
Chiot labrador LOF, à titre de repère1 000 à 1 500 €
Adulte confié à un refugeFrais d’adoption variables

Ses caractéristiques physiques

Bullador

Le bullador est issu d’un croisement entre deux races qui physiquement ne se ressemblent pas du tout. Selon qu’il hérite en majorité de l’une ou de l’autre, chaque spécimen peut être très différent. Cela dit, on peut noter quelques constantes et dresser un portrait approchant.

Un chien de taille moyenne à grande

Ses deux races parentes n’ont pas la même taille, mais sont l’une et l’autre assez lourdes. Le bullador peut mesurer de 45 à 60 cm et peser entre 25 et 40 kg.

Un corps robuste et musclé

Le bullador peut être trapu comme le bulldog anglais ou plus élancé comme le labrador. C’est un chien plutôt athlétique, avec une poitrine large et un dos court aux épaules puissantes. Ses pattes sont fortes et pas très longues. L’ensemble donne une silhouette relativement compacte, plus lourde que celle du labrador.

Une tête large au museau plus ou moins court

La tête du bullador est assez massive, avec un crâne large et arrondi. Suivant le parent dont il hérite, le museau sera court ou long, ce qui aura une conséquence sur sa respiration. Les oreilles retombent le long du visage, sans être très longues et ses yeux sont ronds comme chez le bulldog anglais ou ovales comme ceux du labrador. Des plis peuvent être présents sur le front et autour du museau.

Le sous-poil du labrador ressort chez certains chiots

Le poil est court des deux côtés. Le labrador y ajoute un sous-poil résistant aux intempéries, et un chiot qui en hérite laisse nettement plus de poils derrière lui, avec des pics de chute au moment des mues. La couleur du parent labrador influence celle des chiots, sans permettre de la prévoir. Les robes du bulldog anglais ressortent elles aussi dans les portées, du rouge au bringé en passant par le panaché.

Ses compatibilités

Deux chiots d’une même portée ne réagissent pas pareil devant un inconnu : l’une des races parentes est franchement amicale, l’autre a été sélectionnée pour dissuader. Son poids adulte et ses rencontres des premiers mois pèsent ensuite plus lourd que cette ascendance.

Compatibilité avecNotesObservations
Les enfants3/5Un chien de ce poids renverse un enfant sans l’avoir cherché. Restez présent pendant les jeux : la cohabitation se passe mieux avec un enfant qui laisse le chien venir à lui.
Les chats3/5Des présentations progressives facilitent l’entente. Prévoyez un accès en hauteur pour le chat.
Les autres chiens4/5Ses deux races parentes vivent couramment avec des congénères. Encadrez les rencontres pendant la croissance.
Les personnes âgées3/5Sa force en laisse demande une certaine solidité, même si son besoin de marche reste modéré.
Les inconnus4/5Un parent amical d’un côté, un chien de dissuasion de l’autre. Le résultat se joue chiot par chiot.

Son style de vie

Bullador

Un bullador adulte pèse le poids d’un labrador pour une charpente de molosse, ce qui complique surtout les escaliers et les transports.

Mode de vieNotesObservations
Activité physique3/5Plusieurs sorties par jour, dont une plus longue. Réglez la durée sur sa respiration, et vérifiez qu’aucune ouverture du jardin ne lui permet de sortir seul.
Vie en appartement3/5Possible, mais sans ascenseur il faudra l’aider dans l’escalier une fois âgé.
Mobilité2/5Trop lourd pour la cabine chez la plupart des compagnies, avec des restrictions supplémentaires si son museau est court.
Solitude2/5Très attaché à son foyer. Habituez-le aux absences par étapes très courtes dès son arrivée.

Son caractère

Il colle aux talons et réclame à manger, deux traits que ses deux races parentes ont en commun. Pour tout le reste, la lignée de ses parents et ses premiers mois pèsent bien plus lourd que le nom du croisement.

Un compagnon affectueux et attaché à sa famille

Ses deux races parentes sont tournées vers l’humain, l’une fidèle et digne de confiance, l’autre amicale et sans une trace d’agressivité. Attendez-vous à un chien attaché à son foyer, qui suit volontiers ses maîtres d’une pièce à l’autre. Un chien aussi attaché supporte mal les longues absences, et cela s’apprend par étapes. Sur la garde, les deux races se séparent nettement, le labrador n’ayant rien d’un chien de dissuasion quand le bulldog anglais a été sélectionné pour cela.

Un chien intelligent qui a son petit caractère

C’est un chien intelligent qui comprend assez vite. Il est capable d’apprendre de nombreux ordres. Mais, s’il tient davantage du bulldog que du labrador, il peut lui arriver de ne pas vouloir obéir, ce qui fait dire de lui qu’il est un peu têtu. Cette caractéristique sera plus ou moins marquée selon les chiens.

Un tempérament joueur et énergique

Le bullador est vif et enjoué, surtout lorsqu’il est jeune. Il adore jouer avec ses maîtres et même avec d’autres chiens. Mais s’il tient plus du bulldog anglais, les séances de jeu seront plus courtes et il appréciera les moments de calme avec sa famille.

Son éducation

Bullador

Pour ce chien intelligent et énergique, vous devrez avoir une routine d’éducation bien pensée. Selon qu’il se rapproche du labrador ou du bulldog anglais, il sera apte à coopérer ou bien un peu moins obéissant. Vous devrez donc être patient et rester ferme.

Commencez son éducation dès qu’il arrive à la maison

Pour ne pas laisser s’installer de mauvaises habitudes, vous devez lui apprendre dès les premiers jours les bases de la vie à la maison ainsi que des commandes simples comme : viens, assis, non. Formez-le au plus vite à la marche en laisse et à l’obéissance au rappel.

Travaillez avec lui la socialisation

Sortez-le fréquemment, faites-lui rencontrer de nouvelles personnes, des chats et des chiens, faites-lui découvrir de nouveaux environnements pour qu’il devienne un adulte à l’aise hors de chez lui.

Procédez par petites séances plusieurs fois par jour

Trois ou quatre passages courts valent mieux qu’une longue séance. Arrêtez-vous pendant qu’il est encore demandeur, et toujours sur un exercice réussi. Une respiration bruyante met fin à la séance, même si l’exercice n’est pas acquis. Reprenez plus tard.

Utilisez le renforcement positif

Récompensez-le lorsqu’il adopte le bon comportement, avec une friandise ou une caresse. Sur un chien qui prend facilement du poids, la taille de la récompense compte autant que sa fréquence. Coupez les friandises en morceaux minuscules, ou prélevez directement dans sa ration du jour. Sans cette précaution, les récompenses d’une seule séance s’ajoutent à sa ration du jour.

L’alimentation du bullador

Ses deux races parentes prennent du poids facilement. Pesez sa ration avant de vous inquiéter de la marque des croquettes. Fractionnez la ration quotidienne en deux repas chez l’adulte, trois chez le chiot. Les quantités indiquées par le fabricant sont un point de départ, à ajuster selon son poids, son état corporel et l’avis du vétérinaire. Servez dans une gamelle posée au sol. Évitez de le nourrir abondamment dans l’heure qui précède ou qui suit un effort intense.

Quelles croquettes choisir ?

Partez d’un aliment complet adapté à son âge et à son format. Regardez ensuite le nombre de kilocalories pour 100 g, indiqué sur le paquet. La quantité à servir en dépend directement. L’ordre des ingrédients, lui, ne suffit pas à juger la qualité de l’aliment. Chez un chien gourmand, une croquette moins concentrée en énergie remplit mieux la gamelle pour le même apport. Les repères donnés pour des croquettes pour labrador valent pour un bullador de format comparable.

Notre choix :
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Franklin – Saumon, truite, persil

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La recette Franklin « Saumon, Truite, Persil » contient 70 % de poisson, 34 % de protéines et 16,5 % de matières grasses, pour 381 kcal aux 100 g. Elle existe en deux tailles de croquette, 11 mm pour les petites et moyennes races et 18 mm pour les grandes, le format à retenir pour un bullador adulte. À cette densité, les quantités servies restent faibles, et le pesage devient indispensable sur un chien peu actif. Attention, cette recette est réservée à l’adulte, un chiot ayant besoin d’une formule de croissance.

Prix

Le sac de croquettes de 12 kg est vendu 75,90 euros, soit 6,30 euros le kg.

Avis

Ces croquettes sans céréales sont intéressantes pour un chien tel que le bullador, qui a tendance à grossir. Le taux de protéines correspond à son niveau d’activité et les protéines de poisson apportent de bons oméga-3 pour sa peau et son pelage. La présence de prébiotiques permet une bonne digestion.

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Son entretien

Si son pelage court n’exige pas beaucoup de temps pour le brosser, vous devrez en revanche surveiller ses oreilles et surtout les plis du visage, s’il tient du bulldog anglais.

Un brossage par semaine

Une brosse souple ou un gant de caoutchouc suffit, à raison d’un passage hebdomadaire, davantage en période de mue s’il a hérité du sous-poil de son parent labrador. Ce rythme suffit à retirer les poils morts. Les bains restent occasionnels, avec un shampoing pour chien.

Un soin particulier pour les plis de sa peau

Un chiot qui tient du bulldog anglais porte souvent des plis sur la face. Certains en ont aussi un à la base de la queue. Passez un linge doux dans chacun, puis séchez soigneusement : l’humidité résiduelle entretient les irritations. Montrez au vétérinaire toute rougeur, odeur ou suintement : le traitement dépend entièrement de la cause, comme pour une dermatite atopique, dont les signes se ressemblent.

Une surveillance régulière de ses oreilles

Le pavillon tombant ralentit le séchage du conduit, et un chien qui se baigne volontiers le garde humide plus longtemps. Contrôlez l’entrée du conduit au retour d’une sortie. Nettoyez uniquement s’il est sale, et sans coton-tige. Des secousses de tête, des grattages répétés ou une oreille douloureuse annoncent souvent une otite.

Une bonne hygiène bucco-dentaire

Commencez par le contact autour de la bouche, puis la brosse souple et le dentifrice pour chien. C’est le geste le plus efficace à la maison pour limiter la plaque, qui précède le tartre. Une mâchoire raccourcie laisse moins de place aux dents, qui se chevauchent et retiennent davantage de dépôts. Raison de plus pour ne pas sauter le brossage.

Ses maladies fréquentes

Bullador

Un bullador hérite des fragilités de son parent bulldog anglais, de celles de son parent labrador, ou des deux à la fois. Le croisement n’apporte aucune garantie de solidité, et rien ne mesure aujourd’hui ce que deviennent ces chiens une fois adultes.

Le syndrome obstructif des voies respiratoires

Un museau trop court laisse passer moins d’air à chaque inspiration, si bien que le chien souffle au repos, se fatigue vite et tolère mal les fortes températures. Un souffle audible en dehors de l’effort justifie une consultation, et ne se met jamais sur le compte de l’âge.

La dysplasie de la hanche et du coude

L’articulation se forme mal pendant la croissance, puis s’use plus vite que la normale. Le chien boite, peine à se relever ou change de démarche, le plus souvent après l’effort ou au réveil. Un chiot atteint peut ne montrer aucun signe à la marche, et le dépistage des reproducteurs repose sur un cliché gradué par un lecteur officiel. Un poids maîtrisé pendant la croissance réduit le risque de dysplasie du coude comme celui de la hanche, et les sauts répétés comme les escaliers se limitent chez un jeune chien lourd.

La dermatite des plis

Un pli qui se referme garde l’humidité, et la peau s’irrite en dessous. Sur un chiot au museau court, regardez régulièrement la face, les babines et l’espace entre les doigts. Une rougeur, une odeur ou un suintement se montrent au vétérinaire sans attendre.

Les affections de l’œil

Une orbite peu profonde expose l’œil aux traumatismes et à la sécheresse, et la glande de la troisième paupière sort parfois de sa position, ce qu’on appelle l’œil de cerise. Montrez sans attendre un œil rouge, larmoyant ou tenu à demi fermé, ainsi qu’une paupière qui roule vers l’intérieur, signe d’entropion.

Le surpoids

Quelques kilos de trop dégradent ensemble les articulations, le souffle et la tolérance à la chaleur, soit les trois points sur lesquels ce croisement est déjà le plus exposé. Passez les mains sur ses côtes une fois par mois. Vous devez les sentir sous une fine couche de gras, sans appuyer. Agissez dès que vous ne les sentez plus, un surpoids pris tôt se corrigeant bien plus facilement.

Les principaux dépistages à demander à l’éleveur

Ces documents se demandent reproducteur par reproducteur, par écrit, et non au niveau de la portée. Chez le parent labrador : les lectures officielles des hanches, celles des coudes, l’examen des yeux et les tests génétiques conseillés pour cette race. Chez le parent bulldog anglais : l’examen des yeux, et la note obtenue à l’évaluation de la respiration lorsqu’elle a été passée. La race de l’un ne dispense jamais de tester l’autre.

Comment choisir un bon élevage de bullador ?

Les règles françaises de cession s’appliquent à ce croisement comme à tout chien, mais aucun club ni livre généalogique ne contrôle ce qui se vend sous ce nom. Nous n’avons trouvé aucune liste française recensant des éleveurs de bulladors. Aucun programme de dépistage propre au croisement ne leur est imposé par un club de race, et rien n’oblige un vendeur à employer ce nom-là pour annoncer sa portée. Vérifiez vous-même le gabarit annoncé, la robe, et ce que les deux reproducteurs ont passé comme examens.

Demandez à voir la mère et le lieu de vie des chiots

Depuis le 3 juillet 2025, l’éleveur doit présenter physiquement la mère du chiot au futur acquéreur avant la cession. Profitez-en pour regarder où vivent les chiots et comment ils réagissent à votre arrivée. Demandez aussi si le père est visible, ou au moins identifié. Une visite peut être limitée pour des raisons sanitaires. L’éleveur doit malgré tout vous présenter la mère.

Trois promesses qui doivent vous faire reculer

Un bullador inscrit au LOF n’existe pas. Ce croisement ne dispose d’aucun texte de référence à la FCI, et le livre des origines ne lui ouvre aucune section. Une taille ou un poids adulte garantis ne valent pas mieux, aucune donnée de référence ne permettant de les prévoir. Un chiot présenté comme exempt de difficulté respiratoire parce qu’il est croisé n’offre aucune garantie non plus. Faites-le examiner par un vétérinaire.

Ce que la loi impose au vendeur

Le vendeur ne peut pas présenter comme appartenant à une race un chien non inscrit à un livre généalogique reconnu, et l’offre de cession doit porter la mention « n’appartient pas à une race ». La mention « d’apparence », suivie du nom d’une race, reste possible lorsque le vendeur peut garantir cette apparence morphologique à l’âge adulte. Seuls les chiots âgés de plus de huit semaines peuvent faire l’objet d’une cession, et le chiot doit être identifié.

Ses accessoires essentiels

Pour ce chien assez lourd et dynamique, vous devrez choisir des accessoires de qualité concernant essentiellement la promenade, le confort à la maison et sa stimulation mentale.

Une laisse solide et un harnais bien ajusté

Vous choisirez un harnais en Y, que vous pourrez régler en fonction de son tour de poitrail. Celui-ci lui laissera les épaules libres et sera plus confortable pour la promenade, surtout s’il a tendance à tirer.

Un couchage bien rembourré

Pour accueillir son poids, un matelas épais à mémoire de forme permettra de ménager ses articulations. Choisissez son coussin suffisamment grand pour qu’il puisse s’étaler de tout son long. Si possible en été, mettez une housse en tissu respirant pour qu’il n’ait pas trop chaud.

Des jouets pour l’occuper

Procurez-lui des jouets solides pour ses mâchoires assez fortes. Ceux à mâcher en caoutchouc sont utiles pour son besoin de mastication. Les tapis de fouille, les distributeurs de croquettes ou les tapis de léchage seront particulièrement appréciés.

L’historique du croisement

Contrairement au labradoodle, né d’un programme d’élevage documenté, aucune démarche organisée n’a été retrouvée pour le bullador.

Deux races anciennes, un croisement dont l’origine n’est pas documentée

Les deux races parentes sont anciennes et britanniques toutes les deux : un chien de type dogue d’un côté, un chien rapporteur de gibier de l’autre. Le nom de bullador circule, lui, depuis la fin des années 2000, sans qu’aucun éleveur ni aucune date de création n’y soient attachés. Les rares descriptions publiées se contredisent sur sa taille, sur son poids et sur son espérance de vie. Aucune ne cite de source, ni ne dit combien de chiens elle a observés.

Le but de ce croisement était de réunir certaines caractéristiques des deux parents : la sociabilité et l’énergie du labrador avec le côté affectueux et plus posé du bulldog anglais.

Notre avis et nos recommandations

De même que ses deux parents, c’est un très bon chien de famille, affectueux, sociable et attachant. Mais vous devrez tenir compte de son gabarit, de son énergie et de sa tendance à prendre du poids.

Un bon choix pour un foyer présent et régulier

Il faut pour ce croisement un foyer disponible une bonne partie de la journée, capable d’assumer son poids d’adulte, et prêt à retenir un chiot sur des critères de santé avant toute autre considération.

Une présence dans la journée, des sorties quotidiennes et une ration pesée couvrent l’essentiel de ce qu’il demande. Rien n’indique qu’un bullador ait besoin du volume d’activité d’un labrador de travail.

Soyez attentif à sa respiration

Deux chiots d’une même portée peuvent vous imposer deux quotidiens très différents. L’un accompagnera de longues promenades, l’autre se trouvera limité dès les premières chaleurs. Écoutez chaque chiot souffler pendant qu’il joue, puis vérifiez que ce souffle s’apaise une fois qu’il s’est couché.

Ne négligez pas les documents de santé

Le certificat d’engagement et de connaissance doit vous avoir été délivré au moins sept jours avant la cession du chien, puis signé par vos soins. S’y ajoutent, le jour de la cession, l’attestation de cession, un certificat vétérinaire établi depuis moins de trois mois et le document qui atteste l’identification du chiot. Sur un chien croisé, ajoutez-y les résultats de dépistage des deux reproducteurs. Ils ne remplacent pas un pedigree, mais ils renseignent sur la santé des reproducteurs.

FAQ

Le bullador est-il reconnu comme une race ?

Non, aucune instance officielle ne lui reconnaît ce statut en France.

Quelle taille et quel poids fait un bullador adulte ?

Aucune mesure n’existe pour ce croisement, et ses deux races parentes n’étant pas normées dans la même unité, seul le poids permet un repère, entre 23 et 35 kg déduits des deux parents. La hauteur au garrot, elle, reste imprévisible.

Combien coûte un chiot bullador ?

Aucune portée n’a été relevée en France en septembre 2026, et aucun tarif français ne peut donc être cité. Pour comparaison, un chiot labrador inscrit au LOF se situait entre 1 000 et 1 500 € à la même date.

Quelle est l’espérance de vie d’un bullador ?

Aucune donnée ne porte sur ce croisement. Au Royaume-Uni, la survie médiane s’établit à 9,8 ans chez le bulldog anglais et à 13,1 ans chez le labrador : deux bornes très écartées, qui ne disent rien de précis sur un chiot croisé.

Le bullador ronfle-t-il ?

Souvent, oui, et d’autant plus si son museau est court. Un ronflement audible au repos n’est pas un trait attachant mais un signe à montrer au vétérinaire.

Le bullador est-il un chien catégorisé ?

Non. Les deux catégories réglementées visent des morphologies précises, celles des types American Staffordshire, Mastiff, Tosa et Rottweiler, et un bullador n’en relève pas. Sur un chien sans pedigree, la morphologie prime toutefois sur le nom du croisement, et en cas de doute, une attestation vétérinaire peut être demandée, le vétérinaire étant seul compétent pour déterminer le type racial.

Peut-on assurer un chien croisé ?

Oui, l’assurance d’un chien croisé se souscrit dans les mêmes conditions qu’un chien de race. Faites-le pendant qu’il est en bonne santé, car un problème déjà connu à la souscription est exclu des garanties dans la plupart des contrats.

Quelle différence entre un bullador et un goldador ?

Le goldador croise un labrador avec un golden retriever, deux retrievers de gabarit et de museau voisins, quand le bullador associe le labrador à un chien bien plus compact et au museau court. Le borador, lui, fait intervenir un chien de berger, avec un profil encore différent.

Comment savoir de quel parent il tient le plus ?

Regardez le museau, les oreilles et la charpente du chiot, comparez avec les deux reproducteurs sur place, et ne comptez pas sur un test de filiation, qui établit l’ascendance et non le physique adulte.

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