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Tout savoir sur le chien courant suisse

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Le chien courant suisse est un chien de chasse de taille moyenne, qui compte quatre variétés distinguées par la robe : bernoise, bruno du Jura, lucernoise et schwytzoise. Endurant, doté d’une voix qui porte loin, il demande de longues sorties et un rappel travaillé très tôt, car une piste peut lui faire oublier son maître. Comptez 600 à 800 € pour un chiot inscrit au Livre des origines français (LOF).

Ses caractéristiques générales

Chasseur
5 / 5
Il cherche le gibier et le suit en donnant de la voix sur de longues distances, même hors de vue. Travaillez son rappel avant toute sortie en liberté hors clôture.
Endurant
5 / 5
Coureur de fond, il peut soutenir un effort régulier pendant longtemps. Chez le jeune chien, allongez les sorties progressivement.
Bavard
4 / 5
Sa voix s’entend de loin, surtout quand il suit une odeur ou qu’il s’ennuie. Tenez compte du voisinage avant d’adopter un chien de cette race.
Affectueux
4 / 5
Doux et très attaché à son maître, il recherche le contact une fois rentré. Prévoyez chaque jour des moments de jeu et de câlins en plus des sorties.
Indépendant
4 / 5
Sur une piste, il travaille de manière autonome et répond bien moins aux consignes. Récompensez chaque retour spontané vers vous, même au milieu d’un jeu.
Calme
3 / 5
Une fois dépensé, il reste tranquille à la maison. Privé d’exercice, il peut tourner en rond, gratter aux portes ou hurler.
Protecteur
1 / 5
Il n’a pas été sélectionné pour la garde. Il peut signaler l’arrivée d’un inconnu en aboyant, mais ce n’est pas sa fonction.

Sa carte de visite

CritèresObservations
OrigineSuisse
Classification FCIGroupe 6, section 1.2, avec épreuve de travail
Taille49 à 59 cm (mâle), 47 à 57 cm (femelle)
Poids18 à 23 kg (aucun poids au standard)
PelageCourt, lisse et fourni
RobeQuatre robes, une par variété
EntretienFaible, oreilles à surveiller
CaractèrePassionné de chasse, doux, attaché
Espérance de vieEnviron 11 ans
Prix600 à 800 € (chiot LOF)

Le prix d’un chien courant suisse

Un chiot inscrit au LOF coûte 600 à 800 € en France. Les brevets de chasse obtenus par ses parents font varier ce prix.

ProfilPrix indicatif
Chiot inscrit au LOF, en France600 à 800 €
Chiot de race acheté en Suisse1 200 à 1 500 francs suisses

Ses particularités physiques

Un peu plus long que haut, le chien courant suisse est bâti pour courir longtemps, sur tous les terrains. Ses quatre variétés partagent la même silhouette et ne se distinguent que par la couleur de la robe.

Un chien de taille moyenne, d’environ 18 à 23 kg

Le standard fixe sa taille entre 49 et 59 cm au garrot chez le mâle, et entre 47 et 57 cm chez la femelle. Il ne fixe aucun poids, mais les chiens de la race pèsent en général 18 à 23 kg. La longueur de son corps dépasse d’environ 15 % sa hauteur au garrot, ce qui lui donne une silhouette allongée. Ses membres sont secs et très musclés, ses pieds ronds, avec des doigts serrés. En mouvement, ses foulées sont longues, régulières et souples.

Une tête fine et allongée, une truffe noire

Longue et étroite, sa tête porte un crâne sec et un museau à peu près aussi long que le crâne. La truffe est entièrement noire, les narines bien ouvertes. Les yeux, d’un brun plus ou moins foncé selon la robe, sont bordés de paupières bien ajustées au globe. Une truffe dépigmentée sur toute sa surface empêche la confirmation.

Des oreilles qui descendent jusqu’à la truffe

Attachées bas, sous la ligne de l’œil, ses oreilles sont longues, étroites et tombantes. Elles se plissent et s’enroulent en tire-bouchon, et portent un poil plus fin que sur le reste du corps. Comme celles d’autres chiens aux oreilles longues et tombantes, elles couvrent le conduit auditif, qu’il faut surveiller régulièrement.

Quatre robes pour quatre variétés

Le bernois porte une robe blanche, tachée de noir ou marquée d’une selle noire, relevée de marques fauves. Le bruno du Jura est fauve à manteau noir, ou noir marqué de fauve au-dessus des yeux, aux joues et aux membres, avec parfois une petite tache blanche au poitrail. Le lucernois a une robe dite bleue, faite de poils blancs et noirs mêlés, que complètent des taches ou une selle noires et des marques fauves. Quant au schwytzois, il est blanc, avec des plaques ou une selle d’un fauve orangé.

Une queue effilée, relevée pendant l’effort

De longueur moyenne, sa queue s’affine vers la pointe, portée basse au repos et relevée au-dessus de la ligne du dos quand il chasse ou court. Une queue enroulée empêche la confirmation.

Un pelage court et serré, plus fin sur la tête

Court, lisse et fourni, le poil devient très fin sur la tête et les oreilles, et recouvre une peau fine et souple. Il n’a pas besoin d’être tondu : un passage de gant suffit à retirer le poil mort.

Ses compatibilités

Le chien courant suisse peut chasser seul comme avec d’autres chiens, et cohabite généralement bien avec ses congénères. Son instinct de poursuite complique davantage la vie avec les petits animaux qui fuient.

Compatibilité avecNotesObservations
Les chats2/5Sa tendance à poursuivre ce qui fuit rend la cohabitation délicate. Elle est plus facile si le chiot grandit avec le chat, mais reste à surveiller au début.
Les autres chiens5/5Sélectionné pour chasser seul ou en meute, il vit en général bien avec ses congénères. Socialisez-le tôt avec des chiens de tous gabarits.
Les enfants4/5Doux avec sa famille, il peut vivre avec des enfants. Surveillez toutefois ses jeux avec les plus petits, car il est énergique.
Les personnes âgées2/5Il accompagnera volontiers une personne âgée qui marche longtemps chaque jour. Il conviendra moins à une personne qui recherche un compagnon calme et peu demandeur de sorties.
Les inconnus4/5En général doux avec les visiteurs, il peut signaler leur arrivée de la voix. Présentez-lui tôt des personnes variées.

Son style de vie

Le chien courant suisse est plus facile à vivre à la campagne, avec un jardin bien clos et des chemins ou des bois à proximité.

Mode de vieNotesObservations
Activité physique5/5Chaque jour, il a besoin d’une longue sortie où il court ou suit une odeur, en plus des sorties courtes. Emmenez-le en randonnée ou courez avec lui à allure régulière.
Vie en appartement1/5Sa voix peut vite gêner les voisins, et de courtes promenades ne couvrent pas ses besoins d’activité. Un terrain bien clos facilite le quotidien, sans remplacer les sorties.
Mobilité4/5Son gabarit moyen facilite les déplacements en voiture. Habituez-le tôt aux trajets, pour qu’il voyage calmement.
Solitude2/5Laissé seul de longues journées, il risque de s’ennuyer et de hurler. Habituez-le tôt à des absences courtes, allongées peu à peu.

Son caractère

Doux avec les siens, le chien courant suisse devient un chasseur autonome dès qu’il a trouvé une piste. L’appartenance à une race n’explique pourtant qu’environ 9 % des variations de comportement observées d’un chien à l’autre. Les descriptions qui suivent restent donc générales : chaque chien peut réagir différemment.

Un chasseur autonome, qui suit la piste en donnant de la voix

Il cherche le gibier en autonomie, le fait sortir de son abri, puis le poursuit à la trace en aboyant, seul ou en meute. Sa voix renseigne le chasseur sur la direction de la chasse, même quand le chien est hors de vue. À la chasse à tir, les tireurs postés attendent ainsi le passage du gibier que la meute a fait partir. On le met le plus souvent sur le lièvre, le chevreuil ou le renard, et parfois sur le sanglier, comme beaucoup d’autres chiens courants. Une fois lancé, il lui arrive de suivre une odeur sur plusieurs kilomètres.

Doux, sensible et proche de sa famille

À la maison, il recherche la compagnie de ses maîtres et supporte mal les méthodes brutales. Sensible et affectueux, il se laisse facilement diriger tant qu’il n’a pas flairé de piste. Après l’effort, ce loulou se pose volontiers près de vous. Relégué au fond du jardin, il risque de s’ennuyer.

Une voix qui porte, à canaliser dès le plus jeune âge

Donner de la voix est une qualité recherchée à la chasse, mais elle peut devenir gênante à la maison. Un chien qui s’ennuie ou qui reste seul aboie ou hurle parfois longtemps. Évitez de lui donner immédiatement ce qu’il demande en aboyant, et récompensez plutôt les moments de calme. Si vos absences sont longues, organisez une garde.

Un instinct de poursuite qui reste présent toute sa vie

Tout ce qui fuit peut déclencher une poursuite, qu’il s’agisse d’un lièvre, d’un chat ou d’une poule. Tenez-le en laisse ou en longe près des routes, des troupeaux et des basses-cours. Vérifiez aussi que la clôture du jardin est assez haute et qu’il n’existe aucun passage à sa base, car il suffit parfois d’une odeur pour qu’il cherche à sortir.

Son éducation

À la maison, ce chien se montre réceptif à l’éducation, mais il devient bien plus difficile à rappeler dès qu’il suit une odeur. Le rappel se prépare donc dès les premières semaines, dans le jardin puis dehors.

Le rappel se travaille dès les premières sorties, avec une longe

Une longe de plusieurs mètres lui laisse de la liberté sans que vous en perdiez le contrôle. Appelez-le quand il revient déjà vers vous, avec un signal toujours identique, voix ou sifflet, et récompensez chaque retour par une friandise ou un jeu qu’il apprécie. Ne l’appelez pas pour le gronder. Progressez par étapes, de la maison au jardin puis dehors avec la longe, en ajoutant peu à peu des distractions : jouets, autres chiens, odeurs de gibier. Tant que le retour n’est pas fiable, réservez la liberté aux terrains clos. Hors action de chasse, un chien qui échappe à la surveillance effective de son maître, qui se trouve hors de portée de la voix ou du sifflet de celui-ci, ou qui s’en éloigne de plus de 100 mètres est considéré comme en état de divagation.

Des séances courtes et récompensées, sans brusquerie

Sensible, il progresse avec des séances courtes, répétées dans la journée, et des récompenses qu’il apprécie. Les cris et les punitions risquent de le rendre hésitant et freinent l’apprentissage. Travaillez d’abord les exercices de base (s’asseoir, attendre, rester près de vous) dans le calme de la maison, avant de les reprendre dehors, où les odeurs le distraient. Terminez chaque séance sur un exercice réussi.

Apprenez-lui aussi à rester seul dès les premiers jours, d’abord pendant de courtes absences, puis de plus en plus longtemps. Laissez-lui un objet à mâchonner, partez et revenez sans en faire un événement, et allongez la durée seulement quand il reste calme.

Une socialisation précoce, des animaux aux visiteurs

Faites-lui rencontrer tôt d’autres chiens, des chats, des chevaux et des volailles, en le tenant toujours en laisse. Ces rencontres l’aident à rester calme en présence d’animaux familiers, même si l’envie de poursuivre reste là. Présentez-lui aussi la voiture, la ville et les visiteurs, pour qu’il s’y habitue sans crainte. Préférez des rencontres brèves et répétées, qui se terminent avant qu’il ne s’excite. Gardez-le en laisse courte lorsque vous croisez des chevaux ou des troupeaux en promenade, et récompensez-le chaque fois qu’il vous regarde.

Chasse ou pistage, il lui faut un travail pour son flair

Pour la chasse, le jeune chien se forme au contact du gibier, et le club de race organise des brevets sur le lièvre, le lapin, le chevreuil, le renard et le sanglier. Un chien « créancé » sur un gibier a appris à ne chasser que celui-là et à délaisser les autres voies. Sans chasse, la recherche d’objets, le pistage et les longues randonnées sollicitent son flair et l’aident à se dépenser. Pratiquez avec lui la cani-randonnée ou le canicross à allure modérée. En laisse, il tire volontiers dès qu’il flaire une odeur : arrêtez-vous, attendez qu’il revienne à votre hauteur, puis repartez.

L’alimentation du chien courant suisse

Ses besoins en énergie varient avec son activité et grimpent en saison de chasse, selon la durée et l’intensité de l’effort. Pesez-le régulièrement et surveillez sa silhouette, pour éviter aussi bien la prise de poids que l’amaigrissement.

Commencez par la quantité conseillée sur le sac pour son poids, puis ajustez-la : à la main, ses côtes doivent se sentir facilement sans être visibles. L’adulte reçoit en général deux repas par jour, et le chiot davantage. Les friandises de l’éducation comptent dans la ration du jour, et un chien qui prend du poids hors saison doit recevoir une ration un peu moins importante, sans que ses sorties soient écourtées. Les jours de chasse, servez le repas principal au retour, après un temps de repos, et emportez de l’eau pour lui.

Quelles croquettes choisir ?

Vérifiez d’abord que l’aliment est complet et adapté à son âge, puis comparez les protéines, les matières grasses et l’énergie apportée pour 100 g. En saison de chasse, un aliment plus énergétique, comme certaines croquettes pour chien sportif, peut couvrir ses besoins sans augmenter fortement la quantité servie. Hors saison, revenez à une ration d’entretien pour qu’il ne prenne pas de poids. Un chiot, lui, reçoit un aliment de croissance adapté à un chien de taille moyenne.

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Prix

Le sac de 12 kg coûte 75,90 €, soit environ 6,30 € le kilo.

Avis

Riche en poisson, cette recette apporte des oméga-3 et tire ses glucides de la patate douce et des légumineuses. Son taux de protéines a sa place dans la gamelle d’un chien actif, à condition de peser la ration.

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Son entretien

Un brossage rapide suffit à son poil court. Après chaque sortie dans la nature, vérifiez en revanche ses oreilles et ses pattes.

Un passage de gant par semaine, davantage pendant la mue

Passez généralement une fois par semaine un gant de toilettage en caoutchouc ou une brosse douce, pour retirer le poil mort et la poussière. Pendant les mues, des passages plus fréquents limitent les poils dans la maison. Ce moment permet aussi de repérer une tique ou une petite plaie cachée sous le poil.

Des bains rares, même après une sortie boueuse

Ne le baignez avec un shampooing doux pour chien que s’il revient très sale ou s’est roulé dans une charogne. Après une sortie boueuse, laissez sécher la boue, puis brossez-la avant de rincer les pattes à l’eau claire. Après un bain, séchez bien l’intérieur des pavillons, car l’humidité favorise les otites.

Pattes, coussinets et conduits auditifs à contrôler au retour

Au retour d’une sortie en forêt ou d’une journée de chasse, regardez l’intérieur des oreilles, les espaces entre les doigts et le dessous du ventre, où se logent épillets et tiques. Nettoyez ses oreilles avec une lotion adaptée quand elles sont sales, sans enfoncer de coton-tige dans le conduit. Vérifiez aussi les coussinets, que les ronces et les cailloux entaillent parfois, et raccourcissez ses griffes quand les chemins ne les usent pas assez. Retirez une tique dès que vous la repérez, avec un tire-tique, afin de réduire le temps pendant lequel elle reste fixée à la peau.

Un bilan vétérinaire avant l’ouverture de la chasse

Avant la saison, vérifiez avec votre vétérinaire que ses vaccins sont à jour, et faites en particulier le point sur la leptospirose, à laquelle l’exposent ses sorties dans les bois et près des points d’eau. Demandez-lui aussi quelle protection antiparasitaire utiliser contre les tiques et les puces pendant les périodes où il sort régulièrement en forêt.

Ses maladies fréquentes

La Société cynologique suisse n’a relevé à ce jour aucun problème de santé typique de la race, et nous n’avons trouvé aucune étude établissant une maladie héréditaire propre au chien courant suisse. Ce manque de données ne garantit pas la santé d’un chiot. Surveillez surtout ses oreilles et ses paupières, ainsi que les risques liés à ses sorties dans la nature : épillets, piroplasmose, leptospirose et blessures de chasse.

Les otites

Ses oreilles longues, tombantes et enroulées couvrent le conduit auditif, où la chaleur et l’humidité peuvent favoriser la prolifération des bactéries et des levures. Ces troubles restent toutefois peu fréquents chez lui : l’intérieur de ses oreilles porte peu de poils, et il travaille rarement dans l’eau. Une otite externe se signale par des secousses de tête, un grattage, une odeur ou un écoulement : consultez dès les premiers signes.

L’entropion et l’ectropion

Dans l’entropion, la paupière s’enroule vers l’intérieur et les cils frottent l’œil, alors que dans l’ectropion, elle bascule vers l’extérieur et laisse la muqueuse à nu. Un chien présentant l’un de ces défauts ne peut pas être confirmé, même après une opération. Si un œil pleure, reste plissé ou que le chien le frotte, consultez un vétérinaire.

Les épillets

Chien de chasse qui court les friches et les prés, il y rencontre beaucoup d’épillets, ces épis de graminées qui s’accrochent au poil et progressent dans l’oreille, les narines ou entre les doigts. Un chien qui secoue soudain la tête, éternue à répétition ou lèche une patte doit être examiné le jour même, avant que l’épillet ne s’enfonce.

La piroplasmose

Transmise par les tiques, nombreuses dans les bois et les broussailles où il chasse, la piroplasmose détruit les globules rouges. Fièvre, abattement, perte d’appétit et urines foncées imposent une consultation en urgence.

La leptospirose

La leptospirose, maladie bactérienne, se contracte au contact d’eau ou de sols souillés par l’urine de rongeurs, ce qui expose les chiens qui chassent près des mares et des rivières. Elle atteint surtout les reins et le foie. En cas de fièvre, de vomissements, d’abattement ou de jaunisse, consultez rapidement un vétérinaire.

Les plaies et les blessures de chasse

En chassant dans les ronces, les barbelés ou au contact d’un sanglier, il s’expose aux coupures, aux déchirures des oreilles et aux blessures profondes. Une plaie qui saigne abondamment ou une blessure au thorax impose une consultation en urgence. Une boiterie importante, persistante ou apparue après un choc justifie une consultation rapide.

Ses accessoires essentiels

Un chien capable de suivre une piste sur plusieurs kilomètres doit pouvoir être localisé, tenu et transporté en sécurité.

Un collier GPS pour le retrouver après la chasse

Un collier GPS pour chien de chasse indique la position du chien quand il suit une piste hors de vue. Ces dispositifs sont autorisés pour rechercher les chiens ou assurer leur sécurité, sauf prescription contraire du schéma départemental de gestion cynégétique. Pour la chasse au sanglier, un gilet de protection peut limiter la gravité de certaines blessures causées par les défenses. Hors saison, le GPS peut aussi être utile lors des randonnées en forêt. Un collier de couleur vive le rend en outre plus visible des autres promeneurs.

Une longe et un harnais pour les premières sorties

Fixée à un harnais bien ajusté, la longe laisse le jeune chien explorer pendant que vous travaillez le rappel. Préférez une matière facile à laver, comme le biothane, qui ne se gorge pas d’eau après une sortie dans l’herbe humide. Une médaille gravée à votre numéro, en plus de son identification obligatoire, peut faciliter son retour s’il se perd.

Une caisse ou une grille pour la voiture

Pour les trajets vers les territoires de chasse comme pour les vacances, installez-le dans une caisse fixée ou derrière une grille de séparation. Un chien libre dans l’habitacle peut être projeté lors d’un freinage brusque.

L’historique de la race

Le chien courant suisse descend de chiens de chasse élevés en Suisse depuis des siècles, et ses variétés régionales ont été regroupées en une seule race en 1933.

Des chiens de chasse suisses dès l’Antiquité

Une mosaïque romaine découverte à Avenches, dans le canton de Vaud, représente des chiens de chasse que le club français rattache aux lointains ancêtres de la race. Bien plus tard, entre 1475 et 1480, des ducs et des dignitaires ecclésiastiques de Milan demandaient des chiens courants élevés dans des monastères suisses.

Des chasseurs de lièvre prisés en France

Au XVIIIe siècle, les chasseurs français les faisaient venir pour la chasse du lièvre, réputée difficile, et le lièvre reste l’un des gibiers sur lesquels on les met au travail aujourd’hui.

Cinq types en 1882, quatre variétés depuis 1933

Rédigés en 1882, les premiers standards décrivaient cinq types régionaux. La révision de 1909 a constaté la disparition du courant de Thurgovie. Le 22 janvier 1933, un texte unique a regroupé les quatre variétés actuelles au sein d’une même race. Le standard en vigueur, publié le 28 novembre 2001, conserve ces quatre variétés.

Un type Saint-Hubert disparu, un cousin reconnu depuis 2004

Le chien courant du Jura a connu une ancienne variété de type Saint-Hubert, aujourd’hui disparue, dont le bruno du Jura actuel est distinct. En France, des chiens proches de cet ancien type sont élevés sous le nom de Bruno Saint-Hubert français, une race que la Centrale Canine reconnaît depuis le 1er janvier 2004. Le Club français des brunos et des chiens courants suisses suit les deux races, ainsi que le petit chien courant suisse.

Notre avis et nos recommandations

Le chien courant suisse reste avant tout un chien de chasse, destiné à un chasseur qui le fait travailler régulièrement. Il peut aussi vivre dans une famille sportive à la campagne, si elle accepte sa voix, le sort longtemps chaque jour et lui donne de quoi utiliser son flair. Pour une famille qui ne chasse pas et cherche surtout un chien facile à lâcher en promenade, il n’a pas le profil le plus simple.

Un bon choix pour la chasse à tir

C’est un chien de travail endurant, capable de chasser seul comme en meute. Choisissez un chiot dont les parents ont obtenu des brevets sur le gibier que vous chassez. Avant sa première saison, habituez-le aux trajets et au port du collier GPS, tout en continuant à travailler le rappel. Le club de race peut aussi vous orienter vers les épreuves adaptées à son âge.

Un mauvais choix si votre chien doit rester seul toute la journée

Bavard, il risque de hurler pendant vos absences, ce qui peut vite lasser les voisins. En ville, où les occasions de courir librement sont plus rares, il peut aussi être difficile à gérer comme premier chien. Un jardin, même grand, ne remplace pas les sorties. Si vous travaillez loin de chez vous toute la semaine, une race plus casanière vous posera moins de difficultés.

L’élevage compte plus que le chiot

Voyez les parents à l’œuvre si vous le pouvez : leurs aptitudes au travail et leur caractère donnent quelques indications sur ce que le chiot pourra développer. Privilégiez un éleveur qui inscrit ses portées au LOF, vous montre les éventuels examens de santé de ses reproducteurs et répond franchement à vos questions sur leur tempérament. Demandez aussi comment les chiots ont été habitués aux bruits de la maison et aux manipulations. Le club de race propose également des chiens à placer, pour ceux qui préfèrent adopter un chien déjà adulte.

Les documents à demander avant de repartir

Seuls les chiots âgés de plus de 8 semaines peuvent être cédés, et ils doivent être identifiés. Le jour du départ, repartez notamment avec l’attestation de cession, le document d’identification et un certificat vétérinaire établi depuis moins de 3 mois. Vous devez recevoir le certificat d’engagement et de connaissance au moins 7 jours avant la cession, et le signer. Depuis le 3 juillet 2025, la mère du chiot doit en outre vous être présentée physiquement par l’éleveur. Pour un chiot inscrit au LOF, demandez son certificat de naissance : l’inscription ne devient définitive qu’après la confirmation, une fois le chien adulte.

FAQ

D’où vient le chien courant suisse ?

De Suisse. Ses variétés portent le nom de leur région d’origine : Berne, le Jura, Lucerne et Schwyz. La race est classée parmi les chiens courants de taille moyenne, avec épreuve de travail.

Quelle taille fait un chien courant suisse adulte ?

Le mâle mesure de 49 à 59 cm au garrot et la femelle de 47 à 57 cm. La FCI ne fixe pas de poids, mais un adulte pèse en général entre 18 et 23 kg.

Combien coûte un chien courant suisse chaque année ?

Le club de race estime son entretien entre 1 200 et 2 000 € par an, en comptant une alimentation de qualité pour chien actif, les soins vétérinaires de prévention et une assurance de responsabilité civile pour la chasse. Si vous chassez, l’assurance obligatoire du chasseur couvre aussi, à la chasse, la responsabilité civile du fait de vos chiens. Une assurance pour chien de chasse, facultative, peut couvrir une partie de ses frais vétérinaires selon le contrat. Comparez surtout les plafonds de remboursement en cas d’accident.

Quelle est l’espérance de vie d’un chien courant suisse ?

Les données suisses disponibles donnent un âge moyen au décès d’environ 11 ans pour les chiens de cette race recensés entre 2016 et 2020, un peu moins que la moyenne de l’ensemble des chiens du pays.

Le chien courant suisse peut-il vivre en appartement ?

C’est déconseillé. Ses aboiements et ses hurlements passent mal entre voisins, et il a besoin de courir chaque jour. En logement collectif, un chien plus calme et moins bavard sera plus simple à vivre.

Peut-on avoir un chien courant suisse sans chasser ?

Oui, si de longues sorties, du pistage ou de la course à allure régulière prennent le relais de la chasse. Son instinct de poursuite reste présent : même avec un bon rappel, choisissez des endroits sûrs, loin des routes, et gardez la longe dès que vous avez un doute. Le pistage ou le mantrailing, pratiqués en club, lui donnent un travail de flair encadré, sans gibier.

Quelle variété de chien courant suisse choisir ?

Les quatre variétés se distinguent par leur robe : la FCI ne leur attribue ni taille ni caractère différents. Le bruno du Jura est de loin la variété dont on voit le plus de portées en France, ce qui raccourcit l’attente d’un chiot, alors qu’un bernois, un lucernois ou un schwytzois demande souvent de patienter. Choisissez d’abord un élevage, puis la couleur.

Quelle différence entre le chien courant suisse et le petit chien courant suisse ?

Le petit chien courant suisse est une race distincte et plus petite : 35 à 43 cm au garrot pour le mâle, 33 à 40 cm pour la femelle, avec 2 cm de tolérance. Très rare en France, il comptait 9 inscriptions au LOF en 2025. On le trouve dans les mêmes quatre variétés de couleur. Son club français est le même que celui du chien courant suisse.

Le bruno du Jura et le Bruno Saint-Hubert français sont-ils la même race ?

Non. Le bruno du Jura est l’une des quatre variétés du chien courant suisse, alors que le Bruno Saint-Hubert français est une race française distincte, reconnue par la Centrale Canine. Leurs robes se ressemblent, mais le second ne doit présenter aucune tache blanche au poitrail.

Le chien courant bernois est-il un bouvier bernois ?

Non. Ils ne partagent qu’un nom de canton : le premier est un chien de chasse, tandis que le second, bien plus lourd, a été sélectionné pour le travail à la ferme et le trait.

Le chien courant suisse perd-il ses poils ?

Oui, toute l’année et davantage pendant les mues, comme la plupart des chiens à poil court. Un passage de gant régulier en réduit la quantité dans la maison, et une perte de poils soudaine ou par plaques mérite un avis vétérinaire.

Un allergique peut-il vivre avec un chien courant suisse ?

C’est risqué, car aucun chien n’est totalement hypoallergénique. Les allergènes proviennent surtout des squames, mais aussi de la salive et de l’urine. Un poil court n’y change rien. Passez du temps avec des chiens adultes de la race avant de vous décider.

De combien d’exercice le chien courant suisse a-t-il besoin ?

D’au moins une longue sortie par jour, à pied, en courant ou sur une piste, en plus des sorties hygiéniques. À l’aise en randonnée et en pistage, il supporte mal les journées d’inactivité. Deux tours du pâté de maisons en laisse ne lui suffisent pas. Pendant la saison de chasse, ses jours de repos comptent aussi.

Le chien courant suisse s’éduque-t-il facilement ?

À la maison, oui : sensible et facile à diriger, il apprend vite avec des récompenses. Le rappel en présence d’une odeur reste la principale difficulté, et il se travaille pendant des mois, avec une longe, avant la moindre sortie en liberté hors d’un terrain clos.

Un chien courant suisse peut-il cohabiter avec un chat ?

C’est possible s’il le côtoie depuis son arrivée, sous surveillance pendant les premiers mois. Prévoyez pour le chat des endroits où se réfugier, et placez ses ressources hors de portée du chien au début. Un chat inconnu croisé dehors risque de déclencher une poursuite, et les lapins ou les volailles de la maison y sont encore plus exposés.

Faut-il de l’expérience pour adopter un chien courant suisse ?

Mieux vaut en avoir, car son indépendance sur une piste et sa voix compliquent la vie d’un premier maître. Un chasseur débutant peut s’appuyer sur le club de race.

Un chien courant suisse est-il dangereux ?

Envers les humains, il se montre doux et docile, et un chien agressif ne peut pas être confirmé, mais son comportement dépend aussi de son éducation et de sa socialisation. Son instinct de poursuite demande surtout de la vigilance avec les chats, les volailles et les petits animaux qui fuient.

Faut-il un permis de détention pour un chien courant suisse ?

Non. Il ne relève d’aucun des types visés par l’arrêté du 27 avril 1999, qui liste les chiens de première catégorie et de deuxième catégorie, les seuls soumis à ce permis.

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